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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 22 août 2005

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Colloque International Kamit 2005 : Compte rendu du Panel n°1

Thématique : Les enjeux de la transmission de la mémoire historique dans la famille.

Colloque International Kamit 2005 : Compte rendu du Panel n°1

Compte rendu réalisé par les étudiants de l’Institut Africamaat.

Compte rendu PANEL n°1

Intervenants : JeanPhilippe OMOTUNDE, enseignant à l’Institut Africamaat, Kinvi LOGOSSAH, économiste et enseignant, membre du cercle Samory NIZESETE, professeur d’histoire à l’université de NGaoundéré (Afrique)

Modérateur : Ze BELINGA

Compte rendu : Réalisé par les étudiants de l’Institut Africamaat.

« Les enjeux de la transmission de la mémoire historique dans la famille kamite »

Introduction : trois concept clés abordés lors du colloque

. l’afrocentricité : les Africains et sa diaspora doivent se centrer sur eux même,

. l’éducation : sans transmission ni connaissance de son passé, l’évolution est impossible,

. la famille : instance de socialisation sacrée.

Dans le cadre de la globalisation, la représentation de l’être humain qui ne met en valeur que les principes occidentaux, ne nous (africains et diasporas) permettent pas de nous y retrouver. La télévision notamment, le 1er vecteur de communication, offre un contexte difficile pour la transmission de la mémoire aux enfants de la diaspora africaine.

1ère intervention : le professeur Nizesete dirige le département d’histoire au Cameroun.

Question fondamentale : comment enseigner l’histoire en tant que discipline en Afrique ?

L’histoire est vue comme une matière rebutante, et pourtant c’est un formidable outil de développement.

En analysant les quatre mots clé du thème (enjeux/transmission/ famille kamite/mémoire), on en déduit :

- l’histoire joue un enjeu majeur dans le développement de l’Afrique qu’il faut mettre en avant,

- la transmission est un élément essentiel pour la survivance d’une civilisation,

- chaque famille kamite se reconnaît une ascendance commune,
- la mémoire est nécessaire pour se souvenir des faits exacts, car l’oubli c’est la mort d’un peuple.

Comment attirer les faveurs des parents par rapport à l’histoire ? C’est une matière qui est choisie par les étudiants par défaut. Quant aux préjugés vis-à-vis de l’archéologie, c’est encore pire ! Or l’Afrique a besoin de son histoire. Il est normal en France ou en Angleterre d’aller visiter le Louvre ou le British Museum. Les visiteurs puisent leur inspiration dans les productions de leurs ancêtres, et le drame de l’Afrique se trouve dans l’absence de patrimoine historique visible qui puisse inspirer les jeunes générations. En Afrique, et plus particulièrement, il existe des département d’Histoire, mais quel enseignement prodiguer ?

Les programmes ont été retouchés et ne dispensent plus que l’histoire coloniale. Par ailleurs, l’Afrique manque cruellement de chercheurs et de professeurs intègres. L’histoire évolue et nécessite de nouveaux ouvrages. Il serait nécessaire de travailler sur 4 thèmes :

- Protestation contre l’Afrique sans histoire, sans contribution à l’histoire de l’humanité, contre son irrationalité, contre son asservissement,

- contestation de la naissance de l’histoire à partir de l’invention de l’écriture grecque/latine,

- attestation de la représentation de l’histoire à travers diverses formes, comme l’oralité.

Depuis C. Anta Diop, nous savons que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Les enjeux psychologiques sont importants notamment pour la jeunesse africaine. l’Afrique a cessé de contrôler la transmission de son savoir historique. Depuis le XIVème siècle, l’Europe met l’Afrique à la traîne. Toute autorité morale est reniée à l’Afrique. Sur le plan politique, les royaumes d’Afrique ont connu des bribes de démocratie ; l’Afrique disposait d’une organisation sociétale, économique et d’un système d’agriculture/élevage développés qui ont été cassés par les razzias et les invasions. l’Afrique pratiquait une religion ! Il est temps de prendre conscience et ensuite d’agir en ce sens. l’histoire est le ciment pour la construction de l’Afrique. Chaque personne a quelque chose à tirer de ce passé pour éviter les complexes.

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Références bibliographiques:

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