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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 19 décembre 2008

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Affaire Mubage : L’origine impérialiste du Choléra au Zimbabwe

La vaste campagne médiatique anti-Mugabe orchestrée par l’impérialisme occidental, prend la forme d’une dénonciation des conditions sanitaires au Zimbabwe. C’est l’occasion de revenir sur l’origine de cette condition sanitaire.

Affaire Mubage : L’origine impérialiste du Choléra au Zimbabwe

1- La propagande occidentale :

GENÈVE (AFP) — Le choléra, qui a fait 1.123 morts depuis son apparition en août selon un dernier bilan, continue de progresser au Zimbabwe où la situation "s’aggrave" dans certaines régions malgré de premiers signes d’amélioration près de la capitale, a estimé vendredi l’ONU.

Un total de 20.896 personnes malades ont été diagnostiqués au 18 novembre dans tous le pays, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). Le précédent bilan de l’ONU rendu public jeudi faisait état de 1.111 morts et de 20.581 malades.

La capitale Harare porte toujours le plus lourd fardeau, selon OCHA. Toutefois le nombre de 224 décès n’a pas évolué depuis la veille. Selon un épidémiologiste de l’OMS, de retour d’une mission sur place, la situation donne quelques signes d’amélioration près de la capitale.

"La situation sur le terrain diffère d’une région à l’autre. Elle semble apparemment s’améliorer dans la périphérie de la capitale Harare", a raconté Dominique Legros lors d’un point de presse.

"Mais, elle s’aggrave dans d’autres régions", a-t-il poursuivi s’alarmant particulièrement de l’état de nombreux hôpitaux, révélateur des difficultés des autorités à répondre à l’épidémie rampante.

"La situation dans les établissements de santé est tout à fait préoccupante. J’ai vu des hôpitaux vides, des sortes d’hôpitaux fantômes désertés par le personnel médical qui ne vient pas travailler", a décrit le docteur Legros.

Les médecins et infirmières qui ne parviennent plus à obtenir leurs salaires auprès des banques en rupture de billets, n’ont plus les moyens de payer leur ticket de transport jusqu’à leur lieu de travail, avait expliqué OCHA jeudi.

Depuis août, la maladie qui se transmet par les eaux usées ne cesse de progresser au Zimbabwe pour s’étendre à tout le pays et menacer ses plus proches voisins tel que l’Afrique du Sud. Les organisations internationales ont peiné à répondre aux besoins croissants de la population.

L’OMS a estimé toutefois que les choses vont dans la bonne direction : "nous faisons d’énormes progrès dans notre surveillance de la situation. Nous avons obtenu du gouvernement l’autorisation de faire remonter du terrain les informations, de manière à être alertés instantanément en cas de nouvelle épidémie. Jusqu’à la semaine dernière, le système de surveillance et d’alerte était trop lent", a expliqué M. Legros.

Ce système d’informations est crucial, a-t-il insisté car il permet d’adapter en conséquence l’aide humanitaire.

L’épidémie a mis en valeur le marasme social, économique et politique du pays gouverné depuis 28 ans par Robert Mugabe, qui s’accroche au pouvoir malgré une défaite historique de son parti aux législatives de mars.

2- La face cachée de l’impérialisme :

Le rôle de Wouter Basson dans la propagation à grande échelle de toutes sortes de maladies au sein des populations noires de l’Afrique du sud, n’a jamais fait l’objet d’une telle campagne médiatique bien que les faits reprochés se soient avérés être exacts, il a été remis en liberté !

Wouter Basson

Wouter Basson était médecin dans l’armée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d’une substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de l’anthrax, du choléra et fabriquait des enveloppes enduites d’anthrax !!

Il fabriquait des cigarettes à l’anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes noires. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.

Ses activités ne furent découvertes qu’en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l’apartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, d’escroquerie et de trafic de drogue.

C’est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d’apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs d’accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de l’Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l’usage de la torture par la police.

Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l’apartheid qui favorisait l’accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.

Pour en savoir plus :

Click 1...

Click 2 : Dr la Mort. Enquête sur le bio-terrorisme d’État en Afrique du Sud....

Click 3...

Ces mêmes armes, choléra, anthrax, virus x et y, furent utilisés à grande échelle durant la guerre de libération au Zimbabwe de 1960 à 1980, par les blancs pour anéantir les mouvements noirs luttant pour la liberté au Zimbabwé et contaminer les populations récalcitrantes.

Aujourd’hui, les média impérialistes, dans leur propagande anti-Mugabe, oublient un peu vite l’origine impérialiste des maladies graves qui ont touché le peuple zimbabwéen au cours de ces 30 dernières années.

Une enquête sur l’utilisation massive du choléra et de l’anthrax au Zimbabwé par les colons blancs aidés en cela par les puissances occidentales cohalisées aujourd’hui encore contre Mugabe (qu’il n’ont pu contaminer à cette époque) a été réalisé.

PDF - 3.1 Mo
Enquête sur l’utilisation du Cholera et de l’anthrax au Zimbabwe

En exclusivité, nous vous invitons à la parcourir, pour que la vérité des jeunes générations panafricaines, illumine leur jugement.

Seule l’Afrique, en connaissance de cause, a le doit de juger l’Afrique !

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Références bibliographiques:

Aucune.

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