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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 22 août 2005

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Colloque International kamit 2005 : Compte rendu du Panel n°2.

La femme dans la tradition ancestrale africaine...

Colloque International kamit 2005 : Compte rendu du Panel n°2.

Compte rendu réalisé par les étudiants de l’Institut Africamaat.

Compte rendu PANEL 2

Intervenants : Mubabinge BILOLO, écrivain Sylvia SERBIN, écrivain et auteur de « Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire », RenéLouis Etilé PARFAIT, enseignant à l’institut Africamaat

Moderateur : Christian KOTTO

Compte rendu : Réalisé par les étudiants de l’Institut Africamaat

« La femme dans la tradition ancestrale africaine »

1ère intervention : Mubabinge Bilolo

L’émancipation de la femme est le problème qui concerne les femmes du monde et notamment de l’Afrique. Néanmoins, avant l’émancipation, il faut se poser la question de l’idéal que se fixent les femmes. De nos jours, les Européens sont les seuls qui financent les programmes d’émancipation féminine.

Les femmes ne peuvent chercher leur idéal auprès des hommes, si ces mêmes hommes les maltraitent. La brutalité n’est pas un critère de supériorité, sauf si la victime n’a pas conscience de sa valeur. Par ailleurs, la femme doit se définir et non se laisser définir par l’homme. Sa contribution est depuis longtemps éludée car l’Occident est masculinisé dans tous les domaines de la vie, la langue, la religion, l’économie, l’église...

Or cette dictature de l’homme est choquante pour l’Afrique Maâtique, puisque la femme est considérée comme un élément surajouté dans la création du monde. L’objectif de son existence était au départ d’agrémenter la vie du mâle. Dans la philosophie de la Maât au contraire, la femme et l’homme naissent ensemble et en même temps en tant qu’enfants de Dieu. Dans la société, la femme coorganise et cogouverne.

La femme et l’homme sont égaux et les différences sont respectées. Il est nécessaire de revenir sur les fondements de la Maât comme éthique de vie pour replacer la femme africaine au centre de l’organisation sociétale. Ces fondements appartiennent à la philosophie fondamentale de la société africaine. Cette philosophie se manifeste par différentes voies : la langue notamment, qui traduit un mode de pensée et une organisation sociale, et la religion qui régit la vie humaine. Dans les religions dites révélées, la place de l’Africain et surtout de l’Africaine est encore à déterminer !

Dans le cadre de la colonisation, les principes de la Maât ont fait place à la société machiste. Retrouver la Maât c’est retrouver la dignité de la femme africaine.

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Références bibliographiques:

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