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 Publié le 27 février 2006

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Affaire Ilhan : l’aveu officiel et suite de l’enquête

Affaire Ilhan : l’aveu officiel et suite de l’enquête

Alors que les enquêteurs avaient écarté l’hypothèse du crime antisémite dans l’histoire du meurtre du jeune Ilan, voilà que lors du traditionnel dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), suite aux agitations médiatico-politiques évoquant sous tous les angles l’éventualité du crime antisémite, la juge d’instruction annonce retenir le caractère raciste du crime.

Cela ferait suite à l’aveu d’un des suspects qui aurait affirmé s’en être pris à Ilan parce que "étant juif il était certainement riche et que sa communauté était riche et pouvait payer".

- Je voudrais rappeler au passage la triste affaire du procès d’Outreau où la pression médiatico-politique a poussé un autre juge à bâcler une enquête sur la base d’aveux construits de toutes pièces.

- Je voudrais aussi rappeler l’affaire du RER D où la mythomanie ambiante a poussé une jeune fille à accuser d’antisémitisme à tort et à grand renfort médiatico-politique des jeunes Noirs et Arabes.

Ces deux affaires à elles seules devraient pousser les hommes et femmes responsables à faire preuve de plus de retenue.

Mais le motif retenu pour assimiler ce crime à un acte à caractère raciste ["étant juif il était certainement riche"] est un remarquable aveu : "Un crime à motivation économique à l’encontre d’un individu appartenant à un groupe spécifique est assimilable à du racisme envers ce groupe spécifique".

Alors pourquoi ceux-là mêmes qui soutiennent cette agitation médiatique se délectent-ils tant à affirmer que ledit "commerce" triangulaire, la traite transatlantique et l’esclavage d’un groupe spécifique, en l’occurrence les Noirs, constituent "peut-être" un Crime Contre l’Humanité mais sur des motivations uniquement économiques. Selon eux, ce Crime ne revêtirait pas un caractère raciste et ne serait donc pas un génocide.

Et pourtant, ce Crime Contre l’Humanité à motivation économique était bien dirigé contre un groupe spécifique, en l’occurrence contre les Noirs. Bien plus, il était NOURRI par une idéologie raciste à l’encontre des Noirs. Pour preuve de ce racisme, il suffit de se rappeler que si la question de la mise en esclavage des peuples dits Indiens d’Amérique a donné naissance à des débats économico-religieux (cf. Las CASAS) [ils n’ont pas été épargnés pour autant, ils ont été MASSIVEMENT décimés par les "bienfaits de ladite civilisation"], la mise en esclavage des Noirs était justifiée voire recommandée par les autorités religieuses de l’époque [il n’y avait pas séparation de l’Eglise et de l’Etat].

Cet aveu appuyé par les plus hautes autorités de l’Etat doit s’accompagner de mesures concrètes vis à vis de tous les révisionnistes qui nient impunément le génocide des Noirs perpétré lors du Crime Contre l’Humanité que constituent la déportation et l’esclavage des Noirs. Autrement, la population Noire ne manquera pas de noter que la politique officielle continue de la discriminer selon "deux poids, deux mesures".

Paris, le 21 janvier 2006

Gilbert Léonard

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