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Coopération ernergétique entre l’Afrique du Sud et le Venezuela
Relations sud-sud : Caracas et Pretoria lancent une "coopération stratégique"
PRETORIA - Les présidents sud-africain et vénézuélien Thabo Mbeki et Hugo Chavez ont lancé mardi à Pretoria une ère de "coopération stratégique" qu’ils veulent transformer en moteur dans les relations sud-sud.
"Nous voulons donner à cette relation un caractère profondément stratégique" , a déclaré M. Chavez devant la presse à Pretoria, après avoir signé avec son homologue sud-africain un accord-cadre jetant les bases d’une coopération bilatérale privilégiée.
"La prétention d’imposer au monde entier un seul point de vue a échoué. Le monde bipolaire a été terrible pour le Tiers-monde" , a-t-il ajouté, appelant les pays du sud, notamment ceux d’Afrique et d’Amérique latine, à travailler ensemble pour tracer leur "propre futur".
Mardi, une série d’accords ont été signés, notamment dans les secteurs de l’énergie pétrolière, lors de la première visite d’État du président vénézuélien dans le pays.
Ces ententes vont s’élargir d’ici la fin de l’année aux télécommunications, mais aussi aux arts ou la culture, a expliqué son homologue sud-africain.
La coopération entre les deux pays, "essentielle dans le cadre d’un renforcement des relations sud-sud" , finira par toucher "tous les aspects de l’existence humaine", a poursuivi M. Mbeki.
Les accords signés mardi démontrent "l’attention portée aux aspects pratiques d’un renforcement de cette relation", selon lui.
Ils "montrent que nous pouvons bâtir une relation qui soit dans notre intérêt mutuel" et qui ait "un impact profond sur les relations entre pays du sud", a continué l’instigateur de la "Renaissance africaine" , qui prône la réappropriation par le continent de ses ressources et de ses politiques.
D’ores et déjà, le président Chavez a invité la compagnie pétrolière publique sud-africaine PetroSA à participer "immédiatement" à l’exploitation des réserves de la région d’Orenoco, que Caracas entend développer par le biais d’entreprises mixtes sous contrôle de l’Etat.
L’Afrique du Sud dispose de son côté de grandes capacités de raffinage, dont une partie pourrait recevoir le brut vénézuélien, a-t-il dit.
Le Venezuela, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), produit 3,3 millions de barils par jour, dont plus de 2,7 millions sont exportés, et cherche à attirer les investissements tout en gardant le contrôle de l’exploitation.
Chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, le dirigeant socialiste a lancé une politique de nationalisation des secteurs stratégiques comme le pétrole, l’électricité, la téléphonie ou les banques. Il dénonce "les investissements empoisonnés" des investisseurs étrangers privés qui "pillent" les ressources des pays du sud.
L’Afrique du sud, première économie du continent, voit quant à elle sa croissance menacée par une crise énergétique sans précédent.
Sa production d’électricité, largement dépendante du charbon, ne parvient plus à répondre à la demande, au point que de sévères coupures, début 2008, ont contraint les mines d’or, principale source de richesse du pays, à fermer provisoirement des puits.
"Aujourd’hui, a déclaré M. Chavez à Pretoria, nous sommes plongés dans une crise terrible partout dans le monde : une crise alimentaire, une crise énergétique, une crise morale. C’est une crise systémique" .
Les pays pauvres "ne pourront se développer complètement que lorsqu’ils seront libres", a-t-il martelé. "La révolution des fusils est passée. Une révolution démocratique est en marche".
M. Chavez a par ailleurs "exigé" des "excuses" des anciens pays colonisateurs pour les "terribles génocides" dont ont été victimes l’Afrique et l’Amérique latine en raison de la colonisation et de l’esclavage.
"L’Afrique a été victime du génocide le plus terrible de l’Histoire", a-t-il lancé. "En ceci, nous sommes frères, parce que nous avons connu un génocide semblable en Amérique latine" .
(©AFP / 02 septembre 2008 17h19)
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Une obsession nommée Hugo
Amérique Latine : Le Grand Monopoly energétique
Video : La révolution bolivarienne peut-elle être exportée en Afrique ?
Aucune.









