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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
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L’Afrique Noire de la période pharaonique : Guide de l’humanité !
De nombreux historiens anciens ont rendu à leur façon, un hommage appuyé aux Kamit qui ont fait germé les premiers, les éléments de la civilisation en Afrique noire, vers 5 000 avant J. C.

- JUSTICE - HONNEUR - RESPECT
En raison de la falsification méthodique de l’histoire de l’Afrique noire, certains ont encore du mal à cerner que de l’aveux de tous les anciens, ce sont effectivement les Noirs dits « Kamit » de l’Egypte ancienne dite « Kemet », qui ont fait germé les premiers la civilisation sur cette planète et qui ont initié les autres peuples sur les voies de la connaissance.
Les affres de la colonisation nous ont fait oublier ces pages glorieuses de notre histoire pour nous réduire à de simples « instruments ». Ces citations extraites de mon ouvrage « L’origine négro-africaine du savoir grec », vous permettrons de comprendre que cette vérité scientifique est loin d’être une simple vue de l’esprit, voir une fable historique !

Cheikh Anta Diop nous l’avait déjà rappelé : [1] :
« Ainsi, l’Afrique nègre que l’Europe veut faire passer pour un continent sans passé historique, a abrité les plus anciens guides de l’humanité dans la voie de la civilisation ;
Ce sont ceux qui ont crée les arts, la religion (en particulier le monothéisme), la littérature, les premiers systèmes philosophiques, l’écriture, les sciences exactes (physique, mathématiques, mécanique, astronomie, calendrier...), la médecine, l’architecture, l’agriculture, etc... à une époque où le reste de la terre (Asie, Europe : Grèce, Rome...) était plongé dans la barbarie (...)
Nous sommes sûr d’avoir réussi à dénoncer la plus monstrueuse falsification de l’histoire de l’humanité, le mensonge le plus éhonté que les historiens modernes et en particuliers les égyptologues- aient cherché à échafauder en liaison avec les nécessités de l’exploitation impérialiste ».
Le professeur Martin Bernal dans son "Black Athéna" (Tome 1), reconnait l’importance de l’Egypte dans la formation de la Grèce :
« Pour Platon, quand on voulait retrouver les anciennes institutions d’Athènes, il fallait se tourner vers l’Egypte. En ce sens, il rejoignait Isocrate qui à la fois réclamait une union panhellénique d’Athènes et de Sparte et exaltait la constitution égyptienne, version plus pure de la constitution lacédémonienne. Plus on allait vers les véritables racines helléniques de la Grèce plus on se rapprochait de l’Egypte. Pourquoi ? Parce qu’Isocrate et Platon soutenaient que les grands législateurs et philosophes comme Lycurgue, Solon et Pythagore, avaient acquis leur savoir en Egypte.
Isocrate et Platon croyaient aussi tous les deux aux colonisations (égyptiennes) de Pélops, Cadmos, Aegyptos et Danaos et, tout comme Hérodote, semblaient accepter l’idée que les « barbares » avaient apporté avec eux un important bagage culturel. (...) Les deux plus grands intellectuels du début du IVème siècle avant J.C., furent contraints d’admettre l’importance capitale de la colonisation étrangère et des emprunts culturels massifs faits à l’Egypte et au Levant dans la formation de cette civilisation hellénique ».

Dans son ouvrage "Théorie des sources", le professeur Sawat Anis Al-Assiouty nous glisse :
"Le légendaire Orphée, le poète Homère, Lycurgue le Spartiate, Solon d’Athènes, Thalès de Milet, Pythagore de Samos, Platon le philosophe, Eudoxe le mathématicien, Démocrite d’Abdère et Oenipide de Chio, tous ces grands maîtres ont reçu leur formation en Egypte.
Lycurgue et Solon ont emprunté aux Egyptiens la plupart de leurs intsitutions. Démocrite, oenopide et Eudoxe ont fait de même pour l’astrologie. Téléclès et Théodore ont employé la méthode égyptienne dans la sculpture. Pythagore surtout fréquenta les prêtres égyptiens, apprit leur sagesse et étudia la langue égyptienne. Il lui fut annoncé que s’il fréquentait les prêtres égyptiens, il serait le plus divin et le plus sage par-dessus tous les hommes. Pythagore transmit la science égyptienne à l’Europe.
Platon, à son tour, a beaucoup emprunté aux prêtres de l’Egypte (...) Les penseurs Grecs cherchaient à se mettre eux-mêmes ou à publier leurs œuvres sous un patronage égyptien (...) Les origines égyptiennes de la civilisation occidentale et du christianisme universaliste ont été méconnu au cours des siècles".
L’égyptologue français S. Sauneron, bien que visiblement gêné par le témoignage des Grecs affirma cependant [2] :
« A parcourir les textes grecs anciens, on ne peut se défendre de l’idée qu’aux yeux de ces vieux auteurs, l’Egypte était comme le berceau de toute science et de toute sagesse. Les plus célèbres parmi les savants ou les philosophes Hellènes ont franchi la mer pour chercher auprès des prêtres, l’initiation à de nouvelles sciences ».
Un autre spécialiste français du Collège de France, à savoir Jean Leclant, a lui-même reconnu que [3] :
« Rome était l’héritière de l’Egypte hellénistique et par delà celle-ci, de la glorieuse Egypte pharaonique ».

- Leclant discutant avec C. A. Diop et T. Obenga
Parlant des prêtres Egyptiens, le Vicomte égyptologue Emmanuel de Rougé avoua que [4] :
"La seule supériorité que s’attribuaient les maîtres de Thalès, de Pythagore et de Platon, c’était d’avoir fidèlement conservé les leçons de l’antiquité".
L’égyptologue français E. Amélineau, après avoir étudié les documents égyptiens et les écrits de Platon notamment, nous met en garde contre ceux qui encensent les savants grecs sans même prendre la précaution de vérifier les sources véritables de leur savoir [5] :
"L’on a eut raison d’admirer le génie spéculateur des philosophes grecs en général et de Platon en particulier ; mais cette admiration que les Grecs méritent sans doute, les prêtres égyptiens la méritent encore mieux et si nous leur rendons la paternité de ce qu’ils ont inventé, nous ne ferons qu’un acte de justice (...)
L’Egypte avait inauguré, dès les premières dynasties égyptiennes et probablement auparavant, un système de cosmogonie que les premiers philosophes grecs, ioniens ou éléates ont reproduit, dans ses lignes essentielles et auquel Platon lui-même n’avait pas dédaigné d’emprunter la base de ses vastes spéculations, que les gnostiques, chrétiens, platoniciens, aristotéliciens, pythagoriciens tout à la fois ne firent que décorer de noms, de concepts, plus ou moins prétentieux dont les prototypes se retrouvent dans les œuvres de l’Egypte, mot pour mot pour l’ennéade et l’ogdoade et à peu de chose près pour l’hebdomade".

Gay Robins et Charles Shute, deux chercheurs anglais qui ont étudié le papyrus de mathématiques égyptiennes dit « papyrus Rhind », nous le fruit de leurs analyses [6] :
« Les Grecs ont souvent affirmé qu’ils devaient à l’Egypte leur connaissance en mathématique. Proclus, qui suivit qui l’exemple d’Hérodote dans son commentaire sur Euclide, a écrit que la géométrie est d’origine égyptienne (...)
Aristote (in Méthaphisics, I, i, 16) d’autre part, fait de l’Egypte, le berceau des arts mathématiques (...) Peut être l’effet le plus durable que les mathématiques égyptiennes ont engendré chez les Grecs fut un profond stimulus, notamment a ceux qui surent aller au-delà des simples calculs pour découvrir la pensée abstraite ».
Enfin, pour confirmer ce qui a été dit, dans son traité sur Isis et Osiris, les deux principales divinités égyptiennes, l’écrivain grec Plutarque (50 - 125 après J. C.) s’est attaché à prouver que les savants grecs ont bien été formés par les prêtres Africains de l’Egypte ancienne. Il prend à témoin les sages de la Grèce, ce qui est tout à fait explicite :
« C’est ce qu’attestent unanimement les plus sages d’entre les Grecs, Solon, Thalès, Platon, Eudoxe, Pythagore et suivant quelques-uns, Lycurgue lui-même, qui voyagèrent en Egypte et y conférèrent avec les prêtres du pays. On dit qu’Eudoxe fut instruit par Conuphis de Memphis, Solon par Sonchis de saïs, Pythagore par Enuphis l’Héliopolitain".
Plus que des connnaissances, ce sont surtout des principes de sagesse que les Prêtres africains ont essayé d’enseigner à l’humanité. Mais celle-ci, en proie à la cupidité, à l’hypocrisie et à la vantardise, a décidé d’inférioriser, de soumettre et d’anéantir la source même de son savoir. Dans quel but ?
[1] Cf. Unité culturelle de l’Afrique noire
[2] Cf. Les prêtres de l’ancienne Egypte
[3] Cf. Méroé et Rome, Studia Meroitica, 1984
[4] Cf. Préliminaires
[5] Cf. Prolégomènes à l’étude de la religion égyptienne
[6] Cf. The Rind Mathematical Papyrus. An Ancient Egyptian text, Londres, British Museum Publications, 1987, P. 59
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