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par admin ©

 Publié le 22 octobre 2005

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Analyse des écrits de Voltaire.

Personnage étudié à l’école et présenté comme un grand penseur, Voltaire n’était qu’un raciste de plus de son temps.

Analyse des écrits de Voltaire.

- Par Djibril Chimere DIAW

Je voudrais revenir sur le cas de Voltaire qui était (qui est ?) au programme des classes de seconde au Sénégal ( Candide).

Il est présenté comme le chantre de la tolérance .Les descriptions racistes des Noirs qu’il fait dans "Candide" sont qualifiées d’ ironique et le tour est joué .

Écrivain et philosophe français, Voltaire, de son vrai nom François Marie Arouet, est né le 21 novembre 1694 à Paris. En 1746, il fut admis à l’Académie française en 1746 et mourut en 1778 à Paris.

Voltaire serait en fait l’anagramme de Arouet LJ (Le Jeune) en lettres anciennes où J s’écrit I et U s’écrit V, AROVET LI donne VOLTAIRE.

Une étude lui a été consacré sur ce Site : http://www.contreculture.org/Voltaire.html

Je vous reproduis l’étude .Elle est longue mais sa lecture vaut la peine .

Voltaire

"Mais qu’est-ce donc que Voltaire ? Voltaire, disons-le avec joie et tristesse, c’est l’esprit français". (Victor Hugo. "Shakespeare")

Il est commun de considérer que l’antisémitisme moderne prend sa source dans le christianisme. Les chrétiens accusent le peuple juif d’être responsable de la mort de Jésus-Christ. Cet antisémitisme trouve évidemment sa limite en lui-même. Le christianisme est issu du judaïsme, et l’antisémitisme chrétien ne peut donc être absolu. Sinon il se retournerait contre lui-même. A propos de la Shoah, certains auteurs ont d’ailleurs montré que l’antisémitisme nazi est d’une autre nature que l’antisémitisme européen traditionnel. Léon Poliakoff a pointé l’origine de l’antisémitisme nazi dans la philosophie des Lumières.

Le racisme des Lumières :

Le texte le plus éclairant à ce sujet est l’Essai sur les Mœurs et l’esprit des Nations, de Voltaire (1756). Par rapport au Traité sur la Tolérance qui est un texte très court, cet ouvrage est monumental. Il occupe des centaines de pages, ce qui révèle son importance dans la pensée, dans l’œuvre et dans les préoccupations du philosophe. La thèse centrale de Voltaire est la perversité de la religion chrétienne à travers l’histoire, et plus particulièrement du catholicisme. Cette thèse passe par plusieurs démonstrations, mais en particulier les deux suivantes :

1 - L’enseignement chrétien est fondé sur des erreurs. Ainsi, l’idée que tous les hommes sont issus d’un même père et d’une même mère, Adam et Eve, est fausse. Les races humaines n’ont rien à voir entre elles. Elles ont des origines différentes.

2 - La religion chrétienne est mauvaise dès le départ. En effet, elle prolonge la religion juive, qui est celle d’une nation odieuse et ennemie du genre humain. La religion chrétienne a hérité des tares du judaïsme.

L’adhésion au christianisme fixait les limites de l’antisémitisme, et la théorie de l’ancêtre commun fixait les limites du racisme. Voltaire brise les limites, et donne à la xénophobie une puissance nouvelle, se revendiquant de la Raison. Pressentant néanmoins la catastrophe à laquelle pouvait mener une telle logique, Voltaire élaborera l’antidote sept ans plus tard, dans son Traité sur la Tolérance, sans revenir réellement sur sa haine du catholicisme et du judaïsme. De toutes façons le mal était fait. Il s’épanouira dans le totalitarisme du XXème siècle et se prolonge aujourd’hui.

Plutôt que de commenter l’Essai sur les Mœurs, je conseille à chacun de lire l’ouvrage. Il n’est pas facile à trouver, sauf dans des versions expurgées, les éditeurs rectifiant sans scrupule les écrits d’un personnage emblématique de la culture française.

Même la bibliothèque nationale française publie, sur Internet, une version expurgée de l’Essai sur les mœurs (site bnf.gallica.fr). Si l’on veut échapper à ceux qui recomposent le passé, il faut chercher des éditions anciennes dans les bibliothèques, chez les bouquinistes ou sur les sites d’enchères. Les quelques citations ci-dessous donnent une idée de la violence et de la conviction du propos. Des considérations du même calibre émaillent l’ouvrage par centaines. Celles qui sont livrées ici sont extraites de l’édition de 1805 (Imprimerie Didot). Pour ceux qui souhaitent effectuer des vérifications, j’ai indiqué le tome et la page. J’ai conservé l’orthographe et la ponctuation de l’édition.

-  A propos des races humaines :

"Des différentes races d’hommes...

Ce qui est plus intéressant pour nous, c’est la différence sensible des espèces d’hommes qui peuplent les quatre parties connues de notre monde.

Il n’est permis qu’à un aveugle de douter que les blancs, les nègres, les Albinos, les Hottentots, les Lappons, les Chinois, les Américains soient des races entièrement différentes.

Il n’y a point de voyageur instruit qui, en passant par Leyde, n’ait vu une partie du reticulum mucosum d’un Nègre disséqué par le célèbre Ruysch. Tout le reste de cette membrane fut transporté par Pierre-le-Grand dans le cabinet des raretés, à Petersbourg. Cette membrane est noire, et c’est elle qui communique aux Nègres cette noirceur inhérente qu’ils ne perdent que dans les maladies qui peuvent déchirer ce tissu, et permettre à la graisse, échappée de ses cellules, de faire des tâches blanches sous la peau.Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses.

Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un noir et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une noire.

Les Albinos sont, à la vérité, une nation très petite et très rare ; ils habitent au milieu de l’Afrique : leur faiblesse ne leur permet guère de s’écarter des cavernes où ils demeurent ; Cependant les Nègres en attrapent quelquefois, et nous les achetons d’eux par curiosité.

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VOLTAIRE

Prétendre que ce sont des Nègres nains, dont une espèce de lèpre a blanchi la peau, c’est comme si l’on disait que les noirs eux-mêmes sont des blancs que la lèpre a noircis. Un Albinos ne ressemble pas plus à un Nègre de Guinée qu’à un Anglais ou à un Espagnol. Leur blancheur n’est pas la nôtre : rien d’incarnat, nul mélange de blanc et de brun ; c’est une couleur de linge ou plutôt de cire blanchie ; leurs cheveux, leurs sourcils, sont de la plus belle et de la plus douce soie ; leurs yeux ne ressemblent en rien à ceux des autres hommes, mais ils approchent beaucoup des yeux de perdrix. Ils ressemblent aux Lappons par la taille, à aucune nation par la tête, puisqu’ils ont une autre chevelure, d’autres yeux, d’autres oreilles ; et ils n’ont d’homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. Tels sont ceux que j’ai vus et examinés. " Tome 1, pages 6 à 8

- "Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l’Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps." Tome 1, page 11

- "La même providence qui a produit l’éléphant, le rhinocéros et les Nègres, a fait naître dans un autre monde des orignaux, des condors, des animaux a qui on a cru longtemps le nombril sur le dos, et des hommes d’un caractère qui n’est pas le notre." Tome 1, page 38

- " Les blancs et les nègres, et les rouges, et les Lappons, et les Samoïèdes, et les Albinos, ne viennent certainement pas du même sol. La différence entre toutes ces espèces est aussi marquée qu’entre un lévrier et un barbet." (Tome2, page 49)

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