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par Article scientifique ©

 Publié le 19 janvier 2005

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Du nouveau dans la course contre le paludisme

Extrait d’un article relatant les dernières découvertes en matière de traitement contre le paludisme.

Du nouveau dans la course contre le paludisme

Du pavot contre le paludisme

Du pavot génétiquement modifié peut produire un composé utile pour les médicaments contre le paludisme. Australie 16/11/2004.

En stoppant la synthèse de la morphine dans le pavot à opium, des chercheurs australiens ont réussi à lui faire produire de la réticuline, un composé prometteur pour la production de médicaments contre le paludisme.

Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature Biotechnology. Philip Larkin et son équipe du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CISRO) Plant Industry, à Canberra, en Australie, ont modifié génétiquement Papaver somniferum qui produit naturellement des alcaloïdes puissants comme la codéine ou la morphine -dont est dérivée l’héroïne.

Plusieurs étapes sont nécessaires à la plante pour que soient synthétisés ces composés dans son latex. Les chercheurs australiens ont utilisé la technique de l’ARN interférent (ARNi) pour bloquer l’activité d’un gène impliqué dans la synthèse de la morphine. En rendant le gène silencieux, ils l’empêchent de produire une enzyme, ce qui stoppe la synthèse de l’alcaloïde. Au lieu de donner de la morphine, le latex du pavot accumule de la réticuline. Ces travaux ont été effectués en collaboration avec la compagnie Tasmania Alkaloids. La Tasmanie approvisionne déjà 40 % du marché légal d’opium dans le monde. La culture du pavot procure la totalité de la morphine et de la codéine utilisées en médecine.

La variété ainsi modifiée pourrait venir s’ajouter aux cultures actuelles et soutenir la lutte contre le paludisme, pensent les scientifiques. Le paludisme, transmis par un moustique, tue plus d’un million de personnes dans le monde chaque année, surtout les enfants d’Afrique, selon les chiffres de l’OMS. Mais au-delà de 300 millions de cas de maladies aiguës sont recensées et nécessitent un traitement.

Par Isabelle Masingue Cybersciences.com

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