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De La nécessité de structurer la culture politique pour la renaissance de l’afrique noire
Par Damas KIGANAHE
L’état dans lequel se trouvent les pays de l’Afrique noire étale aujourd’hui une réalité devenue rebelle au déguisement : la recolonisation qui bat son plein. L’égocentrisme de certains pères de “l’indépendance” qui refusaient la moindre vision continentale pour mieux garder l’oeil rivé sur les richesses de leur pays vite confondues avec les leurs propres, augurait mal du lendemain des indépendances. Pourtant des voix inquiètes mais perspicaces ne manquaient pas : "« Nous sommes déjà parvenus au stade »", disait Nkrumah, "« où nous devons nous unir ou sombrer dans cet état où l’Amérique latine est devenue, contre son gré, la triste proie de l’impérialisme après un siècle et demi d’indépendance politique... [1]. »"
Si certains parmi nos aînés ne connaissaient pas suffisamment la nature profonde du colonisateur, d’autres, toujours éblouis par une indépendance hâtivement gratifiée à leur pays, ne voulurent rien entendre. Sauf les ambitions, les arrière-idées, etc., qu’ils décelaient facilement chez ceux qui redoutaient la face cachée de la compréhension forcée du droit des Africains à détenir leur destin. L’expérience tirée des lendemains des indépendances et des événements socio-politiques qui se sont abattus sur l’Afrique depuis, sans parler des temps que nous vivons, tout cela fait que nous sommes mal placés pour jeter la pierre à nos aînés dans la mesure où les réflexes politiques qui transcendent l’immédiat semblent toujours être hors de notre portée.
Un système de déconsidération quasiment immuable pèse sur nous les Africains. Mais jusqu’à ce jour pour beaucoup d’entre nous, dédaigner la solidarité de la nature la plus douteuse toujours prête à nous guider (pour mettre fin au mépris ?) relève du courage ! Les justifications ne manquent jamais. Pourvu que la voie permette d’arriver à des résultats immédiats. De consistance invariablement discutable. Et, surtout, ne pas déplaire... Toujours est-il qu’au-delà de la rhétorique, nous ne voyons nulle part une attitude africaine de sevrage par rapport aux éternels précepteurs spirituels du Nord. Bien que le désarroi de l’Afrique continue, lui, à nous défier ! Certaines situations montrent des "îlots de paix", vrais pré-carrés français, qui subissent brusquement la tourmente. Si ces îlots comprennent si tardivement que l’Afrique (ex) belge n’a pas voulu le sort qui est le sien, le fait devrait faire réfléchir...

Nous ne gagnons absolument pas, nous la Communauté Kamite, à nous laisser distraire par une littérature des mercenaires africains du statu quo au service de la Francophonie, de l’espace francophone, anglais ou autre. Leur seule raison de vivre est leur ego. Nous devons tirer les leçons des dégâts de l’égocentrisme, pour ne lui laisser guère de place cependant que le combat pour la Dignité du Nègre nous appelle. Nous ne pouvons édifier une Communauté viable sans rassembler les bonnes volontés. Dans mon entendement rassembler les bonnes volontés signifie structurer les apports sincères de toutes nos Soeurs et de tous nos Frères qui ont compris que notre destin ne se trouve que dans nos seules mains. Qui ont décidé de tenir en main leur destin. D’où la nécessité de structurer la culture politique conformément à la vision de la Communauté Kamite quant à la Renaissance de l’Afrique noire.
I. Diversion et dispersion comme finalité de l’intellect du Noir !
La conception, par la Race Blanche, des rapports interhumains table avant tout sur
l’infériorisation de la Race Noire. Nous n’avons plus besoin d’exemplifier ce qui est
devenu un constat quotidien. Le fait doit donc se dire sans craindre les sensibleries
des saintes nitouches et autres professionnels de l’anti-racisme. Il est tout à fait
légitime de penser qu’en certains temps le sentiment d’infériorité a été imposé sinon
inoculé au Noir. Mais que ce sentiment perdure sans l’acceptation du sujet, même en
invoquant la manipulation l’hypothèse d’imposition dudit sentiment chancelle et
devient finalement indéfendable. Vivre pour l’immédiat, souvent modeste somme
toute, et nullement pour la dignité, est une tendance de la catégorie dite des instruits.
Certes le fait est-il déplorable si pas angoissant. Mais telle reste la réalité.
Au risque de me voir accuser de raccourcis, force m’est de douter de la valeur même
des ressources spirituelles acquises et censées aider les Africains à relever les défis de
l’après-indépendance. Une réflexion doit éclairer ici complètement notre esprit :
l’assistance post-coloniale qui nous a envahis par son ‘humanisme’ ne nous tient pas----- indéfectiblement toujours par humanisme. Elle ne nous tient pas toujours dans le
‘droit chemin’, toujours par humanisme. Les "humanistes" ne veillent pas toujours
sur nous malgré eux. Mais bien pour que nous ne puissions jamais penser et agir
malgré eux. Et la réussite dépasse leurs attentes. Tenez ! À l’heure qu’il est :
des liens de coopération militaire ont été conclus entre le Royaume de
Belgique et la République Démocratique du Congo. Pour le Burundi, un
« attaché de Défense » belge fait partie du Corps de l’Ambassade de Belgique.
Sans doute parce que non seulement le Congo et le Burundi sont souverains
(ce que les responsables congolais et burundais répètent presque
instinctivement ! ), mais aussi et surtout parce que leur meilleure conception
de la coopération ne peut être qu’extracontinentale ...
des liens de coopération entre Parlement et Sénat, respectivement de la
République Démocratique du Congo, du Burundi, du Rwanda d’une part et
du Royaume de Belgique de l’autre, ont été conclus. Des consultations
renforcent ces liens. Dans le but avoué de « faire de la région des Grands Lacs un
espace de paix et de sécurité durable » [2]. La paix dans “l’Afrique belge” serait donc
au prix de l’abandon d’une souveraineté acquise auprès de la même Belgique
voici seulement près d’un demi-siècle !
the last but not the least, l’Enseignement. La coopération entre les universités
la République Démocratique du Congo, du Burundi, et les universités belges
existe. Elle est connue. Ce qui est moins connu est que le Burundi a été jusqu’à
demander du personnel pour l’enseignement en provenance de la Belgique
...jusqu’au niveau primaire [3] ! Nous ne nous souvenons pas que la Belgique
découragé le « service civique obligatoire » au Burundi, mis en place par
Gouvernement burundais dès 1997, qui n’était donc un mystère
personne. Il consistait à former des jeunes pour tuer leurs compatriotes.
Sans la dispersion des facultés des Noirs, sans la diversion à laquelle ils se prêtent aisément comme s’ils ne leur restait plus que cela comme espoir, la recolonisation ne compterait pas sur de telles prouesses. Mais les spécialistes de « l’Afrique belge » semblent définitivement convaincus que nos préoccupations portent sur l’immédiat.
II. Structurer la culture politique : un impératif pour la Communauté Kamite !
Au moment où une partie de l’Afrique qui se croyait îlot de paix grâce à la France se
réveille dans les douleurs qu’elle croyait réservées à l’Afrique Centrale en général et à
la Région des Grands Lacs en particulier, Ivoiriens et Togolais ont peut-être pensé à
être parmi ceux qui veulent « unir les efforts » afin de voir une autre Afrique. J’ose
espérer que d’aucuns ne tablent pas sur le fait de crier, donner la voix mieux que
d’autres ne l’ont fait. Car pour espérer changer les procédés, il me semble primordial
d’avoir compris les causes des souffrances qui ont traumatisé les autres. Qu’en est-il ?

Tabler sur le lobbying afro-américain est certainement une stratégie. Permettez-moi toutefois de douter de l’assise même d’une telle stratégie alors que, comme par le passé, la structuration de la culture politique par la Communauté Kamite au niveau de l’Afrique noire n’emballera sûrement pas tous. Surtout ceux qui continuent à penser que leur pays peut s’en sortir seul, et ont déjà flairé une stratégie sans égal ! Les bâtisseurs de la Communauté Kamite que nous voulons être devons avant tout repousser la facilité. Certaines considérations sont très faciles, très alléchantes. Telles que "les ennemis de nos ennemis sont nos amis". Une devise invariablement dépourvue de fondement en politique ; ne serait-ce que parce que « Dans la mesure où elle est liée à l’histoire, la politique comporte des fluctuations et des options, non des solutions. » [4] Tôt ou tard, les visions d’ « amis » finissent par n’être que des leurres, toujours dommageables car nécessairement inhibitrices. Des leçons n’en sont jamais tirées. Ainsi, des Africains se voulant panafricanistes n’apportent vraiment pas beaucoup au travail de la Renaissance de l’Afrique noire en croyant toujours devoir sonner l’alarme de "l’impérialisme français" chaque fois que la France agit brutalement pour maintenir l’obéissance dans son arrière-cour ou pré-carré, en Afrique. Exactement comme si aucune leçon d’aucune expérience ne les avait jusqu’ici convaincus que l’amitié dite "FranceAfrique" n’engage que les Nègres ! Que dis-je ? Il semble importer plus à nos Panafricanistes de réclamer de la considération à la France, que de se taire et se préoccuper d’une collaboration sincère entre Nègres ! On ne peut être convaincu de la justesse du mouvement panafricain, du devoir d’oeuvrer pour la Renaissance de l’Afrique noire et en même temps s’étonner (si pas regretter) que « l’impérialisme français qui fut naguère libéré du fascisme et du nazisme grâce aux sacrifices des [Africains], doit maintenant les faire assassiner par [des] dictateurs » ; ingratitude qui devient (seulement aujourd’hui ? ! ) « un mépris », « une trahison que les peuples africains n’accepteront jamais » [5] ! L’on devrait plutôt, à l’heure qu’il est, avoir définitivement eu la conviction que le Nègre ne doit plus se sacrifier que pour les siens. Il y a mieux à faire que se sacrifier pour en retirer le mépris. Nous devons rassembler les nôtres. Telle est la préoccupation de la Communauté Kamite.

Il n’en manquera sûrement pas qui s’empresseront d’accuser AfricaMaât de racisme. Nous avons des parades. Celle-ci, par exemple : « Le racisme politique correct dit qu’il ne faut jamais reprocher aux pays africains les pertes humaines résultant de leurs guerres civiles. » [6] Nous voilà rendus responsables de toutes les guerres qui détruisent l’Afrique noire. Sans la moindre hésitation ! Non ! Je refuse de penser que l’homme noir est né pour quémander la dignité toute sa vie durant. Les pleurs, les grincements de dents et les invectives des mécontents ne convainquent pas nécessairement du sevrage idéologique par rapport aux puissants. Le comportement de la France en Côte d’Ivoire ou au Togo peut être abhorré. Seulement aujourd’hui et par qui ! ? Par ceux des Africains qui attendaient de la France on ne sait quelle autre attitude ! D’où les plus lucides doivent se méfier de ceux des Africains qui sont passés maîtres dans l’art de se poser en victimes pour s’attirer la solidarité. Quitte à entraîner ceux qui s’interrogent encore, ou à distraire ceux qui cherchent les voies et les moyens en pensant réellement à l’Afrique noire ! Les pays qui font parler d’eux tant en Afrique Centrale qu’en Afrique de l’Ouest ontils compris que l’on ne peut s’en sortir seul en continuant à tabler sur ses seules réflexes politiques et ses richesses ? Un fait reste tout de même révélateur : accepter plus l’arbitrage des pays africains anglophones, donc frères, mais moins leur expérience politique (qui leur assure une stabilité politique relative) est une tendance qui remonte aux premiers années des indépendances africaines. Doit-elle perdurer ? La nécessité pour la Communauté Kamite de structurer la culture politique devient évidente. Notre Communauté doit, dès à présent, pouvoir distinguer très facilement les projets pensés dans l’intérêt de toute la Communauté des projets d’intérêts particuliers - et ce quelle que soit leur forme. Seule la capacité de la Communauté Kamite à maîtriser les problèmes politiques responsables du désarroi du Monde Noir et de l’Afrique noire en particulier permettra d’affaiblir le mercenariat politique, carte maîtresse de l’ennemi. Aucune communauté ne peut se renforcer en ayant de la compréhension pour la tendance de certains de ses membres à servir avec dévouement les autres communautés. Le monde réel a une loi implacable : on ne peut servir une autre communauté sans trahir la sienne. Il n’y a pas meilleure vérification de cette loi que l’état dans lequel l’Afrique est maintenue...
III. Quelques axes de réflexion pour structurer la culture politique kamite
C’est à dessein que j’ai d’abord parlé de l’Afrique des Grands Lacs, « de l’Afrique Belge » plus exactement. À sa situation géographique de centre de l’Afrique, s’ajoute celle, politique, d’épicentre des malheurs de l’Afrique. L’épicentre de l’instabilité du Continent, en tous cas. Une région qui ne s’est jamais libérée de la sujétion politique.
Nier que la tutelle politique s’y renforce reviendrait à nier l’éclat même du soleil.

Un demi-siècle de gesticulations indépendantistes peu convaincantes des élites n’ont donc pas empêché que la Belgique ait gardé son rôle. Le plus troublant c’est la
difficulté, même pour les plus clairvoyants d’entre nous, de savoir quand elle roule pour la France, pour les États-Unis, pour l’Union Européenne ou pour tout le monde
l’Afrique exceptée, bien entendu ! Un tel rôle ne peut échapper à la vigilance de la Communauté Kamite. Il fonde définitivement la nécessité de structurer la culture
politique kamite. Voici trois axes qui me semblent sous-tendre cette structuration :
1) Une attitude politique concertée, vis-à-vis de la Démocratie imposée à l’Afrique
surtout depuis la 16me Conférence des Chefs d’État de France et d’Afrique à la
Baule (19-21 juin 1990) ; démocratie qui a remplacé les dictatures militaires par la distribution d’ “élections « démocratiques » livrées clé en main”. Une démocratie
qui, dans les faits, s’oppose à la vraie responsabilisation des Africains, à leur
maturation politique. Une démocratie au but absolument peu avouable.
2) Le déblocage du carcan de la coopération, qui ne diffère en rien de la tutelle ; tant et si bien que toute tentative de coopération intra-africaine est toujours vouée d’avance à l’échec. Ici s’est ancré un obstacle au développement de l’Afrique noire.
3) La crédibilité : notre Communauté Kamite doit gagner haut la main (arracher) la
crédibilité politique. La maturation politique est le garant de la crédibilité. La
crédibilité politique est déterminante. La crédibilité refuse toute tutelle spirituelle.
Des priorités qui s’inscrivent dans ces axes devraient être répertoriées pour être
menées à bien dans la mesure des possibilités de notre Communauté. Ne serait-ce
que pour rester conséquente avec elle-même. Telles que :
la mise au point des moyens efficaces pour faire connaître la Communauté Kamite
en Afrique, à la jeunesse africaine en particulier. À cette fin, toute idée peut être utile.
la traduction en anglais ainsi qu’en deux ou trois langues africaines les plus parlées
ou les plus usitées (i. e. kiswahili pour l’Afrique de l’Est) des travaux les plus
porteurs de la Communauté Kamite. Sans parler de la traduction et/ou la
vulgarisation, dans ces langues, des travaux de Cheikh ANTA DIOP. Sommes-nous
conséquents avec nous-mêmes en nous plaignant des méfaits de l’espace
francophone tout en restant volontiers prisonniers de la langue française ?
les contacts et les concertations réguliers entre Africains francophones avec
anglophones d’une part et avec Afro-Américains, d’autre part. Après l’effort jugé
suffisant pour convaincre, les prétextes d’éloignement historique nous éviteront toute
perte de temps. Les centres de veille kamite contribueront à cette dynamique.
Ces trois priorités ne sont évidemment pas exhaustives. Je tiens également compte de la possibilité de me tromper. Auquel cas je ne demande pas mieux que les Soeurs et les Frères Kamites me corrigent honnêtement. Une chose est de considérer que l’erreur est humaine, pour corriger afin d’améliorer. Une autre, de clamer les titres académiques de Monsieur X ou Madame Y ; que Monsieur X a des fans qui le soutiendront mordicus quand bien même il se fourvoierait---.
On ne batit pas la communauté Kamite en mettant certains sur un piédestal afin de tromper la vigilance, jusqu’à nous suggérer de ne rien reprocher aux défaillants impénitents : "C’est une qualité de guerrier que de refuser son erreur, mais pas une quailté scientifique". Ces je-sais-tout peuvent-ils nous en citer beaucoup de cas historiques où un chef de guerre a triomphé des ennemis, non en s’avisant de corriger son erreur mais en s’entêtant jusqu’à mener ses troupes dans l’impasse ?
Non ! Les pseudo intellectuels doivent reconnaître que nous n’en sommes plus, nous Kamites, à rivaliser de subtilité et de sophisme. Les acrobaties intellectualistes ne doivent pas nous importer. Les Nègres douteux doivent savoir qu’il y a des limites à tout. Même au mimétisme : -... il y a tôt ou tard un jour pour l’épreuve de vérité, celle où il faut se trahir ou bien se battre. [7]" Pour ce combat de Kamite ce jour est proche s’il n’est déjà là.
Damas KIGANAHE
[1] Argumentation « tirée du document Sommet Cias/Gen./Inf. 36 » (B. Boutros-Ghali : l’Organisation de l’Unité Africaine, Armand Colin, Paris, 1969)
[2] Conférence des Présidents des Assemblées parlementaires du Burundi, de la République du Congo, du Rwanda et de la Belgique sur la Région des Grands Lacs, Bruxelles, 10 mai 2005.
[3] Bruxelles, émission « les Belges à l’étranger » du 30 mars 1997 : 08h15.
[4] Gaston Bouthoul. "Que sais-je ?" n° 1189. Sociologie de la Politique. P. U. F. 2nd édit. 1967 ; p.108
[5] www.africamaat.com : « Drame du Togo : l’impérialisme français a repris le haut du pavé », par Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS). Texte daté le 1er mai 2005.
[6] Courrier International du 21 au 27 novembre 1996 ; p.5
[7] Régis Debray, in Le Figaro du 4 mars 2005 ; p.12
Commentaires
- 19/07/2006 10:56 par dams
- 18/07/2006 23:27 par raheruur
- 1er/10/2005 20:06 par TEMOU (L.)
- 15/08/2005 21:46 par Malukai
- 9/08/2005 10:28 par Ma’ Toma
- 7/08/2005 12:05 par RAKOTO
- 3/08/2005 10:34 par Ma’Toma
- 26/07/2005 21:16 par APK
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- 15/07/2005 13:41 par MBOA
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