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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 24 juin 2006

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Femme noire d’hier, d’aujourd’hui et de demain...

DES TEXTES HIÉROGLYPHIQUES DÉVOILENT LA HAUTE PERCEPTION DE LA FEMME NOIRE DANS L’ANTIQUITÉ PHARAONIQUE.

Femme noire d’hier, d’aujourd’hui et de demain...

En examinant de près, l’image et le statut des femmes noires dans les sociétés africaines anciennes non soumises à une influence étrangère quelconque, on constate que celles-ci sont perçues comme des déesses. La femme noire et son rapport avec l’homme, dans la société africaine de la période pharaonique mérite donc d’être analysée.

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FEMME : PERIODE PREDYNASTIQUE

Ainsi, il est aisé de constater que même les vestiges archéologiques légués par les premiers Homo Sapiens Sapiens Africanus à travers le monde, témoignent de l’admiration des hommes pour les femmes noires. En effet, ces vestiges sont majoritairement des statuettes de femmes noires (vénus, déesses de la fécondité...).

Dès lors, on comprend que la femme noire était valorisée et vénérée dans sa société, ce qui lui permettait de jouir d’une totale confiance en elle et aussi des mêmes privilèges que les hommes. Mais voyons cela de près.

Dans les sociétés occidentales antiques...

La femme est perçue comme un individu de sexe féminin, dit sexe faible. Elle est donc définie par son anatomie et non pas par son essence et son rapport social à l’homme. Pire encore, c’est le péché originel, la faute, la culpabilité... bref une créature du mal dont la mission est de faire chuter l’homme.

Ainsi, dans la vision grecque, la gardienne des enfers (Hadès) est Perséphone. Elle s’est enlevée les seins et martyrise les hommes.

Héritage du nomadisme et du patriarcat, la femme n’a pas de personnalité juridique, elle n’hérite pas, ne vas pas à l’école, se contente de procréer et est totalement dépréciée dans la société. Une des traces visibles de cet état de fait est qu’il existe un mot pour désigner le meurtre du père ou du frère (parricide fratricide) mais il n’existe rien pour le meurtre de la femme ou de la sœur.

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FEMMES GRECQUES

Dans l’Afrique ancienne (Egypte/Nubie/Ethiopie)...

La femme n’est pas seulement définie par son sexe mais aussi par sa nature divine. C’est celle qui a la possibilité de donner la vie, de procréer (Messou, Messi). Sa nature profonde est donc valorisée et divinisée.

Au-delà, elle est celle qui, dans son rapport à l’homme, jouie d’une quadruple perceptions. En effet, elle est la mère, l’épouse, la déesse et la sœur. Héritée du sédentarisme et du matriarcat, cette perception sociale reflète les idéaux spirituels des africains anciens :

- La divinité de la sagesse, de la vérité et de la justice (Maat) est une femme,

- La protection de pharaon était confiée à une nubienne, la déesse Anouket,

- Isis, était à la fois la femme et la sœur d’Osiris,

- La mère est désignée en écriture hiéroglyphique par le vautour en raison de l’attention que porte cet animal à sa progéniture.

Ainsi, tout comme les déesses, les Africains anciens représentaient leur femme de couleur or (jaune, l’or est la chair des déesses) dans leurs réalisations artistiques (peintures, sculptures, etc...).

Il est encore intéressant de noter que l’homme est généralement représenté avec sa femme, ou placé entre sa femme et une déesse (exemple celle de sa localité pour un personnage important).

La littérature égyptienne nous révèle encore que les hommes, prenaient soin de leur femme et de leur vie familiale.

"Fils respectueux, tendres époux, parents attentifs et bien souvent indulgents, ils tenaient avec un zèle que l’on pourrait qualifier de méthodique, à pratiquer les vertus qu’ils avaient en grand honneur. Et maintes fois, à les en croire, ils donnèrent l’exemple aux générations futures" souligne Elisabeth Laffont (Cf. Les livres de sagesses des pharaons, éd. Folio).

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FEMME EGYPTIENNE

Epoux fidèles certes, les hommes étaient aussi débordant d’amour pour leur femme. Un papyrus nous le révèle (CF. Papyrus Chester Beatty I) :

"Amante unique, sans pareille

Plus belle que toutes les autres femmes

Vois, elle est comme (l’étoile) Sirius qui apparaît,

Au début d’une année heureuse.

D’un éclat radieux, d’un teint délicat !

Charmeur est son regard

Suaves ses paroles,

Elle n’a pas un mot de trop.

Son cou est gracieux, fermes sont ses seins,

Sa chevelure est aussi vraie que le lapis-lazuli,

L’ambre de ses bras l’emporte sur l’or,

Des doigts semblables aux boutons de lotus,

Ses fesses galbées épousent le modèle idéal,

Noble est son maintien dans la démarche,

Elle a capturé mon cœur de son amour".

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Références bibliographiques:

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