Vous êtes ici: Accueil

Découvrez le mois de l’Afrique en Guadeloupe en février

par admin ©


Son dernier article: L’occupation du nord du (...)
 Publié le 9 octobre 2011

2150 visites
1 réactions

 Commentez cet article

afficher une version imprimable de cet article Version imprimable

EPITRE AUX AFRICAINS DU CAMEROUN : COMMENT EVITER L’ECUEIL DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ?

Thomas FANKAM

 EPITRE AUX AFRICAINS DU CAMEROUN : COMMENT EVITER L’ECUEIL DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ?

C’est désormais certain, les élections présidentielles auront bel et bien lieu au Cameroun avant la fin de l’année 2011. Fini donc avec toutes les tractations relatives à la tenue ou non de cet évènement capital, seul évènement en tout cas qui mobilise toutes les forces, vives et mortes dans la vie de la nation toute entière.

La question qui nous taraude l’esprit est de savoir qui sera le président de la république du Cameroun pour le prochain septennat qui commence dès le mois de novembre 2011 ? Quel est le profil du candidat idéal ? Devra-t-il être un enthousiaste quadragénaire à l’instar de l’actuel président des Etats-Unis quand il prenait le pouvoir ? Devra-t-il être un fougueux quinquagénaire à l’image de l’actuel locataire de l’Élysée quand il prêtait serment en tant que le président de tous les Français ? Un ambitieux sexagénaire prêt à se jeter corps et âme dans l’océan des défis qui l’attendent à la tête de l’Etat camerounais ?

Le prochain président du Cameroun devra-t-il être celui-là qui fêtera dans un an seulement le quatre vingtième anniversaire du jour de sa naissance, le même qui, candidat à sa propre succession, tient en monarque absolu les rênes du pouvoir depuis trois décennies ? Les Camerounais seront bien obligés de décider le 9 Octobre 2011 celui des 23 protagonistes briguant la magistrature suprême qu’ils estiment pourra le mieux défendre leurs intérêts et l’intérêt cardinal de la nation toute entière.

Il ne serait évidemment pas superflu de s’arrêter un instant sur le sens des intérêts des Camerounais et l’intérêt cardinal de la nation camerounaise que le prochain président devra impérativement sauvegarder, quand on sait que l’essentiel sinon la plénitude de la fonction présidentielle repose sur la défense de l’intérêt du peuple et celui de la nation.

Les intérêts des Camerounais sont les mêmes que ceux de tous les hommes vivant dans tous les pays du monde ; ce sont : vivre, vivre bien, vivre mieux ! D’abord, vivre car, si l’on ne vit pas, on ne saurait vivre bien, encore moins vivre mieux. Pour vivre, l’Homme, tout comme l’animal, la plante et par extension tout Etre vivant, a besoin de se nourrir, de se soigner et de se protéger. Pour vivre bien, en dehors de pouvoir se nourrir, se soigner et se protéger, l’Homme doit pouvoir être en mesure de créer une famille, subvenir sans trop de tracas à tous les besoins vitaux de celle-ci et préparer les membres de la fratrie à créer dans l’avenir leur propre famille afin d’assurer la pérennité de la famille, du clan, de la tribu. Vivre mieux signifie tout simplement être à l’ abri du besoin, mais surtout vivre dans un état d’équilibre matérielle, psychologique, psychique et spirituelle, vivre en harmonie avec soi-même, avec les autres, et avec son entourage immédiat, la communauté, la société en générale et la nature. Vivre mieux n’a donc rien à voir avec être financièrement et matériellement nanti, mais d’être nanti de discernement, du sens d’équité, de justice, de partage, d’être habité par la paix, du sentiment de sympathie, d’empathie, du don de soi, d’amour de soi et du prochain. Le constat qui crève les yeux est que chez nous au Cameroun, les populations n’arrivent pas ou plus à vivre. Et parce qu’elles n’arrivent pas ou plus à vivre, elles sont entrain de mourir tout simplement ! Au Cameroun, les gens meurent tellement que le phénomène mort est devenue une banalité. La désinvolture que les contemporains manifestent vis-à-vis de la mort traduit éloquemment le mépris et le dégoût qu’ils vouent aujourd’hui pour la vie, l’absence de considération qu’ils ont pour leur propre vie. Le rêve est désormais proscrit, et chacun vit sa mort prochaine dans la tourmente du chaos intérieur et social. Le nombre d’individus qui meurent en un seul jour au Cameroun fait frémir ! Les morts de suite d’accidents de circulation, les morts de suite de courtes maladies, les morts de suite d’ avortement, les morts de suite d’agression, les morts de suite de guerres rangées entre jeunes aux mains nues manifestant leur ras le bol, et la police ou l’armée républicaine leur répondant par le largage des bombes lacrymogènes, les tirs aux balles blanches, les tirs aux vraies balles, les morts de suite de pauvreté, les morts de suite d’ignorance …etc., sont incommensurables. A l’allure où les gens meurent, à l’allure dont la jeunesse périt, il est à craindre que la relève de la population ne soit plus tout à fait évidente ! Et le dire n’est guère une provocation !

Comment pouvons-nous survivre quand la mort est à nos trousses, quand la mort nous guette à tout bout de champ et que nous soyons des plus démunis et des plus désarmés possibles pour lui résister ou lui livrer une quelconque bataille ? Les Camerounais ont baissé les bras, et laissé la charge de leur vie à la providence ; c’est ce qui explique pourquoi chaque troisième logis au Cameroun est devenu une église ou un lieu de prière. Si les prières pouvaient vraiment aider, le Cameroun serait le pays au monde où la miséricorde de Dieu se manifesterait le mieux ! Mais hélas ! Tout porte à croire que le Cameroun est plutôt sous l’emprise du Démon : plus on prie, plus le business des pompes funèbres croît à une vitesse exponentielle. Puisque au Cameroun le Camerounais ne peut se nourrir convenablement, se soigner convenablement, et se protéger convenablement, il est donc tout à fait clair qu’il ne peut vivre ! Et comme il en est ainsi, ceux des autres races qui parviennent à se nourrir, à se soigner et à se protéger convenablement, sont en effet entrain de remplacer de façon encore imperceptible mais certaine la population camerounaise. Le remplacement des populations sur le sol africain n’est pourtant pas une fiction ! La partie septentrionale de l’Afrique est là pour témoigner de la pertinence de notre propos ! Cette partie de l’Afrique est aujourd’hui dénommée Afrique blanche. Les rares noires autochtones qui y vivent encore en attendant d’être totalement décimés, sont désignés sous le terme peu reluisant d’esclaves et traités comme tels ! Il nous importe ici d’adresser un vibrant hommage à nos ancêtres pour qui la protection et la défense du peuple et du sol africain sont restées une constante et une raison de vivre le plus longtemps possible. En effet, l’espérance de vie dans les sociétés traditionnelles africaines était de 126 ans.

Le cycle de vie était divisé en deux grandes séquences : une première s’étalant de 0 à 63 ans, subdivisée elle même en 3 grandes périodes de 21 ans chacune : 0-21 ans, 21-42 ans et 42-63 ans ; chaque période était subdivisée en 3 phases de 7 ans chacune : 0-7 ans, 7-14 ans, 14-21 ans. Le passage d’une période à une autre, ou d’une phase à une autre s’effectuait par des rites d’initiations appropriées : c’était le passage d’une classe d’âge et de responsabilité à une autre. Cette première séquence était la phase ascendante ou la phase active de vie. La seconde séquence de vie allant de 63 à 126 ans était reconnue comme étant la phase descendante !

L’ouvrage le plus important de Platon en l’occurrence La République n’est en effet que la description de cette « cité idéale » que le philosophe grec a eu la chance de découvrir lors de son séjour initiatique en terre africaine. Il est tout à fait utile de préciser que nos ancêtres africains ne mourraient pas ! Ils disparaissaient tout simplement. Lorsqu’ ils se rendaient compte de l’imminence de la transcendance, à 130 ou 140 ans, ils rassemblaient tous les membres de la famille, faisaient des recommandations utiles pour la survie de cette dernière, avant de disparaître dans la forêt ou dans le fleuve. Nos forêts et nos fleuves sont sacrés parce qu’ils sont peuplés par nos ancêtres qui continuent à veiller sur l’Afrique et sur nous tous …

Nos forêts et nos fleuves ont, par conséquent, dévoré un nombre impressionnant d’esclavagistes, d’impérialistes et d’aventuriers leucodermes ! Ce qui est tant mieux ! N’eût été la volonté farouche de nos ancêtres à protéger l’Afrique et les Africains, l’Afrique ressemblerait à s’y méprendre aux Etats-Unis d’ Amérique et les Africains aux Indiens ou l’Afrique serait semblable à l’Australie et les Africains aux Aborigènes et comme eux vivraient dans des parcs zoologiques ou humains ou dans des réserves et régis par les lois qui régissent les plantes… Les échecs répétés des impérialistes occidentaux et orientaux de s’approprier définitivement les terres d’Afrique et de réduire les Africains à l’esclavage et au servage sempiternels, loin de les déstabiliser ou démoraliser, ont plutôt raffermi voire même aiguiser leur désir de toujours. Aujourd’hui, ces colons sont plus proches de leur objectif que jamais aidés dans leur entreprise assassine par ceux des Africains qui n’ont rien compris, ceux des Africains qui sont les plus aliénés ! Deux découvertes majeures des Occidentaux y ont contribués de façon décisive : détourner les Africains justement de leurs ancêtres et leur emprise sur eux avec, et pire que la première, profaner et détruire les demeures de nos ancêtres, c’est-à-dire troubler pour de bon la paix de ceux qui jusque là veillaient jalousement sur nous : destruction de nos forêts et pollution de nos eaux !

En nous détournant de nos ancêtres, et partant de nos pratiques ancestrales, non seulement nous nous détournons de notre patrimoine culturel à nous, mais plus grave, nous nous condamnons à devenir les esclaves culturels, donc les esclaves tout court de ceux qui sont restés dans la logique de leurs ancêtres à eux. En nous détournant de nos ancêtres et de nos pratiques ancestrales, nous nous dépouillons ipso facto de notre système de défense immunitaire le plus secret, le plus discret et le plus redoutable, et ne sommes plus désormais que des Etres flottants sans racines, sans base, sans substance, des caisses qui résonnent et qui font trop de bruit, des zombis, des morts-vivants, des parasites invétérés, des Etres sans scrupules, des Etres ayant perdus le sens de la honte, des Etres prêts à tout prix et à toutes bassesses pour plaire aux « maîtres » Blancs. Tels étaient les desseins de la mission civilisatrice, telles sont les conséquences du sevrage des Africains du lait maternel qui coulait des seins de la culture et de la civilisation traditionnelles africaines.

Dans les rapports Noirs/Blancs, les Noirs ont toujours tout donné aux Blancs, et les Blancs ont toujours tout pris aux Noirs sans rien donner en retour. Le pillage des ressources naturelles de l’Afrique par les multinationales occidentales est une vraie aberration. Si au moins ces multinationales pillaient et laissaient les pays qu’elles pillent tranquilles sans se croire obligée d’exacerber les différences entre les multiples composantes sociales avec pour finalité de rompre l’équilibre déjà si précaire existant entre elles, et provoquer la désintégration totale de la société, l’Afrique ne présenterait pas cette face hideuse qu’on lui connait dans le monde entier, et les Africains auraient le respect qu’ ils méritent partout sur la terre ! Les génocides et crises politiques en vogue en Afrique sont les conséquences logiques et directes de cet état de chose. Les multinationales implantées en Afrique se plaisent à déclarer que les affaires sont davantage alléchantes quand le pays qu’elles pillent et exploitent est en guerre ! D’où la nécessité pour elles de créer des conflits artificiels afin de réaliser ce qu’elles sont venues réaliser en Afrique, à savoir, faire des affaires juteuses ! Quel sadisme !

Dans les rapports Noirs /Blancs, les Noirs ont toujours volé au secours des Blancs, et les Blancs n’ont jamais raté l’occasion d’asservir et de détruire les Noirs ! Pourquoi ? Il y a une raison fondamentale à cela ! Et cette raison est la suivante : on ne peut chercher à se débarrasser ou à annihiler qu’une cause qui représente pour soi et pour son espèce un danger non seulement réel et certain, mais un danger susceptible de contribuer à la suppression totale de l’espèce qui se sent menacée. L’acharnement de l’Homme Blanc à vouloir à tout prix effacer toute présence noire sur cette terre s’inscrit en droite ligne de cette hypothèse. L’Homme Blanc qui n’est qu’une dérivée de l’Homme noir, c’est-à-dire un sous-produit de ce dernier car issu de lui par le phénomène de mutation il y a environ 18000 à 20000 ans, souffre très probablement d’un complexe d’œdipe mal négocié. Nous, Africains, en faisons pour le moment malheureusement les frais ; si nous n’y prenons garde, nos arrières –petits- enfants nous exterminerons avant de se crever les yeux ou de se suicider par la suite. D’où l’urgence immédiate de développer des stratégies de protection des populations panafricaines contre la férocité blanche !

La Grèce est considérée par les Occidentaux comme la mère génitrice de leur culture, et de leur civilisation ! C’est pourtant avéré que c’est l’Afrique qui a sorti la Grèce de la barbarie en la dotant de tout le matériau et de tout le matériel nécessaire pour la création et l’élaboration d’une Civilisation. C’est l’ Afrique qui a instruit et éduqué tous ceux qui ont écrit les lettres de noblesse de la pensée, de la culture et de la civilisation grecque dans tous les différents corps de savoir et de connaissance que sont la religion, l’ écriture, les mathématiques, la philosophie, l’astronomie, la médecine, l’économie, la politique, l’éthique, la morale, le droit, la rhétorique, l’art,…etc. …etc. Homère, le premier écrivain grec ayant vécu vers la fin du VIII e siècle avant notre ère et auteur de l’Iliade et de l’Odyssée déclare dans l’Odyssée que : « même nos dieux viennent de l’Ethiopie ! » C’est tout dire ! Il faut savoir que le nom Ethiopie était un terme générique pour désigner le continent africain dans son ensemble tout comme les noms Libye et Soudan dans. Homère n’est d’ailleurs pas le seul Grec à rendre hommage et à reconnaître ce que la Grèce doit fondamentalement à l’Afrique en général et à l’Egypte en particulier ! Le professeur Théophile Obenga nous enseigne que HERODOTE (vers 484-vers 420 avant notre ère), le « père de l’histoire », affirme avec force que la géométrie est née en Egypte de l’arpentage et, de ce pays, elle a passé en Grèce (Histoire, 1,109) ISOCRATE (436-336 avant notre ère), orateur grec attique, fondateur à Athènes d’une célèbre école d’éloquence, a reconnu l’origine de la philosophie en Egypte (Busiris,28 :ouvrage achevé vers 385 avant notre ère).

PLATON (428-ou 427-348 ou 347 avant notre ère) fondateur de l’ Académie, mentionne expressément quelques divinités égyptiennes : la déesse Neith, adorée à la Basse Epoque égyptienne à Saïs dans le Delta (Timée, 21 e) ; le Dieu Thot (Theuth), « le découvreur des arts sans rival »,l’ inventeur du nombre, du calcul, de la géométrie, de l’ astronomie, des jeux mathématiques, de l’ écriture (Phèdre, 274 c-d) ; la déesse Isis, gardienne des mélodies depuis des millénaires dans la Vallée du Nil (Les Lois, II, 657 a-b). Aucune mention dans aucun Dialogue de PLATON, des divinités assyriennes, babyloniennes, phéniciennes, hittites, etc., dans le sens d’un hommage, voire d’une sorte de dévotion respectueuse. Les Grecs identifièrent Neith à Athéna, déesse grecque de la Pensée, des Arts, des Sciences et de l’Industrie. Cela non sans raison, car Neith fut, dans l’Egypte ancienne, la créatrice de tout ce qui existe, la mère du soleil, la protectrice du sommeil, la créatrice du tissage, la patronne des huiles d’onction.

Quant à Thot, le dieu-lunaire à forme d’Ibis, il régnait sur tout ce qui comportait une opération intellectuelle : l’écriture, le verbe, les annales historiques, les lois. Il fut assimilé par les Grecs à Hermes Trismégiste, « Hermes-Trois-Fois-Grand », par rapport au vieux dieu grec Hermès, le messager des dieux, assimilé, lui, par les Latins à Mercure. Pour Isis, aux magies puissantes, type de l’épouse et de la mère idéales, nous savons que son culte se répandit, hors d’Egypte et de Nubie, dans l’ ensemble du monde gréco-romain.

ARISTOTE (384-322 avant notre ère), né en Stagire en Macédoine, fondateur de l’école péripatéticienne, a écrit que les mathématiques avaient pour berceau l’Egypte (Métaphysique, A, 1, 981 b, 23). THALES, philosophe et savant grec né à Milet en 625 avant l’ère chrétienne et mort en 547 avant J.C. fut un des 7 sages de la Grèce antique ; ancien élève des prêtres égyptiens, c’ est lui qui introduisit la Géométrie en Grèce. Faisant allusion à PYTHAGORE, l’autre savant Grec né vers 580 avant J.C. et mort vers 495 avant notre ère, et ayant séjourné plus de 22 ans en Egypte pour cause d’initiation, THALES affirmait justement que ce dernier se faisait passer pour l’inventeur des idées de ses maîtres… Quel est l’intérêt pédagogique de ce préalable par rapport aux élections qui se tiendront dans moins de 3 jours au Cameroun ?

C’est d’abord que l’enseignement que nous avons reçu et continuons au demeurant à recevoir nous a menti et continue de nous mentir sur la vraie origine de ces savoirs, sur leur véritable lieu de naissance et sur l’identité de leurs authentiques géniteurs. Nous sommes ainsi victimes d’ une mal-formation, d’ une mal-éducation, d’une mal-perception du monde qui nous entoure, ce qui ne peut bien qu’évidemment conduire à une mal- appréciation des choses, une mal-évaluation des choses, un mal-jugement des choses ! Nous avons grandi physiquement, moralement, spirituellement, intellectuellement, académiquement et psychologiquement diminué, complexé, limité, inhibé dans un monde devenu pervers par la faute d’une élite blanche foncièrement raciste, fondamentalement escroc, génétiquement menteuse, malhonnête, sans scrupule et sans état d’âme qui a pris sur elle la responsabilité irresponsable de renverser le cours de l’ histoire de l’ humanité, de faire marcher le monde sur la tête en faisant des créateurs des créatures, et des créatures des créateurs, en faisant des sujets des objets et des objets des sujets ! Nous sommes totalement victimes d’une idéologie raciste européocentriste extrêmement anti-noirs dont le destin inavoué reste le maintien des Noirs à l’étroit, dans les Ghettos et bidonvilles, derrière les barreaux de prison quand ils daignent quitter leurs ghettos natal, dans des camps de concentration quand ils échappent à leur giron naturel.

A cause donc de notre mal-formation, de notre mal-information et de notre mal-éducation, l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes est totalement fausse ; l’idée que nous nous faisons de l’Afrique est totalement fausse ; l’idée que nous nous faisons de la Grèce, de l’Occident et de l’Homme Blanc est aussi totalement fausse ; l’ idée que nous nous faisons de la bonne gouvernance, de la démocratie, de la politique, de l’ économie, du droit,…etc., est complètement erronée ! Ce sont les Noirs qui ont civilisé les Blancs, et non le contraire ! C’est l’Afrique qui a sorti l’Occident de la barbarie, et non le contraire ! C’est l’Afrique qui aide l’Occident, et non le contraire ! Telle que les choses se passent, pour découvrir la vérité, il suffit tout simplement de considérer comme vraie, la proposition contraire aux déclarations officielles. Si l’Occident dit que A est vrai, il faut considérer que c’est Non-A qui l’est ! Si l’Occident encense un individu, il faut se poser des questions par rapport à cet individu et douter de lui ! Aussi, si l’Occident veut à tout prix la peau d’un individu, il faudra pareillement se poser des questions, et toujours considérer comme vraie la proposition contraire à celle défendue officiellement.

L’Occident n’a aucun intérêt à présenter les choses comme elles sont réellement, car, il a tout à perdre s’il ose dire la vérité : son auréole artificieux, sa domination fumeuse, son orgueil et son mépris réels qui reposent sur la fiction et sur un génie plutôt apparent. Les populations africaines de toutes les souches et de toutes les couches sociales, des éboueurs aux professeurs d’université, des petits vendeurs à la sauvette aux magistrats, des taxi- et moto-taximen aux Architectes, des aide-soignant aux médecins, des simples soldats aux généraux qui se sont le plus accommodés, assimilés ou fondus dans la culture occidentale démontrent une incapacité notoire à anticiper sur les événements, à prévoir et surtout à comprendre ce qui se passe, ce qui se dessine, à lire entre les lignes, à mener une politique de la sagesse, de l’ autoprotection, de la concertation. Nos Etats pratiquent ce qui est convenu d’appeler la navigation à vue, évoluant sans but précis, sans destination, sans vision, sans prévision, sans provision, sans plans de défense, sans stratégies de survie ! Normal, car les informations mises à la disposition des uns et des autres sont totalement fausses, avec pour dessein principal de sacquer autant que possible le développement harmonieux de notre cher continent. Le développement harmonieux des pays africains ne peut se faire, que si les Africains réapprennent à se reconsidérer, à se réévaluer, à se juger dorénavant qu’à travers un prisme qui leur est désormais favorable ! Et cela ne saurait en effet se faire en dehors d’un cadre et d’un paradigme africano-africain ! Les élections présidentielles qui ont actuellement cour dans de nombreux pays africains ne tirent aucunement leur légitimité, ni leur inspiration des traditions ou des réalités spécifiquement africaines ! Elles sont l’œuvre de caucasiens reconnus sous le label de Suprémacistes Blancs qui n’ont jamais témoigné même par accident, la plus insignifiante indice de sympathie ni pour l’Afrique, ni pour ses habitants.

L’Afrique, pour ces individus représente tout simplement un El dorado de richesses inouïes où l’on vient traire abondamment sans retenue et sans vergogne tout ce dont on a besoin gratuitement ou à très peu de frais : Hommes, Femmes, Enfants, matières premières…etc. Les Africains n’ont rien à dire ni sur la spoliation de leurs richesses, ni sur comment ils désirent être dirigés. Une latitude des Africains à choisir librement leurs dirigeants aurait à coup sûr permise à l’ Afrique de se redresser le plus rapidement possible autant que de réduire les nombreuses tensions qui sévissent sur le continent, ce qui aurait évidemment par effet boule de neige, réduit le surarmement du continent, réduit le nombre de Casques Bleus, réduit les activités de la Croix Rouge, de Médecins Sans Frontières, de Reporters Sans Frontières, réduit les activités du Haut Commissariat pour les Réfugiés, de la Cour Pénale Internationale, de l’ Organisation Mondiale de la Santé, du Programme des Nations Unis pour le Développement, de l’Unicef, de l’ Unesco, de Green Peace, de Caritas, de l’ Ojectif Tiers Monde, de Handicap International, de Secours Catholique, de Action Contre la Faim, de Terre des Hommes, de Care, de Médecins du Monde, de SOS faim, de SOS Enfants, de Alternatives…etc. sur le sol africain pour le bonheur des Africains, et aurait ainsi laissé le terrain libre pour la refonte du système néocoloniale et la re-création d’une société dignement africaine débarrassée des stigmates de l’ esclavagisme, du colonialisme, du néocolonialisme et des reflexes de dépendance, de subordination, de peur, de honte, de comportement ambivalent et de manque d’assurance et de confiance en soi chez la gent noire. L’Afrique est le continent où l’on compte le plus d’élections organisées, et en même temps le continent où chaque consultation électorale est synonyme de déclaration de guerre ! L’essentielle des activités de l’Organisation des Nations-Unis et organes annexes exercent en Afrique ! Pourtant, l’Afrique ne s’est jamais si mal portée ! Devrons-nous encore nous poser la question de savoir qui sont les grands bénéficiaires des catastrophes humanitaires en Afriques ? Plusieurs références dans l’histoire nous enseignent par ailleurs que l’avenir de l’Occident s’est régulièrement faite ailleurs, hors du continent européen, notamment en Asie au Moyen-Orient, en Inde, en Amérique, en Australie ! Tout nous suggère que les Occidentaux avec les Orientaux (Chinois et Indiens) veulent maintenant se caser en Afrique noire ! Tout est organisé par les gouvernements africains qui ne comprennent pas nécessairement ce qui se passe, à mener la vie dure aux jeunes afin que ceux-ci, par instinct de survie, déguerpissent le continent et qu’eux continuent à bénéficier temporairement et égoïstement de certains avantages pécuniaires et de la protection de leur pouvoir par leurs « amis occidentaux … ».

Tout pays, pourtant, compte sur sa jeunesse pour sa survie et pour sa régénération. Le retard que l’Afrique accuse aujourd’hui par rapport aux autres continents est la conséquence du commerce triangulaire qui a vidé le continent de ses fils les plus robustes ! En quelques 2 siècles, ces quelque 200 Millions d’enfants d’Afrique dépotés ont crée loin de leur terre d’Afrique, la civilisation la plus puissante du monde. La jeunesse africaine qui ne veut guère quitter le continent, est tout simplement abattue par les forces fascistes en opération commandée sur nos terres après des simulacres d’élections présidentielles dites transparentes qui sont des occasions rêvées pour intervenir directement, des cautions données aux impérialistes pour écraser le plus grand nombre de Nègres possible ! Les milliers de jeunes COMPATRIOTES fusillés chez eux, en Côte d’Ivoire, sur le sol de leurs ancêtres par l’armée coloniale française en Avril 2011, est la preuve par neuf que l’ extermination des Africains est vraiment en marche, et qu’ elle doit commencer en Afrique. En Occident, les Noirs n’ont aucune possibilité de se cacher ! Si leur extermination commence donc par l’Occident, la résistance va s’organiser à la source, c’est-à-dire en Afrique. Par contre, si on parvient à tarir la source, on ne fera qu’une bouchée des Africains qui se croient au frais et en sécurité en Europe, en Amérique, en Asie ou en Australie ; des Africains qui ne sont pour la plupart que des fumistes et des tarés avec une fausse image d’eux-mêmes ; des Africains qui croient séduire les Blancs en défendant pour des raisons totalement farfelues et très souvent alimentaires, l’odieux système qui les opprime, qui tyrannise et paralyse en même temps leur pays, leur continent, leur race ; des Africains qui défendent l’indéfendable ; des Africains frustrés mais surtout complexés qui trouvent des justifications saugrenues aux actes racistes, terroristes et barbares perpétrés par des forces fascistes sur des populations noires sans défense en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, en Australie ! Pour rafraichir un peu la mémoire des compatriotes Africains qui aiment tant la France, la Suisse, la Belgique, l’ Espagne, l’ Allemagne…etc., et qui se sentent, se voient et se considèrent plus Français que les Corses, les Bretons, les Lorrains, les Alsaciens, les Gaulois…etc., qui se sentent, se voient et se considèrent plus Suisses que les Helvètes, les Sédunes, les Allobroges, plus Belges que les Flamands et les Wallons, plus Espagnols que les Basques et les Catalans, des Africains qui se sentent, se voient et se considèrent plus Allemands que les Bavarois, les Mecklembourgeois, les Rhénans, les Souabes, les Saxons…etc., après l’attaque surprise sur Pearl Harbor, base américaine située sur l’ île de Oahu, dans l’ archipel du territoire américain d’Hawaï, le matin du dimanche 7 Décembre 1941, tous les Japonais et américains d’ ascendance japonaise vivant sur le territoire continental américains avaient été, moins de trois mois plus tard, captés et incarcérés dans des camps de concentration pareil à ceux de Guantanamo. Il ne s’agit pas de 5000 ou bien de 10000 « yellow monkees » comme on les appelait, mais bien de 120 312 Japonais qui, de Mars 1942 à Mars 1946, vivront sur le sol américain, le calvaire que vécurent les Juifs dans le camp de concentration nazi de Auschwitz-Birkenau en Pologne de 1940 à 1945.

Parmi ces Nippon-américains, il y avait qui, sûrement, se sentaient, se voyaient et se considéraient plus américains que les Anglais, les Irlandais, les Hollandais, les Français, les Allemands…etc. L’idée ou plutôt l’illusion qu’ils se faisaient d’eux-mêmes à cause peut-être de leur rang social, de leur réussite sociale, de leurs puissantes relations n’a changé en rien la perception que les Américains, même les plus démunis, avaient d’eux…

Quelles que soient les raisons et quels que soient les prétextes qui ont poussé Hitler à persécuter et à tuer les Juifs en Allemagne, aucun homme doué de raison, d’intelligence et de bon sens ne peut se permettre de défendre ou de cautionner une forfaiture pareille ! Il y en va de même des prouesses de l’armée coloniale française qui, face aux pauvres pays africains sans armées digne de ce nom devient la Wehrmacht, et Sarkozy, Hitler exterminant les juifs ! La haine seule ne suffit pas à justifier la destruction perpétrée en Côte d’ Ivoire par l’armée française, la destruction des infrastructures scolaires et universitaires, la destruction des infrastructures hospitalières, et des immeubles symboles comme la résidence du président de la république à Abidjan ! Au-delà des infrastructures, l’exécution sans coup férir des jeunes patriotes, une fois de plus par l’armée française, environ 3000 jeunes qui passent de vie à trépas pour cause d’élection présidentielle, est tout simplement ineffable ! Ce qui est apparemment paradoxale, est que cette même France est prête, pour des raisons de fierté nationale, à faire feu de tout bois pour sauvegarder la vie d’un Français blanc pris quelque part en otage dans le monde, et dont le patriotisme pourrait être sujet à caution ! C’est regrettable, que des Africains, des Camerounais en l’occurrence qui savent très bien que l’armée française n’est pas une novice mais plutôt une experte dans la planification et l’exécution des génocides à travers le monde, et n’ est, comme on devrait s’y attendre qu’en mission en Côte d’Ivoire, mettent en exergue leur talent oratoire et/ou scriptural pour dédouaner de ses crimes les plus abjects une armée raciste, coloniale qui ne gonfle ses muscles que quand elles doit faire face à une résistance passive en Afrique.

L’Allemagne n’a pas eu besoin de plus de 21 jours pour soumettre la Grande France ! N’eût été la puissante armée africaine qui a mis en déroute l’armée allemande, la Marseillaise ne serait plus qu’un vestige du passé, dont seuls les employés de musées et autres nostalgiques en auraient encore un vague souvenir, et la langue officielle parlée en France serait bien évidemment l’Allemand ! La première armée de libération de la France a été constituée des Africains noirs. C’est par les bons soins du gouverneur Noir de la Guadeloupe, Félix Eboué, muté en Afrique à Oubangui Chari pour cet effet par l’autre Noir, ancien secrétaire d’Etat et futur président du Sénat du 4 Octobre 1959 au 2 Octobre 1968, le natif de la Guyane Gaston Monnerville. Pendant la deuxième guerre mondiale, la capitale de la France Libre tout comme l’Etat major de l’armée de libération de la chère puissance Française était en Afrique centrale, en Afrique noire, à Brazzaville ! Etait-ce pour faire plaisir à l’Afrique ? Bien sûr que non ! Cette France libre sous le commandement du général de Gaulle, était une France fictive ! La vraie France avait pour capital Vichy, et était sous le commandement du Maréchal Pétain. Cette France là, la France réelle, la France légitime, la France légale, est celle qui se battait contre les Africains pour rester sous la tutelle de l’Allemagne Nazi ! Les Anglais et les Russes, au contraire de la France, ont résisté, et se sont battus contre l’ennemi Nazi ! Les Africains vont se battre sur plusieurs fronts en Afrique, contre les Allemands, contre les Italiens et contre la France légale avant d’entrer en France par le Sud et la libérer les villes au fur et à mesure en remontant vers le Nord ! Les Anglais et les Russes avaient leur propre pays à défendre des Hordes Nazi, et n’ont donné un coup de main à la France qu’après avoir vaincu les Allemands, tout comme les Américains qui avaient fort à faire contre les Kamikazes Japonais n’ ont participé à la libération de la France que quand l’ armée Nazie était déjà essoufflée, à bout de force ! Voilà que les Français qui devraient avoir un profond respect pour les Africains, sont ceux qui traitent les Africains avec le plus de mépris et de condescendance ! L’Afrique a fait connaître le Général de Gaulle au monde entier comme le Héros de la libération de son pays.

C’est pourtant ce même général qui s’opposera contre le défilé des troupes africaines sur les Champs-Elysées le jour consacré à la libération nationale. Toutes les armées qui ont défilé ce jour-là étaient blanches ! Quelle honte ! Quelle bassesse ! Quelle absence de scrupule ! Plus graves encore sont les massacres commis par les troupes françaises sur des soldats africains qui venaient de se battre pour rendre à la France sa liberté, sa dignité. Toutes sont indignes, mais deux de ces massacres sont des plus infâmes, des plus odieux, des plus crapuleux, des plus lâches ! Oui, des plus lâches car seuls des lâches sont capables d’ignominie et d’abomination pareilles : il s’ agit notamment des massacres de Thiaroye au Sénégal où l’armée coloniale française a déployé tout son savoir-faire militaire pour écraser de vaillants citoyens Africains qui venaient de participer à la campagne victorieuse ayant mise l’armée du Reich en déroute. Le péché capital de ces derniers était d’avoir réclamé leur solde, et d’avoir exigé qu’ il devrait être fait sur la base de la parité en vigueur, au grand déplaisir des officiers français qui eux comptaient léser les Nègres de la moitié de leur pécule. Les Blancs ne pouvaient tolérer pareil affront. Le 1er Décembre de l’an 1944, à 3 heures du matin, des chars de combat ont encerclé le camp militaire et ont ouvert le feu sur des soldats désarmés, et qui plus est, étaient plongés dans un profond sommeil ! Combien des 1280 tirailleurs vivant dans ces camps ont pu s’en sortir ? Très peu ! Les miraculés seront rapidement capturés, jugés, condamnés et enfermés pour le motif : refus d’obtempérer ! Les massacres de Sétif sont le ferment de la guerre d’Algérie qui a commencé en 1954 et qui a débouché sur l’indépendance de ce pays en 1962. Le 8 Mai 1945 jour de reddition de l’Armée allemande marquant ainsi la fin de la deuxième guerre mondiale, alors que sous d’autres cieux on sablait l’évènement au champagne, les habitants de Sétif, ville située à l’est de l’Algérie, à 300 kilomètres d’Alger, comptait plutôt ses morts. Les troupes françaises venaient une fois de plus de sévir et comme à l’accoutumée, sur des populations sans défense. Ces troupes ont tout simplement rayé de la carte du monde, la ville de Sétif ! Ordre avait été donné de tirer sur tout ce qui bouge ; cet ordre n’est pas tombé dans les oreilles de sourds. 24 heures plus tard, Sétif n’existait plus ! Il était devenu un champ de ruine, une ville fantôme ! Femmes, enfants, vieillards, personnes valides, personnes invalides, tous ont subi la folie meurtrière des soldats Français. Qu’est-ce qu’on reprochait aux populations de Sétif ? D’avoir organisé une manifestation pacifique, d’avoir écrit sur une pancarte : « nous voulons être vos égaux », sur une autre : « libérez Messali ». Messali Hadj, le chef du principal mouvement nationaliste avait été arrêté et exilé au Gabon. Le troisième reproche était le fait qu’un manifestant ait brandi le drapeau Algérien. Un policier a aussitôt abattu l’impertinent à bout portant. Cet acte fut la goûte d’eau qui fit déborder le vase. Les policiers Français se mirent à tirer en désordre sur la foule de manifestants qui, à leur tour parvinrent à zigouiller 30 Blancs avec les moyens de bord. 6 semaines durant, les troupes barbares françaises, vont ratisser outre Sétif, Guelma et Kherrata…etc. Bilan : 45.000 morts, côté algérien d’après les estimations des nationalistes, contre environ 150 côté français.

Beaucoup plus près de nous, qu’est ce que l’armée française n’a pas expérimentée au Cameroun comme arme de destruction massive pour réduire à sa plus simple expression les velléités indépendantistes des peuples Bamiléké et Bassa ! On se souvient que l’arme biologique et chimique qui sont des armes non conventionnelles, avaient été anormalement déployées contre ces peuplades camerounaises, notamment la bombe au napalm contre des individus qui se défendaient au moyen des fusils de chasse, de lances, de machettes et de couteaux empoisonnés, bref avec les moyens les plus rudimentaires ! L’expédition française aurait fait, dans les pays Bamiléké pour la seule période de 1958 à 1962, au bas mot 400 000 morts et des millions de déplacés qui sont constitutionnellement catalogués comme allogènes dans les régions du littorale, du grand Sud et du grand Nord du Cameroun où ces pauvres nationalistes ont dû se camoufler ! A la lumière de tout ceci, ce n’est sincèrement pas l’Afrique et les Africains qui sont vraiment à plaindre, mais bien la France et les Français.

Pour revenir un peu plus concrètement aux élections camerounaises du 9 Octobre 2011, qui reste l’ objet principale de cette réflexion, est-ce que faire vivre les Camerounais, ou faire bien vivre les Camerounais est un problème qui nécessite pour sa résolution le recours à un démiurge, à un prophète ou à un extra-terrestre ? Nous pensons très intimement que non. Chacun des 23 candidats déclarés à la présidence de la république, et des millions de camerounais non déclarés à ce poste seraient en mesure de bien gérer le Cameroun et de faire de lui un pays puissant parmi les puissants dans le monde les dix années à venir. Les élections présidentielles, évidemment, ne transformeront pas le Cameroun ! Nous savons bien que les Occidentaux ne feront jamais rien pour aider l’Afrique à s’ en sortir, et feront tout pour empêcher une montée en puissance des pays du continent. En d’autre termes, si d’aventure les élections en Afrique étaient porteur de germe de prospérité, les Occidentaux trouveraient toute sorte d’astuce pour justement empêcher le déroulement des élections là-bas. Comme le chante si bien notre regretté frère Michael Jackson, « They don’t care about us ! » Cette phrase est fondamentale ! Si les autres se foutent de nous, devons-nous nous aussi nous foutre de nous ? Non, bien sûr. Cette prise de conscience devrait nous aider à comprendre que nous sommes seuls au monde, que nous sommes seuls contre tous, et par conséquent que nous sommes obligé, puisque notre survie sur la terre y dépend absolument, de ne jamais compter que sur nous-mêmes, de ne jamais avoir confiance qu’ en nous-mêmes, de ne croire absolument qu’ en nous-mêmes. Physiquement, intellectuellement, mentalement, spirituellement, moralement, psychologiquement nous n’avons rien, absolument rien à envier aux autres. C’est au contraire les autres qui ont tout à nous envier ! Ainsi donc, nous devons dorénavant changer radicalement de cap, changer catégoriquement d’orientation, prendre notre destin en main, déterminer nous-mêmes et ensemble nos nouvelles priorités, adopter de nouvelles stratégies dans la quête et la conquête de notre bonheur futur. Une nouvelle approche dans la gestion des Hommes et des biens entraînera nécessairement une révolution radicale dans l’évolution de notre pays. Si nous avons tenu à nous étendre sur ce qui tiendrait lieu de préambule, c’est pour la bonne raison que sans ce travail d’ éclairage, nous perdrons le temps des siècles et des siècles encore à mettre la charrue avant les bœufs, à continuer d’ être surpris que rien ne marche, qu’on ne fait que tourner en rond, qu’on recule plutôt quand toutes les autres nations du monde sortent la tête de l’eau.

Notre leitmotiv est, aussi surprenant que cela puisse paraître, qu’il n’y a pas de Camerounais qui haïssent le Cameroun, d’Africains qui haïssent l’Afrique, de Noirs qui haïssent les Noirs ! Cependant, nous reconnaissons volontiers qu’il ya des Camerounais plus manipulés que d’autres, des Africains plus manipulés que d’autres, des Noirs plus manipulés que d’autres. Plus on est manipulé, moins on s’appartient, moins on peut faire un jugement autonome, moins on est libre ! Le drame de l’Afrique, le plus grand drame de l’Afrique, est que la gestion du continent est entre les mains d’une élite intellectuelle manipulée, une élite intellectuelle qui ne s’appartient pas, une élite intellectuelle incapable de mener un jugement autonome, une élite intellectuelle qui ne pense pas, et se contente tout simplement de réfléchir gaiement et naïvement la pensée du colon-colonisateur qui oppose une fin de non recevoir à toute forme d’émancipation du Nègre, une élite intellectuelle, en somme, qui n’est mentalement, intellectuellement, psychologiquement et spirituellement pas libre !

La dictature, la corruption, le népotisme, la gabegie, le tribalisme, le favoritisme, l’ indolence, le laxisme, …etc. ne sont pas les causes de notre sous-développement : ce sont plutôt les conséquences du système esclavagiste et colonialiste qui nous tiennent et qui nous maintiennent couchés sur tout notre long depuis le XV ème siècle de l’ère chrétienne après que le patron de l’église catholique, le pape Nicolas V, Tomasso Parentucelli de son vrai nom, en 1454 eut donné l’ordre au Roi Alphonso V du Portugal de réduire tous les Sarrasins et autres Nègres partout où ils se trouvent, en esclaves.

Le problème des Africains en général et des Camerounais en particulier, est que nous passons le clair de notre temps à combattre les conséquences ou les effets et non les vraies causes de nos malheurs et de nos misères. Or fonctionnant de la sorte, nous nous condamnons à mourir tous, alors qu’au contraire, nous voulons tous vivre et laisser vivre notre progéniture !

Si avant-hier et hier les Blancs nous ont esclavagés et colonisés, ( l’esclavage et la colonisation étant les pires pratiques qu’un peuple puisse infliger à un autre), qu’est ce qui peut nous motiver à croire que ces gens ont changé de nature et seraient prêts à nous aider à devenir puissants ( comme eux) avec tout le risque que cela suppose de les traîner éventuellement devant nos tribunaux et les juger pour tous leurs crimes et forfaits contre nous ? Nous croyons à tort que nous ne pouvons rien faire, que nous sommes trop faibles pour résister, et c’est cette croyance qui est notre véritable faiblesse. Si nous étions David, nous n’aurions jamais consenti nous battre contre Goliath ! Pourtant l’histoire nous raconte comment le petit David a terrassé le grand Goliath ! Avant la colonisation, notre continent avait été sillonné par des soi-disant explorateurs, missionnaires, médecins et autres qui avaient pour mission cardinal de chercher à comprendre le comportement des Africains et leur mode de fonctionnement social afin de mieux les dominer…

Ce qu’ils ont compris, et qu’ils ont exploité à fonds, c’est que les Africains sont des Etres très accueillants, des Etres affables, des Etres très pieux, des Etres très attachants, des Etres qui aiment sans calcul, mais surtout des Etres très croyants ! Les Africains, de nature, croient plus facilement en tout ce qu’on leur raconte que les autres peuples, ce qui est absolument dommage, et l’Africain contemporain ne se définit que par rapport au discours qu’autrui tient sur lui. Ceci signifie que si un président Africain travaille bien pour son peuple, et que l’Occident dit de lui que c’est un mauvais président ou, pour utiliser le vocabulaire qui est maintenant en vogue, que c’ est un Dictateur, bon nombre d’ Africains reprendront en écho les propos déstabilisateurs des néo-colons ! Aussi, un piètre président qui affame son peuple alors qu’il a les moyens de faire autrement, s’il est acclamé par l’Occident, lui-même sera le premier à croire qu’il est sincèrement le messie que son peuple mérite, brandissant les déclarations de son collègue généralement moins âgés que lui et ayant moins d’ expérience dans la fonction présidentielle que lui, comme un trophée ! La conséquence de ce comportement enfantin et infantilisant est que les gouvernants en Afrique ne sont plus là pour travailler pour leur peuple, mais tout simplement pour travailler à plaire l’Occident qui peut alors, puisque c’est lui qui dicte de façon tacite du comportement à adopter de nos Chefs et Hommes d’ Etat, intervenir comme cela l’arrange dans n’importe quel pays africain, dans un mutisme assourdissant du reste des pays africains.

Les élections du 11 Octobre 2011 au Cameroun pourraient être une occasion à nulle autre pareille pour réaliser la révolution tant attendue qui sortira peut-être l’Afrique définitivement du joug du néo-colonialisme et du néo-esclavagisme.

Avec le recul, nous pouvons admettre sans risque de nous tromper que le paysage politique, social, économique, culturel, sportif, scientifique, technologique…etc. du Cameroun serait complètement différend de celui qu’ il affiche aujourd’hui, si vingt ans plus tôt, en 1992, le Chairman Ni John Fru Ndi avec accepté la main tendue du président Paul Biya. Une chose reste sûre : le Cameroun se porterait nettement mieux aujourd’hui, mieux en tout cas que la Guinée Equatoriale, mieux que le Ghana, égal sinon mieux que le géant Nigéria voisin.

Si le Chairman avait accepté la main tendue du président Biya, le Cameroun ne ferait pas partie des Pays Pauvres Très Endettés ; Si le Chairman avait accepté la main tendue du président Biya, le Commandement Opérationnel ne devrait jamais avoir lieu, et par conséquent, les 9 Disparus de Bépanda seraient encore vivants de même que toutes les victimes de cette fameuse Opération. Si le Chairman avait consenti à l’appel du président Biya, l’Opération Epervier n’aurait jamais vu le jour. Si le Chairman après les élections de 1992 avait accepté de s’asseoir sur une même table avec son frère et discuté ensemble de l’avenir du Cameroun, le Cameroun ne serait pas ce qu’il est devenu : un pays sans âme, une jungle, un mouroir, une morgue, une ruine ! Si le Chairman aux lendemains des élections de 1992 qu’il a vraisemblablement gagné avait accepté de partager le pouvoir avec son frère le président Paul Biya, ce dernier ne serait pas devenu aussi puissant qu’il l’est aujourd’hui, ce dernier n’aurait pas tous les pouvoirs concentrés dans ses mains, et le Cameroun serait bien autre chose que le pays le plus corrompu du monde ! Si le Chairman, le très probable vainqueur des élections de 1992 avait accepté de participer activement et pratiquement à la construction de notre maison commune qu’ est le Cameroun, en aidant à constituer le gouvernement, il est sûr et certain que tous les pseudo-ministres et vrais délinquants et criminels économiques à col blanc qui ont mis le Cameroun à plat ventre ne seraient jamais parvenus à cette position de commandement et de responsabilité, et il n’ y aurait jamais eu d’affaire Albatros ! Si le Chairman en qui une large franche de la population constituée des laissés pour compte, des petits commerçants, des paysans, des ouvriers de tout bord, des débrouillards, des taximen, des agents de maîtrise, de tous les exclus de la société qui comptaient sur lui pour l’amélioration de leur condition de vie avait accepté de constituer le gouvernement du Cameroun en 1992, il est plus qu’évident que le président Paul Biya serait aujourd’hui un ex-président coulant des jours heureux au Cameroun ou en Europe, occupé à rédiger ses mémoires et utilisé par l’ Onu comme négociateur et facilitateur de résolution des conflits interafricains.

Le manque de vision à court, moyen et long terme au sein des instances décisionnelles camerounaises et la conception plutôt jouisseuse, hédoniste et libidinal du pouvoir sont la véritable clef de voûte de notre paralysie ! Il y a pourtant un moyen de s’en sortir, de faire du Cameroun un joyau dans le concert des nations, un havre de paix, une concentration de cerveaux, une sorte de faisceau d’intelligence et de sagesse qui éclaire l’Afrique, qui éclaire le monde. Ce Cameroun de rêve ne se fera jamais avec les forcenés de l’expression PAUL BIYA MUST GO, ou avec les apôtres de l’expression satanique PAUL BIYA FOREVER. Les uns ne laisseront pas faire les autres et la Communauté Economique Occidentale (CEO) dont le nom propre est la Communauté Internationale(CI) s’en mêlera pour tout gâter ! Qui perdra ? Toujours nous autres les Nègres comme d’habitude : c’est nous qui serons bombardés, c’est nous qui allons mourir, c’est encore nous qui payerons les frais de reconstruction aux entreprises de la Communauté Economique Occidentale (CEO), ou celles de la Communauté Internationale (CI), ce qui revient au même. Comment apprendre de nos erreurs ?

Comment concevoir un nouveau Cameroun de valeur, un Cameroun débarrassé des scléroses de la pauvreté, des maladies, du laxisme, du favoritisme, de la corruption, du grand banditisme, de la feymania, de l’indolence, de la gabegie, du gaspillage, de la surfacturation, de l’escroquerie, de l’arnaque ? Comment repenser un Cameroun où le président de la république n’est qu’un citoyen comme tout le reste occupant une haute fonction, et non un dieu qui, comme tous les dieux, est invisible, inaccessible, omnipotent, vénéré ?

Comment réconcilier les camerounais ? Comment bâtir ensemble un Cameroun nouveau qui repose sur la confiance mutuelle, sur le travail, sur le respect mutuel, sur le mérite, sur l’honnêteté, sur l’intégrité, sur la justice, sur la solidarité, sur la vérité, sur la paix, sur la responsabilité, sur la vertu, sur la foi, sur l’amour, sur la sagesse ?

Telles sont les questions essentielles qui nécessitent une réponse satisfaisante pour le bonheur de tous les fils et de toutes les filles de l’Afrique en miniature ! Un nouveau jour devra absolument se lever sur le Cameroun au lendemain de la proclamation des résultats de la consultation électorale du 9 Octobre 2011. Quel que soit le président élu, le vrai vainqueur des suffrages devra rester incontestablement le peuple camerounais uni dans son désir de paix sociale, de prospérité, d’indépendance et de liberté. Nous pensons, et nous sommes persuadés Que la seule et unique façon de rendre hommage au peuple camerounais, Que la meilleure façon de valider le vote des citoyens Camerounais, Que le meilleur moyen d’intéresser le plus grand nombres de citoyens à la chose politique et à la gestion propre et saine du pays, Que la meilleure garantie de paix sociale, Que la meilleure garantie de justice sociale, Que le meilleur moyen de témoigner au peuple le respect de ses choix, Serait de procéder de la manière suivante : 1. Celui des candidats en lice à la présidence du Cameroun qui aurait reçu le plus grand nombre de suffrages du peuple est déclaré PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

2. Celui des candidats en lice à la présidence du Cameroun qui aurait reçu le plus grand nombre de suffrages du peuple supérieur à celui du reste des candidats et inférieur à celui du Président de la République, est déclaré VICE – PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

3. Celui des candidats en lice à la présidence du Cameroun qui aurait reçu le plus grand nombre de suffrages du peuple supérieur à celui du reste des candidats et inférieur à celui du PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE et à celui du VICE- PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE est déclaré PREMIER MINISTRE

Le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, Le VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE et le PREMIER MINISTRE devront former le gouvernement dans les proportions suivantes :

1-Le Président de la République : 40% des Ministres 2-Le Vice-Président de la République : 30% des Ministres 3-Le Premier Ministre : 20% des Ministres 4- La Société Civile : 10% des Ministres Les Ministres de la Société Civile devraient être choisis sur la base d’une concertation entre Le Président de la République, Le Vice-Président de la République et le Premier Ministre. Sur 5 Ministres d’ Etat par exemple, 2 peuvent être issus de la formation du Président de la République, 1 de celle du Vice-Président 1 de celle du 1er Ministre 1 de la Société Civile Les Ministères les plus importants qui tiendraient lieu de Ministères d’ Etat seraient : 1-Défense Nationale 2-Finance 3-Agriculture 4-Education Nationale 5-Administration Nationale Il y a des acteurs politiques, sociaux et économiques talentueux qui animent la vie de ces différents secteurs au Cameroun et qui devraient logiquement jouer un rôle prépondérant dans les prises de décision dans leur secteur de compétence. Nous pensons notamment au Commandant Mboua Massock. Il fait peur, mais nous croyons qu’on ne devrait pas avoir peur de lui. Il ne mangera personne. Il aime très profondément sa patrie le Cameroun, et a déjà prouvé par sa bravoure et sa ténacité, qu’il est prêt au sacrifice suprême pour le bonheur de ses compatriotes au même titre que Lumumba, um Nyobe, Ouandié Ernest , Mandela, Sankara, Steve Biko, Malcolm X,…. Nous pensons aussi au savant Mbog Bassong, au Professeur Owona Nguini…etc. Il y a aussi qui ont servi en tant que ministre, et qui ont démontré une compétence, une intégrité et un patriotisme avéré dans l’exercice de leur fonction. Ceux-là devraient absolument donner un coup de main à l’action gouvernementale. Ce sont :
 Le professeur Joseph Owona
 Thomas Dakayi Kamga
 Garga Haman
 Akame Foumou
 Dr. Adamou Ndam Njoya
 Sanda Oumarou …etc. L’expertise des Camerounais de la diaspora est une nécessité, une urgence. Le Cameroun se fera avec tous ses fils sans exclusive. Beaucoup de jeunes Camerounais dont le Cameroun a absolument besoin pour son développement ne peuvent rentrer au Cameroun, et s’usent chaque jour qui passe en Europe, en Amérique, en Asie, en Afrique. Il est temps de lever l’embargo, et de permettre à toutes ces intelligences de rentrer servir leur pays ! Tout le monde gagnera, le Cameroun davantage. Monsieur Senfo Tonkam a beaucoup à offrir au Cameroun, son pays. Il n’est pas normal que le reste du monde jouisse de l’intelligence extraordinaire de ce monsieur, et que le Cameroun qu’il chérit tant quoiqu’ il se considère beaucoup plus comme citoyen du monde kamit, lui ferme ses portes. Célestin Monga a l’aura qu’il faut pour aider le Cameroun à reprendre son destin en main, à reprendre son envol ! Jules Fogue a la compétence, le charisme nécessaire, l’honnêteté, la liberté d’esprit, la vision et l’intégrité qu’il faut et qui fait tant défaut aux Camerounais de l’intérieur tout comme ceux de la diaspora pour la gestion responsable de quelque structure étatique que ce soit ! Pour un Cameroun qui gagne, l’éducation devrait être davantage autocentrée afin que les jeunes comprennent qui ils sont fondamentalement, et qu’ils prennent plus conscience de ce qu’ils peuvent apporter d’original dans l’évolution du monde. Il s’agira en fait de mettre un terme à la culture du complexe d’infériorité, du manque de confiance en soi, et du développement du « self esteem » condition sine qua non d’indépendance, de liberté, de souveraineté donc d’épanouissement personnel et collectif !

Commentez cet article

Lire les commentaires (1)

Références bibliographiques:

Aucune.

Rechercher


Apprendre et découvrir