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Eléments sur la création du récit sur Jésus Christ
Luigi Cascioli, cet italien qui a porté plainte contre l’église pour inexistence de Jésus Christ, présente les fruits de son analyse méthodique.
LES APÔTRES DE JÉSUS
Les apôtres de Jésus, tous déclarés Galiléens par l’Église, sauf Judas Iscariote qu’elle fait venir de la Judée, sont :
Selon Marc : Simon Pierre, Jacques de Zébédée, Jean frère de Jacques, André, Philippe, Bartholomée, Mathieu, Thomas, Jacques d’Alfée, Thaddée, Simon le cananéen, Judas Iscariote (N.12).
Selon Mathieu : Simon Pierre, Jacques de Zebedeo, Jean frère de Jacques, André, Philippe, Bartholomée, Mathieu, Thomas, Jacques d’Alfée, Thaddée, Simon le cananéen, Judas Iscariote (N.12).
Selon Luc : Simon Pierre, Jacques, Jean, André, Philippe, Bartholomée, Mathieu, Thomas, Jacques d’Alfée, Judas de Jacques, Simon le zélote, Judas Iscariote (N.12).
Selon les Actes des Apôtres : Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Bartholoméeet Mathieu, Jacques d’Alfée et Simon le zélote et Judas de Jacques. (N.11).
Les différences existant dans les listes des apôtres reportées ci-dessus nous amènent à faire deux observations, une de caractère religieux et l’autre de caractère historique.
1) L’observation de caractère religieux concerne l’incohérence évidente qu’il y a entre les mots de Jésus qui élit 12 apôtres car 12 sont les trônes destinés dans les cieux : "Et Jésus leur dit : << En vérité je vous dis : vous qui m’avez suivi dans la nouvelle création, quand le fils de l’homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous vous assiérez sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël" >> (Mt 19-28), et la réalité des faits qui voit se réduire le numéro des apôtres à onze. À chacun son propre commentaire.
2) La seconde, de caractère historique, se réfère à la différence des noms reportée par les évangiles de Marc et Mathieu qui nomment un Thaddée ignoré par l’évangile de Luc et par les Actes des Apôtres, lesquels mettent à sa place un Judas de Jacques qui est ignoré par les deux premiers.
Pourquoi cette différence si tous les trois rédacteurs devaient connaître parfaitement les apôtres du moment que, en considérant tout ce que soutient l’Église, Mathieu fut lui-même un apôtre, Marc un collaborateur de Paul de Tarse (AT. 12,25 ; 1,5 ; 2Tim. 4,11) et de Simon Pierre (2Pt 5/13 ; At. 12, 12-7), et Luc effectua, comme il l’affirme lui-même (Lc.1,2-3), la rédaction de l’évangile et des Actes avec une enquête soignée en prenant des renseignements directement des mêmes témoins des faits parmi lesquels la même Marie, mère de Jésus, que selon l’Église il aurait personnellement connu ? (La Sainte Bible - UECI - pag. 1025).
La surprise qui nous vient de cette discordance de noms que nous relevons entre les évangiles de Marc et Mathieu et l’évangile de Luc et les Actes des Apôtres, devient vraiment extraordinaire quand nous remarquons que dans le quatrième évangile, celui de Jean, les différences des apôtres par rapport aux autres s’accentuent soit dans le nombre, qui n’est pas plus de 12 mais de 9, et soit dans les noms, puisque sont manquants non seulement Jacques d’Alfée, Judas frère de Jacques ou Thaddée, Bartholomée, Mathieu et Simon le zélote, mais en en trouvant même des nouveaux qui ne sont pas nommés par les autres, comme Nathanaël de Cana et un disciple anonyme qualifié de " le préféré " ?.
Évangile de Jean : Simon dit Pierre, Jacques, Jean, André, Philippe, Thomas, Judas Iscariote, Nathanaël de Cana et le disciple préféré. (N.9). J’ai mis en cursif Jacques et Jean parce que ces deux, manquants dans la première édition de Jean, composée de XX livres, sont nommés seulement dans le dernier chapitre, c’est-à-dire le XXI, qui fut ajouté par la suite, on présume 70 à 80 ans après, lorsque les contrefacteurs crurent nécessaire d’y apporter des compléments qui réparassent les carences et les imperfections contenues dans la première rédaction - apparue dans les années 180-190 du deuxième siècle.
Que la première édition de l’évangile de Jean soit sortie à la fin du II siècle, même l’Église le reconnaît : " Le plus ancien manuscrit qui se réfère à cet évangile est de l’an 150, au maximum de l’an 200". (La Sainte Bible - UECI - pag. 1058).
Étant donné que les quatre évangiles furent écrits, en considérant tout ce qu’affirme l’Église, par des apôtres présents lors des faits reportés, tels que les apôtres Mathieu et Jean, ainsi que par des rédacteurs qui furent en contact pendant longtemps avec les mêmes témoins oculaires, comme Marc et Luc qui avaient été disciples de Simon Pierre, la propre Marie mère de Jésus, comme dans le cas de Luc, cette discordance de noms nous apporte la même surprise que si des joueurs de football, après avoir fait ensemble plusieurs championnats dans la même équipe, nous donnaient des noms discordants sur le numéro et sur les noms de leurs camarades. Le moins que l’on puisse penser est que derrière cela se cache quelque chose d’ambigu et de malhonnête qui contraint, quiconque aime la vérité, à faire une enquête personnelle... Étant donné que les explications données par les prêtres (les spécialistes des évangiles) seront décevantes : confuses, sottes, voire insultantes pour l’intelligence humaine.
La première chose qui nous a poussés à approfondir les recherches fut de découvrir, au travers des documentations extra-testamentaires, que durant la période des événements reportés par les évangiles, existait en Palestine - et plus précisément en Galilée - une équipe de révolutionnaires composée par les fils d’un certain Judas le Galiléen qui montre de fortes analogies avec celle, évangélique, composée de Jésus et de ses apôtres.
Mais avant de passer à une confrontation directe des composants des deux équipes il est opportun d’expliquer, même si très brièvement, qui fut ce Judas le Galiléen.
Judas le Galiléen, fils du Rabbi Ezéchias (tué en - 44 lors d’une collision armée contre les troupes de Hérode le Grand), était le prétendant au trône de Jérusalem en tant que descendant direct de la lignée des Asmonéens fondée par Simon, lui-même fils de ce Mattathias le Maccabée qui, au II siècle av. C.E., s’était mis à la tête d’un Mouvement Révolutionnaire Juif pour la libération de la Palestine envahie par des Hellénistes. Prenant la place de son Père, en tant qu’Asmonéen direct descendant de David, et après avoir soutenu plusieurs batailles contre les Romains et contre Hérode le Grand, Judas mourut durant la guerre du Recensement (+ 6) en laissant sept fils qui, comme leur père, continuèrent la lutte "dynastique" de revendication du trône de Jérusalem.
Les fils de Judas furent : Jean l’aîné, Simon, Jacques le majeur, Judas (pas l’Iscariote), Jacques le mineur, Menahem et Eléazar. Ces deux derniers, même s’ils ne firent pas partie de l’équipe révolutionnaire, continuèrent de toutes façons, après la mort des frères, à revendiquer le trône de Jérusalem en combattant contre les Romains dans les guerres qui suivirent, comme celle de 66-70 (Guerre Juive) dans laquelle périt Menahem et celle de 74 (Massada) dans laquelle mourut Eléazar.
La première analogie que nous relevons entre l’équipe des révolutionnaires et celle des apôtres est que les composants des deux sont frères entre eux et qu’ils ont les mêmes noms. Est-ce un pur hasard ou sont-ce vraiment les mêmes personnes ? C’est ce que nous essaierons de découvrir par le moyen d’une enquête historique que nous ferons précéder d’une explication qui, bien que rapide, nous aidera à mieux comprendre le déroulement de notre analyse.
"Les 4 évangiles canoniques et la plus grande partie des 14 livres des Actes des Apôtres, pour être exact 10, qui virent la lumière - dans leurs premières éditions - dans la deuxième moitié du deuxième siècle (155-160), se trouvent à mi-chemin entre une précédente documentation qui sortit sous forme d’écrits (Évangiles, Dits, Lettres et Actes), rédigés pour la plus grande partie en grec, que l’Église déclara apocryphes, c’est-à-dire faux, et les dernières éditions des mêmes qui apparurent, après d’innombrables corrections et contrefaçons, aux V et VI siècles.
Que les évangiles apparus au V et VI siècle dans leurs éditions définitives, qui sont " grosso modo " les actuels, soient différents des évangiles du II siècle est montré par des docteurs de l’Église, comme Eusèbe de Césarée, mort en 340, auteur de la très célèbre "Histoire Ecclésiastique", et Irénée - évêque de Lyon - qui vécut à cheval entre le II et le III siècle. Ceux-ci reportent dans leurs nombreux ouvrages des affirmations contrastant avec celles soutenues par les évangiles définitifs, c’est-à-dire ceux sortis 150 à 200 ans après leur mort, comme la virginité de la Sainte Vierge qui, niée par eux, est soutenue en revanche, même si de façon pas encore dogmatique, dans les éditions du V et VI siècle.
Sans parler de Tertullien, apologiste chrétien du II siècle, qui nie la naissance terrestre de Jésus, comme cela était soutenu dans toutes les premières éditions des quatre évangiles canoniques. Cette naissance ne se trouve confirmée qu’au V et au VI siècle dans les évangiles de Mathieu et Luc. Si les deux autres évangiles, celui de Marc et de Jean, ne la reportent pas c’est tout simplement parce qu’ils furent laissés tels qu’ils avaient été rédigés ; soit selon les principes théologiques qui lors de la seconde moitié du II siècle soutenaient un Jésus apparu non pas en tant qu’homme mais sous forme de révélation. (St-Paul – Gnose) - (Lire La Fable de Christ).
En revenant sur le thème concernant les analogies entre les deux équipes, et après avoir vu que les noms des fils de Judas le Galiléen, exception faite pour Menahem et Eléazar, sont les mêmes de ceux des apôtres, ce que découvrons encore c’est que les composants de l’équipe des Apôtres étaient aussi frères entre eux.
Pour nous enlever tout doute sur la fraternité des apôtres, en plus des documents apocryphes, les mêmes évangiles canoniques suffisent :
"Sa mère et ses frères arrivèrent, et en restant dehors, ils l’envoyèrent appeler. Tout autour était assise la foule et ils dirent à Jésus : << Voilà ta mère, tes frères et tes sœurs qui sont dehors et te cherchent >> "., Mc.3 ; 31-32.
<< Ce n’est pas lui le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Jean, de Judas et de Simon ? Et ses sœurs ne vivent-elles pas ici avec nous ? >> (MT 13 ; 55-56).
<< Tous ceux-ci étaient assidus et d’accord dans la prière, avec quelques femmes et avec Marie la mère de Jésus, et avec les frères de lui >> (At. 1 ; 14).
<< Puis Jésus parut à Jacques, un des frères du Sauveur >> (Eusèbe de Césarée - Hst. eccl. I - 12, 5).
<< Jacques, frère du Seigneur, succéda à l’administration de l’Église avec les autres apôtres >> (Eus de Cés. Hist. Eccl. II, 23, 4).
<< De la famille du Seigneur restaient encore les petits-enfants de Judas, dit son frère selon la chaire, qui furent dénoncés car appartenant à la lignée de David >> (Eus.de Cés. III, 20, 1).
Devant ces affirmations données par les évangélistes Marc et Mathieu et par les Actes des Apôtres, confirmées par les documents apocryphes et par Eusèbe de Césarée, que répond l’Église pour soutenir la virginité de la mère du Christ ? Eh bien, elle résout tout en déclarant qu’ils n’étaient en réalité pas les frères de Jésus mais ses cousins, car fils d’une autre Marie, sœur de la mère de Jésus, qui s’était unie à Joseph dans un mariage précédent !
Cette thèse pourrait à première vue être acceptée aussi par l’ambivalence du mot frère qui, en Hébreu, et selon les cas, signifie aussi cousin. Il faut cependant l’exclure catégoriquement pour deux motifs : le premier parce que dans les évangiles écrits en grec il y a le mot "adelfos", c’est-à-dire "frère" et qui n’a rien à voir avec le sens de cousin, et le second parce que le personnage de cette hypothétique sœur de la mère de Jésus, comme cela sera démontré dans le chapitre concernant les trois Marie, n’a jamais existé.
Ainsi confirmée la fraternité entre Jésus et Jacques dit le majeur, Jacques dit le mineur, Simon et Judas, passons maintenant à l’examen des documents qui précédèrent les évangiles canoniques et les Actes des Apôtres, c’est-à-dire les documents repoussés par l’Église car déclarés apocryphes, pour savoir qui sont en réalité ces frères-disciples du Christ et préparons-nous à des résultats qui seront, c’est peu dire, bouleversants.
Mais avant de passer aux disciples, faisons un rapport consciencieux entre les deux équipes et essayons de connaître ces fils de Judas le Galiléen en les décrivant un par un, de la même manière qu’ils nous sont présentés par les historiens de l’époque.
Judas laissa sept fils mâles. En ce qui concerne les filles on ne sait pas si elles étaient deux ou trois par manque de documents le confirmant. Les fils de Judas furent : Jean l’aîné, Simon, Jacques le majeur, Judas, pas l’Iscariote, Jacques le mineur, Menahem et Eléazar.
Laissons Jean pour la fin de notre enquête car nous lui réservons une analyse particulièrement détaillée : il est le pilier de nos études christologiques. Examinons d’abord les autres en commençant par Simon et Jacques le majeur.
Simon et Jacques le majeur : De Joseph Flavius : << Au-delà de ça, Jacques et Simon, fils de Judas de Galilée, furent jugés par ordre venant d’Alexandre (Tiberis) et furent crucifiés ; celui-la était le Judas qui, comme j’ai expliqué avant, avait poussé le peuple à la révolte contre les Romains, pendant que Quirino faisait le recensement en Judée >> (Ant. Jud. XX-102).
Judas : il meurt dans une collision armée en l’an + 45 sous le procureur Cuspide Fado pour avoir organisé une émeute : "Pendant que Fado était procureur de la Judée, un imposteur du nom de Thaddée (Theudas), persuada une grande partie de la foule de prendre avec eux leurs propres avoirs et à le suivre jusqu’au fleuve Jourdain : il disait en effet être un prophète et qu’à son signe, le fleuve se serait ouvert, leur offrant un passage facile. Nombreux il en trompa de cette manière. Mais Fado ne permit pas qu’ils tirassent profit de pareille folie et il envoya un escadron de cavaliers qui tomba soudainement sur eux : nombreux furent tués et nombreux furent faits prisonniers. Et parmi ceux-ci Judas Thaddée, il fut décapité et sa tête fut portée à Jérusalem. (Ant Jud. XX, 97-99, et, Hist Ecclés.. II-12).
Que Judas dit Thaddée fut le fils de Judas le Galiléen se trouve confirmé aussi dans les Actes des Apôtres, même si de manière anachronique, à travers le discours de Gamaliele (At 5-34), et dans l’évangile de Luc (6-16) qui le confirme frère de Jacques, fils de Judas le Galiléen, que les Actes des Apôtres reconnaissent avoir été tué en l’an 44 sous Hérode Antipas pour activité subversive (At.12-1).
Jacques le Mineur : Il fut lapidé sous le procureur Albinos (62-64) pour avoir exalté publiquement le Fils de David : << Avec le caractère qu’il avait, Anano pensa avoir une occasion favorable pour tuer Festo pendant qu’Albinos était encore en voyage : il convoqua ainsi les juges du Sanhédrin et il leur suggéra un homme nommé Jacques, frère de Jésus, qui était surnommé le Christ, ainsi que certains autres, sous l’accusation d’avoir transgressé la Loi, et il les remit pour qu’ils fussent lapidés >>. (Ant. Jud. XX. 200). *
* Voltaire écrivait déjà ainsi à propos de ces expressions de Flavius Joseph concernant Jésus, dit le Christ, qui se trouvent sur Antiquités Judaïques : << Si Flavius Joseph avait cru qu’un Christ s’était réalisé, c’est-à-dire un Messie, il aurait été chrétien >> (dictionnaire philosophique V), alors que nous savons que Joseph Flavius resta toujours et de toutes façons un juif orthodoxe.
L’authenticité de ces passages concernant Jésus dit le Christ, resta en discussion jusqu’à ce que des historiens comme Niese, Norden, Zeitling, Lewy et Schurer montrassent irréfutablement que c’était en réalité des faux, effectués au IV siècle, soit par Ambroise de Milan, qui réécrivit les Antiquités Judaïques sous le nom d’ Egesippo, soit par Eusèbe de Césarée - appelé "Le faussaire" par les exégètes par antonomase. Comme résumé explicatif de cette contrefaçon je reporte un passage de l’historien Guy Fau :
<<Les passages concernant Jésus, dit le Christ, apparaissent pour la première fois au IV siècle par œuvre d’Eusèbe de Césarée (Le Faussaire) et ne se trouvaient pas encore dans Antiquités Judaïques du temps d’Origène (185-254) puisque c’est lui-même qui assure, dans son " Contra Celsum " (I-47), que Joseph Flavius n’a jamais parlé d’un Jésus appelé le Christ. La falsification est donc tellement manifeste que l’Église elle-même ne défend plus l’authenticité de ce passage de Flavius Joseph >> (Guy Fau - La Fable de Jésus-Christ. III – Voir aussi " Le silence des auteurs Juifs "). (Cet argument sera de nouveau repris dans le dernier chapitre : " RÉPONSES AUX OBJECTIONS ".)
Menahem : De Joseph Flavius : << Ce fut alors qu’un certain Menahem, fils de Judas dit le Galiléen, un docteur très dangereux qui, déjà au temps de Quirino, avait réprimandé les habitants de la Judée pour avoir reconnu la domination des Romains alors qu’ ils avaient déjà un Dieu comme Seigneur... ". (Guerre Jud. II-17).
Eléazar : De " La Guerre Judaïque " : <<... Eléazar, fils de Giairo, uni à Menahem par des liens de parenté, qui par la suite fut chef de la résistance au Massada…". (Guerre Jud. II-17),
Si je soutiens qu’Eléazar est fils de Judas et non pas de Giairo, comme cela est écrit dans ce passage de Joseph Flavius où il résulte, de toutes façons, être lié au Menahem par des liens de parenté, c’est parce que l’événement - de la façon dont il est reporté par Joseph Flavius - montre clairement que nous sommes, encore une fois, face à une autre manipulation des faussaires.
<< Ce fut alors qu’un certain Menahem, fils de Judas dit le Galiléen, après avoir attaqué Massada, être revenu à Jérusalem, et avoir assumé le commandement de la rébellion, commença à diriger le siège. Mais les partisans d’Eléazar se levèrent contre lui , en se répétant l’un à l’autre que ce n’était pas utile d’avoir un patron qui, même s’il n’avait rien fait de mal, était inférieur à eux. Ils se mirent ainsi d’accord et ils l’attaquèrent dans le temple ; il y était en effet allé pour prier en grande pompe, orné du vêtement royal et accompagné de ses disciples les plus fanatiques comme gardes du corps. Alors que les hommes d’Eléazar s’étaient jetés sur lui, le reste du peuple, furieux, saisit des pierres et commença à frapper le docteur, croyant que, en l’éliminant, la révolte cesseait . Les hommes de Menahem opposèrent un peu de résistance, mais quand ils virent que toute la foule était contre eux, ils s’enfuirent. S’ensuivit alors le massacre de ceux qui avaient été pris et la chasse de qui se cachaient. Quelques-uns trouvèrent un refuge en se cachant a Massada, et parmi ceux-ci Eléazar fils de Giairo, lié à Menahem par des liens de parenté. Il devint par la suite le chef de la résistance de Massada. Menahem réussit quant à lui à s’échapper et se cacher lâchement dans le quartier dit Ofel, mais il fut repéré et attrapé. Après maints supplices, il fut tué ainsi que ses lieutenants et Aba salon - le principal ministre de sa tyrannie >>.
Cette description des faits est reportée avec une telle confusion qu’elle nous porte à penser qu’elle fut le fait de tricheurs qui n’avaient, comme seul but, que celui d’en cacher une clarté qui leur aurait été ennemie, et non celle d’un écrivain cultivé et précis comme Joseph Flavius (élu " Historien officiel de l’Empire" par Rome pour son sérieux et sa rigueur). Aucun doute, nous sommes devant une falsification de ses textes. Devant une revendication héréditaire organisée par Eléazar contre le frère Menahem qui s’était installé sur le trône de Jérusalem avec une grande cour formée de prêtres, de lieutenants et de ministres. Une querelle entre frères identiques aux autres, nombreuses, qui se succèdèrent dans l’histoire des descendants de David, comme celle d’ Aristobule II et Hyrcan II,au temps de l’occupation de la Palestine par Pompée. (Lire la Fable du Christ).
En considérant que, selon les principes religieux et politiques juifs, les prétendants au trône de Jérusalem ne pouvaient être que les descendants directs de la lignée de David, et que seule était reconnue comme telle la lignée de Judas le Galiléen, on ne peut qu’en déduire qu’ils étaient frères. Vu que toute la revendication Juive de la Palestine était basée sur l’attente d’un Messie qui, selon les prophéties, devait venir de la lignée de David, aucun autre n’aurait pu prétendre au trône de Jérusalem excepté cette lignée qui fut reconnue par les habitants de la Judée dans la caste des Asmonéens fondée par Simon fils de Mattathias le macchabée ascendant d’Ezéchias, père de Judas le Galiléen. Les mêmes évangiles, en soutenant que Jésus était le descendant de David, confirment l’exigence de cette prémisse indispensable pour être déclaré le Messie, c’est-à-dire le roi des Juifs.
Nous avons donc établi que Simon, Jacques le majeur, Judas Thaddée et Jacques, en tant que fils de Judas le Galiléen, étaient tous engagés dans la lutte contre les Romains pour la revendication des droits au trône de Jérusalem ; essayons maintenant de découvrir, à travers les témoignages des historiens de l’époque et des documents écrits en grec qui précédèrent les évangiles canoniques, si les fils de Judas étaient, oui ou non, les mêmes disciples de Jésus.
Aucune.
Commentaires
- 8/10/2008 10:06 par sherlockholmes
- 12/09/2008 11:44 par Siassia dia
- 7/06/2008 01:40 par Um Nyobè
- 25/05/2008 12:02 par Umusimbi
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