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Découvrez le mois de l’Afrique en Guadeloupe en février

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 6 mai 2011

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FESMAN 2010 : Bilan d’un événement grandiose

Nous étions au Fesman 2011 à Dakar au Sénégal !

FESMAN 2010 : Bilan d’un événement grandiose

Si la première édition du FESMAN (Festival Mondial des Arts Nègres), organisée du 1er au 24 avril 1966 à Dakar (Sénégal) sous l’impulsion de Léopold S. Senghor sur le thème « Fonctions et significations de l’art nègre dans la vie du peuple et pour le peuple » avait marqué les consciences vu le contexte géopolitique de l’époque, celle suivante organisée à Lagos (Nigeria) du 15 janvier 1977 au 12 février 1977, sur le thème « Civilisation noire et éducation » avait jeté les bases d’une vaste coopération panafricaine multi-facettes.

Malheureusement tous ces vœux pieux, emportés par le tsunami de la mondialisation économico-culturelle occidentale, avaient finalement terminé leur courte vie au placard déjà bien rempli de bonnes initiatives panafricaines sans lendemain.

Interview TV de JPO sur la RTS

Il aura donc fallut attendre 36 ans pour qu’en décembre 2010, tel un oiseau Bénou de la période pharaonique africaine qui finit toujours par renaître de ses cendres, nous puissions voir une nouvelle édition du FESMAN affirmer ses valeurs au Sénégal, son pays de naissance et rugir tel un lion féroce de la savane désireux de marquer son nouveau territoire.

Du 10 au 31 décembre 2010, tout ce que le monde compte en arts nègres s’était donné rendez-vous à Dakar pour célébrer entre « afro » cubains, brésiliens, antillais, océaniens, américains, européens, asiatiques et natifs du continent, nos idéaux communs sur le thème : « Renaissance africaine, diversité culturelle et unité africaine ».

Intervention à la tribune du Fesman. JPO

Les chiffres vertigineux donnent une idée de l’ampleur qu’a souhaité donner à cette vaste célébration du monde noir, le président Abdoulaye Wade : plus de 3000 éminentes personnalités, artistes et historiens internationaux invités, 45 pays représentés et 10 délégations officielles accompagnées par leur ministre, sans oublier la présence de divers chefs d’Etats africains, tout au long de l’événement.

Pour magnifier leurs retrouvailles avec l’Afrique, le Brésil et les USA n’ont pas lésiné sur les moyens en faisant déplacer une impressionnante délégation qui comptait respectivement 400 et 200 des plus grandes personnalités panafricaines de ces pays (élus, artistes, chercheurs, responsables du Black Caucus…).

Présentation à Mme la Ministre du magazine YETE version magazine du site africamaat lancée au Sénégal Par Pap Sarr et JPO

La délégation française partie de Paris sous la houlette d’Assane Wade, n’est cependant pas passée inaperçue avec sa cinquantaine de personnalités invités, notamment durant le colloque scientifique dédié à la Renaissance Africaine où l’intervention en tribune de Jean Philippe Omotunde, enseignant et chercheur à l’Institut Africamaat, a été plébiscité par le public.

Ce colloque scientifique dédié à l’exploration culturelle et à l’étude historiographique du continent africain, placé sous la présidence de Monsieur Iba Der THIAM, Historien, Professeur des Universités (Sénégal), fut dédié au professeur Cheikh Anta Diop, natif du Sénégal, dont les travaux ont sonné le glas des études africanistes occidentales dépourvues de bases scientifiques.

JPO avec la famille Jah, Julius Garvey et Dieudonné Gnammankou

Pendant près de 2 semaines, un nombre incalculables de prestigieux chercheurs, historiens, scientifiques et spécialistes des cultures panafricaines, ont offert au public un véritable déluge de conférences thématiques inédites dans l’espace de congrès de l’hôtel méridien de Dakar. Cette première, dans le cadre d’un FESMAN, a permis de mettre en lumière l’extrême richesse intellectuelle du continent, de l’antiquité à nos jours. Reste que le Sénégal, en dépit des quelques soucis organisationnels qui furent progressivement résolus, a frappé très fort, au risque d’impressionner le prochain pays candidat à l’organisation d’une nouvelle édition. Il est question dit-on, de la Martinique.

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