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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 24 août 2005

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Colloque international Kamit 2005 : Compte rendu Panel n° 5

L’Afrique pharaonique comme modèle éducatif dans le cadre familiale

Colloque international Kamit 2005 : Compte rendu Panel n° 5

René Louis ETILE : l’importance du nom Kamit à la lumière des textes pharaoniques.

Le nom d’un kamit dynamise le lien entre celui qui le porte et ses ancêtres. Le lien entre les vivants et les morts est ainsi actif en suivant la tradition des anciens égyptiens, la mort n’est pas une fin, mais le commencement. De cette interprétation de la temporalité, la famille kamite prend tout son sens à travers la métaphore de la mort comme un retour dans les bras maternels (un endroit de paix).

En écriture hiéroglyphique, le graphème de mère est identique à celui de la mort, seul diffère le déterminatif : la hache pour la mort et la femme pour la mère.

De la mort un kamit y voit une transformation. Si l’on compare l’enseignement kamit à partir de la bible et du coran l’être est composé de 7 éléments, dans les textes égyptiens il est fait de 9 éléments :

- 1 le Khat : enveloppe charnelle putride et corruptible car l’homme dépend de ses pulsions

- 2 le Ba : l’âme protège les momies et les soustrait de l’inertie

- 3 l’IB : siège de la pensée

- 4 le Khaibit : ombre, force ontologique de l’homme assimilé au corps étrique, fantôme invisible

- 5 le Sekhem : force tient de la partie de l’être humain, c’est une force destructible

- 6 le Ka : la puissance magnétique en tout être vivant

- 7 le RM : le nom d’un individu homme ou femme, il révèle le sens caché

- 8 l’Akhou : esprit lumineux qui pénètre dans le domaine du Kâ

- 9 Sahou : partie spirituelle , c’est l’enveloppe de l’esprit , la parcelle de la divine raison qui permet de rentrer en contact avec la partie de l’être humain

L’être humain est une créature divine, il est une parcelle du grand créateur.

L’enseignement à Héliopolis, rendait compte d’une unicité du divin, par qui et au moyen de la bouche (création par le verbe) a conçu l’univers.

L’univers commence au début du verbe prononcé pour les Kamits, lorsque le soleil se lève au dessus des eaux. Le cycle perpétuel est indissociable de l’être, il y a de cette conception de la temporalité, la compréhension qu’une évolution spirituelle est inhérente au parcours de l’individu sur terre.

Une évolution perceptible selon deux modes :

- 1) Les rituelles sacrés

- 2) la morale

Dans les textes sacrés des pyramides des rois des V ième et VI ième dynastie, les prières acquièrent de l’importance en ce qu’elles rendent effectives l’objet invoqué. Le nom des choses possède une force créative, indubitablement lié à la puissance qui la fait naître.

Ainsi, un nom écrit en signe et les mots désignant les choses représentent l’essence divine qui les compose, il devient à la lecture de son phonogramme invoqué, un processus ontologique. Les anciens sages, appelaient les hiéroglyphes : parole de dieu MEDOU NETCHER.

Par conséquent, un nom donné à la naissance est une fois dit, la formulation de l’essence particulière de l’individu . Chaque nom est le prototype du logos démiurge RA= bouche en action. Un lien, qui s’il venait à disparaître, dés lors qu’un nom est ignoré dans un environnement, constituerait un châtiment qui a pour effet la perte de l’individualité.

L’on retrouve ce précepte de préserver son nom de la destruction dans le livre : « le moyen de dominer Apopis » Le serpent Apopis (ennemi de l’ordre cosmique) qui doit être dominé par l’homme dès la prononciation des conjurations magiques par lesquelles graduellement la destruction de son nom s’opère, produisant son anéantissement.

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Références bibliographiques:

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