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par Doumbi-Fakoly © www.africamaat.com
Son dernier article: La religion n’existe pas, (...)
Dieu est né en Afrique noire
Matrie de l’univers, l’Afrique noire a été le premier champ d’action de la vie qui s’y s’est révélée à elle-même avant de se diversifier en ses différentes composantes florale, faunique et humaine.
Matrie de l’humanité, l’Afrique noire a été le premier champ d’action où les premières créatures pensantes, le Couple Primordial négro-africain, ont acquis la notion du temps dans la trinité de celui-ci : le Passé, le Présent, et l’Avenir.
Matrie de Dieu, l’Afrique noire a été le premier champ d’action où le Grand Architecte, à la fois hier, aujourd’hui et demain, s’est laissé découvrir par les premières de ses hypostases humaines, le Couple Primordial négro-africain.
En se révélant Dieu, au terme de ses questionnements et de ses réflexions sur le pourquoi et le comment de son existence terrestre, le Couple Primordial négro-africain a compris que, désormais, son attitude globale face à la totalité de la vie, devait être conforme à l’idée qu’il s’était faite de ce Grand Architecte.
Par reconnaissance à Dieu et pour lui être agréable, le Couple Primordial négro-africain a organisé la société et édicté, pour son fonctionnement harmonieux, des règles de conduite spirituelle, morale cultuelle et culturelle.

Osiris (1er envoyé de Dieu) assis sur le trône de Dieu pour juger les vivants et les morts (Textes sacrés de l’Afrique antique). Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les notions de "trône" de Dieu, de "jugement" (Maat), de "sainteté" (Maakherou), de "résurrection" (Akhu), et de "paradis" (Champ de Ialou), apparaissent, en Afrique noire, vers 3 000 avant J. C. Fait scientifiquement prouvé.
Ainsi est née la première vision globale du monde physique et de son archétype céleste. Diversement appelée, elle a porté et continue de porter les noms : us et coutumes ainsi que tradition, malgré la science raisonnante décidée, vaille que vaille, à remplacer ces derniers par les termes religion et civilisation.
Terminologies récentes, créées pour semer la confusion, la religion et la civilisation véhiculent le même contenu que les us et coutumes ou la tradition. C’est-à-dire, l’ensemble des comportements et attitudes propres à un peuple dans sa relation à Dieu, à lui-même, à ses semblables, à son environnement visible et invisible. C’est-à-dire, l’ensemble des cérémonies commémoratives destinées à entretenir la mémoire du passé.
Parce que le Couple Primordial négro-africain a été le premier à découvrir l’existence de Dieu, parce que le Couple Primordial négro-africain est le géniteur de l’humanité dans toutes les composantes raciales de celle-ci, parce que, enfin, le Couple Primordial négro-africain a sillonné le monde, à l’évidence, ses spéculations théologiques et ses réalisations morales culturelles et artistiques, sont antérieures à toutes celles de ses descendants.

- LA TRINITE DIVINE AFRICAINE - HORUS, OSIRIS, ISIS.
Dieu a donc voyagé dans les bagages de son découvreur négro-africain qui l’a révélé à ceux des autres lui-mêmes, sémites et indo-européens, qui n’ont pas opéré le mouvement du retour aux sources pour venir s’abreuver dans les mains généreuses de Kamita [1], l’Egypte négro-africaine.
Ayant perdu sa mélanine, comme le Couple Primordial négro-africain, Dieu a pris des couleurs et l’enseignement initial élaboré pour l’honorer a été interprété et adapté à d’autres réalités en même temps qu’il était détourné de son objectif premier ; c’est-à-dire le service de l’humanité.
Cependant, ce Dieu-là qui reste l’unique Dieu auteur de la Création ainsi que son découvreur négro-africain continuent de marquer de leur empreinte indélébile toutes les religions existantes.
Le Dieu négro-africain : l’ancêtre inspirateur
A l’instant même de sa naissance, ce Dieu négro-africain Atoum dit Amon dit Râ, affirme, par la bouche de ses grands prêtres :
« ...J’étais la totalité quand j’étais seul dans le Noun et je suis Rê dans sa glorieuse apparition quand il commence à gouverner ce qu’il a créé...Je suis le grand dieu qui est venu à l’existence de lui-même...A moi appartient hier et je connais demain... » [2] .
Et il ajoute :
« J’ai créé toutes les formes avec ce qui est sorti de ma bouche » [3] ,
avant de préciser :
« ...Je suis le maître de l’éternité...ma vraie forme est cachée en moi, car je suis l’Inconnaissable... » [4] .
Lorsque deux millénaires et quelques poussières de siècles plus tard, naîtra, vers 1300 avant J.C., le premier Dieu blanc, Javeh, dit Jehovah dit Eholim, ce dernier, pour se présenter à sa création, s’inscrira dans la même démarche que son aîné et modèle négro-africain.
En effet, Javeh dit Jehovah dit Eholim viendra à l’existence de lui-même, planera au-dessus de l’abîme qui contient, tout comme le Noun, les germes de toute la création, puis, par le Verbe, procédera à la création mais restera toujours le Mystère des Mystères.
Les hypostases de ce Dieu blanc, à savoir Dieu-le-Père et Allah revendiqueront son héritage, le premier par un silence consensuel, le second par quelques rappels sur sa création de l’univers et de l’humanité.
Par ailleurs, si l’on en croit Enel qui affirme que « Aëloim », autre graphie de Eholim, signifie « Lui-les-Dieux [5] », et que les cabalistes représentent Dieu sous une forme humaine dont chaque partie du corps remplit une fonction, ces nouveaux emprunts faits à Atoum dit Amon dit Râ montrent que l’ancêtre négro-africain était bel et bien le modèle à suivre.
En effet, pour signifier son unicité plurielle, le Dieu négro-africain ne dit-il pas :
« Il n’y a pas en moi de membres qui soit privé d’un dieu... [6] »,
avant de nommer, un à un, de ses cheveux à ses orteils, ses divins membres protégés chacun par une de ces nombreuses autres lui-même, c’est-à-dire, les divinités de sa suite.
Si le Christianisme se suffit de la triple dimension « le Père, le Fils et le Saint-Esprit » de Dieu-le-Père, l’Islam, pour ce qui le concerne, reconnaît bien à Allah cent (100) noms dont seuls les quatre-vingt-dix-neuf (99) sont encore connus. Le centième, l’ineffable, demeure toujours le Mystère des Mystère.
Il est intéressant, cependant, de rappeler que Atoum dit Amon dit Râ avait lui aussi une centaine de noms et que celui qui reste le Mystère des Mystères l’est encore pour tous, sauf pour Isis, la grande Noire, qui a réussi à le lui faire révéler.
[1] Nom négro-africain de l’Egypte
[2] Livre des morts des anciens Egyptiens ; Ed. du Cerf, Paris 1967 ; chapitre 17, page 57.
[3] Papyrus Nesmin ; voir Enel « Les origines de la Genèse et l’enseignement des temples de l’ancienne Egypte ;
[4] idem, chapitre 42, page 85.
[5] Déjà cité, page 180.
[6] Livre des morts des anciens Egyptiens, chapitre 42, page 85.
Commentaires
- 18/01/2011 01:59 par kerby
- 30/09/2010 12:47 par FOZEGE
- 3/03/2010 05:50 par
- 2/03/2010 12:50 par fouta
- 16/11/2009 01:01 par alvine
- 7/11/2009 00:19 par egypte gréco-ro
- 12/01/2009 22:28 par manbassa
- 27/10/2008 14:22 par Um Nyobè
- 27/10/2008 12:34 par dams
- 26/10/2008 22:57 par karu-kéra
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