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Colloque International Kamit Menaibuc 2010

par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com

 Publié le 16 septembre 2009

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HOMMAGE A MIRIAM MAKEBA

La Lutte contre l’Apartheid d’Afrique du Sud

HOMMAGE  A  MIRIAM  MAKEBA

Hommage à une grande kamite de la lutte contre l’Apartheid dans le cadre d’un Festival au mois de septembre 2009 :

Du 25 Septembre 2009 au 27 Septembre 2009

HOMMAGE A MIRIAM MAKEBA

Dans le cadre du festival FESTIVAL D’ILE DE France, au Cirque D’hiver Bouglione, 110 rue Amelot 75011 Paris 11 (Métro Filles du Calvaire)

Tarifs

De 20.00 € à 28.60 €

Horaires

- Le Vendredi 25 Septembre 2009 à 20h30

- Le Samedi 26 Septembre 2009 à 20h30

- Le Dimanche 27 Septembre 2009 à 20h30

Hommage à une grande kamite de la lutte contre l’Apartheid

Miriam Makeba, la «  Mama Africa  », la «  mère de l’Afrique  » comme elle avait été surnommée, succombait à une attaque cardiaque à l’âge de 76 ans, la nuit de dimanche 9 novembre à lundi 10 novembre 2008 après un concert à Naples, en Italie. La chanteuse sud-africaine venait de chanter pour soutenir Roberto Saviano , l’auteur de "Gomora", menacé de mort par la mafia. Elle avait annoncé en 2005 qu’elle mettait fin à sa carrière, mais elle continuait à défendre les causes auxquelles elle croyait.

Miriam Makeba est née le 4 mars 1932 à Johannesburg, la capitale de l’Afrique du Sud. Son nom complet est Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama . En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections et plongent le peuple noir dans l’arbitraire et la violence. C’est le début de l’apartheid. À 20 ans, Zenzi Makeba commence à chanter, presque par hasard, avec les Cuban Brothers, puis devient choriste du groupe Manhattan Brothers, en 1952, qui lui donne son nom de scène, Miriam (Nous signalons que ce nom est d’origine pharaonique). Elle se sert de son nouveau métier pour dénoncer le régime de l’apartheid. En 1956, elle fait un « Carton » ! : Elle écrit son plus grand succès, la chanson «  Pata, Pata  ». Cette chanson fera le tour du monde. C‘est le premier hit planétaire du continent africain ! En 1959, elle est contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back, Africa du cinéaste américain Lionel Rogosin . Lorsque sa mère meure en 1960, elle ne peut assister à ses obsèques, du fait de son interdiction de séjour en Afrique du Sud. Lauréate d’un Grammy Award en 1965, avec le chanteur Harry Belafonte pour leur disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba, elle devient ainsi la première chanteuse noire à obtenir cette récompense. Après l’échec de son premier mariage (avec Hugh Masekela, le génial trompettiste de jazz sud-africain), elle se remarie. Ce mariage en 1969 avec le militant des droits civils afro-américain Stokely Carmichael, chef des Black Panthers , lui cause des ennuis aux États-Unis. Elle s’exile à nouveau et s’installe en Guinée (La Guinée, d’Ahmed Sekou Touré , faisait figure, dans les années 60, de fer de lance contre le colonialisme). Après un long passage à vide et la douleur de perdre son unique fille Bongi en 1985, elle renoue avec le succès en 1987 à la faveur de sa collaboration avec Paul Simon, dont naîtra "Under African Skies" dans l’album Graceland. Elle publie à cette époque son autobiographie Makeba : My Story . En 1992, elle interprète le rôle de la mère (Angelina) dans le film Sarafina ! qui raconte les émeutes de Soweto en 1976. Elle a développé, en anglais ou en zulu, une impressionnante palette de styles : jazz, traditionnel, gospel ou fusion.

Elle ne reviendra en Afrique du Sud qu’à la libération de Nelson Mandela , emprisonné avec la plupart des dirigeants du Congrès National Africain (ANC) au pénitencier de Robben Island. Elle dira : «  Cette liberté est merveilleuse. Mais il y a encore tellement à faire : éradiquer le racisme et plein d’autres fléaux.  » Elle ne cessera de prononcer des discours anti-apartheid et d’appeler au boycott de l’Afrique du Sud devant les Nations Unies. Elle chante en zoulou, en zhoxa, en tswana. Elle devient le symbole de la lutte anti-apartheid.

Comme N’Krumah , Miriam Makeba a toujours rêvé d’une grande Afrique unie. Elle restait toujours sidérée de voir certaines régions d’Afrique s’entretuer. Cependant elle dira :

«  De plein de manières, je me sens chaque fois désespérée quand je lis dans les journaux occidentaux le décompte des crimes, des viols, du sida, et bien d’autres horreurs qui se passent chez nous. Ces mêmes médias ne mentionnent jamais que notre pays joue entièrement le jeu de la démocratie, que n’importe quelle organisation peut venir y compter le nombre de malades du sida. Il n’y a pas beaucoup d’autres pays qui jouent le jeu de cette manière. Alors, au lieu de nous assommer à coups de marteaux, pourquoi ne pas montrer dans vos médias l’autre côté de l’Afrique du Sud, le côté lumineux, merveilleux, celui qui se bat pour s’en sortir.  »

Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama est partie rejoindre Ousiré (Osisis), peu de jours après l’élection du premier Président noir des U.S.A., Barack Obama . Elle n’a pas vu son investiture au mois de janvier 2009… Que dis-je ?! Oui, elle a vu son investiture… mais parmi les Déesses du ciel.

Ankh, Oudja, Sénèb !

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Références bibliographiques:

Aucune.

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