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 Publié le 11 novembre 2005

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Démystifier les ruses d’O. P. Grenouilleau...

Par Bu Suba Dana Lere. Tous les internautes n’ont pas le temps de lire en détail les inepties de O. P. Grenouilleau c’est pourquoi je continue ici après mon intervention dans "Les vautours de l’eurocentrisme et la traite"...

Démystifier les ruses d’O. P. Grenouilleau...


- Par Bu Suba Dana Lere

Tous les internautes n’ont pas le temps de lire en détail les inepties de O. P. Grenouilleau c’est pourquoi je continue ici après mon intervention dans "Les vautours de l’eurocentrisme et la traite", de donner un résumé de lignes de force du poison distillé à doses homéopathiques par ce dangereux idéologue du révisionnisme esclavagiste et néocolonialiste de la France.

-  1°) C’est la faute aux Africains : citant C. Smith p. 162 qui ne parlait pourrtant que d’une partie de l’Afrique, OPG géralise par amalgame en cuisinant l’auteur cité : "mais qu’en dernière analyse, les traites d’exportation étaient" (D’OPG) "en de nombreuses manières un simple sous-produit d’un trafic intérieur florissant". Au niveau des responsabilités, seuls les Africains (et les commerçants arabes) sont les vrais responsables de la quasi totalité des prises et des ventes sur le continent et sur les ports.

-  2°) L’esclavage a préservé les Africains des catastrophes naturelles : il cite abondamment les partisans de cette thèse tel D. Geggus qui soutient que l’esclavage a préservé les Africains de la famine et que la vente des esclaves par les Africains (eux seuls) serait un mécanisme adaptatif aux désordres naturels. (Pourquoi ne pas avoir, dès lors, déporté toute l’Afrique ???) Dans le même ordre d’idées, il cite ses auteurs de prédilection Manning et Lovejoy qui abondent dans le même sens que Geggus et qui estiment (selon OPG) que les phénomènes naturels sont plus forts que l’esclavage dans la détermination des modes d’organisation économique et social en Afrique subsaharienne.

-  3°) O P G se veut être le dernier "scientifique" à établir une fois pour toutes le bilan définitif et sans appel de la mise en esclavage des Nègres par l’Occident : 11 millions d’esclaves, ( de déportés pour nous-mêmes), 10% de pertes lors des captures, 25% de pertes sur le continent lors des transports, 15% de perte lors de la traversée de l’Atlantique (et vers le reste du monde ?) Alors que nul n’a pu déterminer avec précision les effets néfastes des guerres de prédation, ni même les chiffres exacts des déportés vers les Amériques (multiples estimations, trafic illicite au XIXè et chiffres non exhaustifs des départs d’Afrique, etc.) NB On est bien loin de la réalité "définitive" d’OPG.

-  4°) La traite n’a pas eu d’effets démographiques et écononmiques durables. La croissance démographique des régions d’Afrique non touchées copense celle des régions dévastées par la traite comme par l’enchantement des vases communiquants. Il ajoute avec P. Manning que les populations peuvent récupérer. Sur le plan économique, il se cache derrière J. Thornton pour affirmer que les économies africaines n’ont pas été affectées par l’esclavage. O. P. G. oppose sa "science" à la non science et à l’déologie de E. William, Walter Rodney, voire Joseph Inikori. Les scientifiques, selon ses propres critères, sont de son coté et les idéologues et autre farfelus, c’est-à dire tous ceux qui ne sont pas de son avis... du mauvais coté de la science, quel prétentieux. Les intellectuels africains sont tout simplement inexistants sur son tableau, ils sont ignorés, ce sont les éternels élèves de l’Occident.

-  5°) L’inutile fusil occidental : Le "gun-slave cycle" (cycle du fusil) n’a pas existé... en d’autres termes, l’introduction du fusil occidental n’a pas eu d’incidences sur les équilibres politiques et stratégiques en Afrique pour la simple raison que les Africains préféraient s’étriper avec des couteaux... dans des combats rapprochés et en ordre dispersé (Africains, selon O.P.G. masqué derrière C.Q.Vidrovitch, ne se regroupent pas lors de leurs combats). Ils ont préféré uliser les fusils pour la chasse... En revanche, le "horse-slave cycle" a été dévastateur (introduction du cheval arabe)et a permis la mise en esclavage de millions d’Africains. Les Arabes et autres Swahilis, eux par contre, ont utilisé à bon escient les fusils... ce sont donc eux les vrais criminels.

-  6°) Parlant des esclaves déportés hors d’Afrique, il utilise le terme de "migrations africaines", (sans commentaires de ma part). Par ailleurs, selon O.P.G. la colonisation voulait débarasser l’Afrique de l’esclavage interne (thèse prédestinée de tout colon qui se respecte). On comprend dès lors, pourquoi les colons ont en Afrique, inventé les travaux forcés pour les Africains (libres des villages) ; pratique condamnée par la Société des Nations et supprimée seulement à la veille des indépendances... par la France.

-  7°) O.P.G. recommande aux jeunes chercheurs de se pencher sur les liens entre les cultures occidentales et l’esclavage, au détriment de la vraie recherche sur les luttes de libération des esclaves jusque là occultées par les chercheurs des universités occidentales. Il ne parle pas des désastres humains causés en Afrique après les interventions des hordes esclavagistes dans les villages (vieux, enfants cachés, invalides qui meurent à petit feu par les épidémies et la faim paprès la capture des hommes et femmes valides, etc.).

-  En dernière instance, c’est O.P.G. qui prétend désormais distribuer palmes et opprobre aux recherches passées, présentes et futures sur l’esclavage des Nègres. C’est lui qui déterminera désormais qui est bon ou mauvais chercheur... OPG symbolise la négation de notre histoire et la souffrance de millions d’hommes, de femmes et d’enfants meurtris dans leur chair et leur esprit, tu pues la suffisance néocoloniale.Mais l’arbre ne doit pas nous cacher la forêt... Le chemin à parcourir sera long et tortueux.

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