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Investir en Afrique
INVESTIR EN AFRIQUE : C’EST POSSIBLE... C’EST RENTABLE !
L’Afrique pèse aujourd’hui à peine 2% du commerce mondial. Ceci au moins n’est pas un cliché mais bel et bien une réalité. Les investisseurs, à l’exception de ceux qui exploitent les ressources naturelles, évitent de risquer leurs fonds sur le continent africain. Lorsqu’on les interroge, presque tous ces investisseurs dénoncent l’insécurité juridique et même judiciaire qui règne sur le continent. Ici et là, l’amateurisme du cadre juridique le discute à la cupidité des fonctionnaires chargés de gérer les secteurs économiques. C’est ce cocktail de dysfonctionnement qui est en partie à l’origine du retard économique du continent africain.
C’est certainement pour combler ce manque qu’a été créé l’organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). Cette structure mis en place en 1995 regroupe 14 pays d’Afrique du centre et de l’Ouest. Il constitue a priori un outil de sécurisation des investissements dans les pays concernés. Mais il reste qu’à ce jour, certainement faute d’une communication appropriée, le travail de l’OHADA et les résultats auxquels est parvenue cette structure sont encore mal connus. L’habitude étant, les investisseurs continuent de tenir l’Afrique en marge de leurs priorités d’investissement.
Depuis quelques années, une prise de conscience quasi unanime s’est faite dans la diaspora africaine. C’est un fait que la démarche qui consiste à solliciter des aides des Etats occidentaux est non seulement infructueuse mais est très dommageable pour la dignité de l’Afrique et des africains. Il est de plus en plus question de tisser des liens d’affaires entre les lieux sains de finance occidentale et l’Afrique. C’est dans ce sillage qu’il faut situer les rencontres des hommes d’affaires d’Afrique et d’Europe sur le thème : « le traité Ohada et les opportunités d’investissement en Afrique ». Organisé par le Réseau Africain des affaires (Resaaf), en collaboration avec l’observatoire EURAFRIQUE du partenariat industriel (CREA-PEGE) -Université Robert Schuman et Louis Pasteur, ces rencontres auront lieu du 9 au 10 février 2007 au Pôle Européen de Gestion et d’Economie de Strasbourg en France.
Ce forum connaîtra entre autre, la participation de M. Dorothé Sossa, ancien ministre et actuellement doyen de la faculté de droit et des sciences politiques de l’université d’Abomey-Calavi (Benin).
Le Resaaf est une organisation non gouvernementale créée par des entrepreneurs africains et amis de l’Afrique. Ses membres ont très vite compris l’importance que peuvent avoir les petites et moyennes entreprises dans l’économie des pays en voie de développement. Aussi recommandent-ils la participation massive des immigrés au développement de leurs pays d’origine grâce aux transferts de ressources (en terme de finances et de compétences. Au Résaaf, on pense que l’émergence d’une classe d’entrepreneurs capables de substituer aux méthodes traditionnelles de gestion les techniques modernes permettra de mettre en valeur les énormes ressources naturelles de l’Afrique.
A ce jour, le Résaaf décline dans son bilan des actions telles : les activités de conseil et d’expertise et d’accompagnement pour les investisseurs occidentaux souhaitant investir en Afrique ; mise en place des formations à la création et à la gestion de l’entreprise en faveur des hommes et des femmes d’affaires du continent et de la diaspora africaine ; création d’un fonds de soutien aux entreprises et de porteurs de projets.
Par Etienne de Tayo
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Commentaires
- 1er/09/2007 04:53 par setkem
- 8/08/2007 19:53 par M.kamel
- 6/06/2007 20:36 par bigfather974
- 12/02/2007 17:20 par palmier
- 9/02/2007 23:40 par UNIVERS
- 4/02/2007 12:00 par
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