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par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com


Son dernier article: Où est la « Terre Sainte » ?
 Publié le 7 octobre 2005

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En Réponse au livre nul « Négrologie », un livre digne d’intérêt « Négrophobie »

Vérité - Justice

En Réponse au livre nul « Négrologie », un livre digne d’intérêt « Négrophobie »

Réponse aux "Négrologues", journalistes françafricains et autres falsificateurs de l’information. Trois auteurs de référence ont mêlé leurs plumes pour décortiquer le discours pervers de "Négrologie", qui joue avec le feu du racisme pour mieux masquer la face honteuse de la République. Ils mettent à nu, preuves à l’appui, dix ans de désinformation, à Libération et au Monde.

NEGROPHOBIE

de Boubacar Boris Diop, Odile Tobner et François-Xavier Verschave, les arènes, 2005, 200 p.

Dès lors qu’il s’agit d’un pays d’Afrique « noire », la République se croit tous les droits. Et d’abord celui de mentir.

Pour la Françafrique, l’information est une arme comme une autre. De RFI au Monde, son traitement est surveillé, filtré, parfois même organisé. Au plus haut niveau, la République est passée maître dans l’art de biaiser l’information, à coup de vrais-faux scoops, de rideaux de fumée et de sources privilégiées.

L’un de ces « ingénieurs de l’âme » s’appelle Stephen Smith. Responsable de la rubrique Afrique au Monde jusque fin 2004, après avoir tenu celle de Libération, il est l’auteur d’un best-seller inquiétant, Négrologie. Ce livre ressuscite les pires clichés coloniaux - sur les Africains, naturellement cruels, qui « se bouffent entre eux » (sic) - dans un salmigondis de statistiques tombées de nulle part et de prose apocalyptique. Stephen Smith accompagne la métamorphose de la Françafrique. Car la République installe désormais ses comptoirs et ses réseaux, profitables et protégés, au milieu d’un chaos politique et économique dans l’avènement duquel elle porte une lourde responsabilité. Quand elle ne se glisse pas derrière les fauteurs de trouble.

Trois auteurs ont mêlé leurs plumes pour répondre à ces écrits de mauvaise augure. Ils décortiquent le discours pervers de Négrologie. Ils décryptent dix ans d’information maligne, à Libération et au Monde. Ils défendent l’honneur des Africains face à tous ceux qui jouent avec le feu du racisme pour mieux masquer la face honteuse de la République.

Romancier et essayiste, Boubacar Boris Diop a été rédacteur en chef du Matin de Dakar. Odile Tobner a partagé la vie et le combat de l’écrivain Mongo Beti. Elle anime toujours la Librairie des peuples noirs à Yaoundé. François-Xavier Verschave est le président de l’association Survie et l’auteur de Noir silence.

Format 24 x 15,5 cm, 200 p., Editions les arènes www.arenes.fr Prix : 19,80 euros , Parution le 16 juin 2005, Ouvrage disponible à Survie.

Le Génocide rwandais

Pour le Génocide rwandais (environ un million de Tutsi), les faits sont accablants pour la France

- le 6 avril 1994, l’avion du président Habyarimana est abattu (événement qui va déclencher le génocide). « …la très réputée Colette Braeckman dans Le Soir de Bruxelles, qui désignent non seulement les extrémistes hutu inquiets des concessions récentes d’Habyarimana, mais aussi deux "assistants" français, qui auraient tiré deux missiles contre l’avion. » (F-X Verschave, Négrophobie, Les arènes, 2005)
- Des témoignages de plus en plus nombreux – recueillis par des citoyens français – sont désormais disponible. Des soldats de l’opération Turquoise auraient livré des réfugiés Tutsi aux tueurs ou même tiré sur eux ou violé des jeunes femmes. (Boubacar Boris Diop, Négrophobie, Les arènes, 2005). Cette opération a surtout permis au gouvernement français d’exfiltrer les organisateurs du génocide.
- Un rapport de l’ONU de novembre 1998 indiquait, chiffres et documents à l’appui, que « les livraisons d’armes par intermédiaires français se sont poursuivies au moins jusqu’au 3 mai 1994, soit quasiment un mois après le début du génocide
- Le gouvernement de tueurs a été constitué dans les locaux mêmes de l’Ambassade de France à Kigali sous la supervision de l’ambassadeur Jean-Michel Marlaud ! (source : Colette Breackman, Histoire d’un génocide, Fayard, Paris, 1994 et Boubacar Boris Diop, Négrophobie, Les arènes, 2005 ; PS : à ne pas confondre avec le livre intitulé Négrologie de Stephen Smith)
- Fin mai 1995, Human Rights Watch (HRW) publie un rapport qui est une vraie bombe pour la crédibilité de la France…Issue de quatre mois d’enquête, le rapport de mai 1995 montre que la France a armé massivement le camp du génocide pendant et après sa perpétration, qu’elle a organisé la fuite de ses concepteurs et propagandistes, favorisé, au Zaïre et en Centrafrique, la reconstruction et l’entraînement d’une armée de 50 000 hommes projetant d’achever « Le travail » » (F-X Verschave, Négrophobie, Les arènes, 2005)

Informations complémentaires

Odile BIYIDI, nouvelle Présidente de Survie http://www.survie-france.org/

Odile BIYIDI a été élue Présidente de Survie, lors du Conseil d’administration de l’association qui s’est tenu à Paris le 17 septembre 2005.

Elle succède ainsi à François-Xavier VERSCHAVE, emporté par un cancer le 29 juin dernier.

Professeur agrégé de Lettres, elle s’occupe notamment, depuis 1993, de la librairie des Peuples Noirs à Yaoundé au Cameroun.

Elles s’occupe aussi de la Revue Peuples Noirs Peuples Africains, créée par l’écrivain camerounais Mongo Beti, avec qui elle a partagé quarante ans de sa vie. (voir www.mongobeti.org)

Auteur, avec Mongo Beti, du Dictionnaire de la négritude (L’Harmattan, 1989) elle a également collaboré au Dictionnaire des littératures de langue française (Bordas, 1984).

Enfin, elle a récemment co-écrit Négrophobie sous le nom d’Odile Tobner, avec François-Xavier Verschave et Boris Boubacar Diop (les arènes, 2005).

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Références bibliographiques:

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