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par Reine Nefertari ©


Son dernier article: BARACK OBAMA CASSE LA BARAQUE
 Publié le 9 juillet 2007

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L’Origine Nègre des Coiffures égyptiennes

Cheveux crépus et noirs

L’Origine Nègre des Coiffures égyptiennes

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Kemsit, épouse du Pharaon Mentouhotep II, coiffée par ses servantes

Pour prouver que les égyptiens anciens étaient des Nègres, nos égyptologues (d’Afrique, de la diaspora et même parfois d’ailleurs) ont donné une multitude de preuves. En fait, quelque soit le domaine étudié à Kémèt (Égypte Antique), nous retrouvons une Vallée du Nil peuplée par des Nègres. Nous rappelons que tous les habitants de cette Vallée étaient désignés initialement par le mot Kémmiou, c’est à dire « Les Noirs » et que par la suite l’Égypte Antique (Kémèt, le Pays Noir)) s’est fait appeler aussi Kémmiou, c’est à dire « Le Pays des Noirs » [1]. J.F Champollion signale la noirceur des cheveux des égyptiens

Cf. Dictionnaire Égyptien de Champollion, pages 16 et 17 ; Grammaire égyptienne, page 321

. Et il existe même un mot qui se prononce « kem » (c’est à dire Noir) et qui signifie « Cheveux » [2]

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Femmes de Kemet

Concernant le sujet qui nous intéresse ici, les coiffures, il permet d’arriver aux mêmes conclusions. Les coiffures contribuent à situer rapidement un peuple dans son cadre géographique, historique, social ou économique. Hérodote, surnommé le père de l’Histoire par les Européens, témoin oculaire des Égyptiens Anciens, nous avaient déjà dit que les Égyptiens anciens avaient la peau noire et les cheveux crépus (Livre II, 104).

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Négresse d’Egypte

Pour l’Idéologie, la coiffure en Égypte se limitait essentiellement à l’emploie de perruques, comme une sorte de symbole artificiel de modes et d’habitudes essentiellement formalistes. Cette conception limitée ne permit pas à la recherche d’aller dans d’autres directions.

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Ramsès II
Les ronds sur le casque sont la stylisation des cheveux crépus

Jusqu’à quel point, ce terme « Perruque », correspond-il à une réalité historique ? Le mot « perruque », n’est-il pas abusivement utilisé dans l’Égyptologie européenne ? Ne faudrait-il pas élargir cette vision et replacer les coiffures d’Égypte dans son cadre africain nègre ?

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Africain d’aujourd’hui (Tutsi)

Lorsque les Égyptologues nous parlent de « perruque », ils invoquent des témoignages archéologiques tels que les faux-cheveux, coffrets de perruques ou chevets. Ils s’appuient sur des textes qui donnent des titres aux grands « Chambellans », ou ils énumèrent divers articles de toilettes. Et, ils traduisent : « faiseur de cheveux » par « perruquier »

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Ahmès Néfertari
Tresses et bouts de seins noirs comme une négresse

· Mais, aujourd’hui, les données archéologiques laissent penser autres choses. Ceux qui croyaient que certaines « perruques » servaient à protéger du soleil, se trompaient. Car, ces coiffures sont portées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

· L’emploi généralisé du chevet, enseigne que leurs propriétaires gardaient leurs coiffures pour dormir.

· Plusieurs scènes de coiffure nous prouvent qu’ils gardaient leurs coiffures lorsque le secours du coiffeur s’avérait nécessaire.

· Le terme employé pour dire « coiffeur » est « Sany »

· Le fait de traduire « faiseur de cheveux » par « perruquier », c’est aller un peu vite en besogne ! Car on dit bien chez le coiffeur : « faire les cheveux », « faire la barbe »

· Dans la vie courante, telle qu’elle nous apparaît dans les romans et les contes, il n’est guère fait mention de perruque. Par exemple, Conte de Sinouhé : « mes cheveux furent peignés » ; Le conte des Deux frères : la femme de Bata refuse de se déranger à la demande de son beau-frère car on « était assis à la coiffer ».

· Le défrisage des cheveux existe à Kémèt

· Les coiffures tressées sont très fréquentes (comme chez les nègres aujourd’hui)

· Certains avaient des coiffures abondantes, d’autres les amplifiaient habituellement par de faux cheveux.

· Huiles et cosmétiques odoriférants servaient de fixateurs pour les cheveux. Dans Le Conte des deux frères, la femme de Bata ne se contentait pas de tresser ses cheveux ; elle les parfumait.

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Femme de la diaspora (Martinique)

CONCLUSION

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Momie de la reine Ahmès Néfertari

Des personnes âgées durent recourir à l’usage de la perruque et d’autres personnes qui préféraient se raser le crane pour éviter les longs soins qu’exigent les cheveux crépus. Cependant, la coiffure naturelle fut, malgré tout, l’apanage de la majorité des habitants de Kémèt (comme aujourd’hui en Afrique noire). Pour toutes ces raisons, nous devons abandonner le terme « perruque » quand nous parlons des différentes modes qui s’épanouirent sur les bords du Nil. Les données archéologiques sont donc loin d’étayer l’hypothèse du port habituel des perruques. Les textes, aussi, n’apportent pas des arguments convaincants. En fait, il suffit d’aller en Afrique noire, pour découvrir les mille et une façon de traiter une chevelure crépue. Toutes les coiffures, à bases de tresses, y trouvent leurs raisons d’être. C’est un fait nègro-africain..

Remerciements au Pr. ETILE

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Références bibliographiques:

[1] cf. Étude sur une Civilisation Négro-africaine, l’Égypte antique, pages 48 et 49, auteur René-Louis Parfait Etilé, éditions Menaibuc, 2003

[2] Cf. livres de l’Égyptologue Etilé ; voir aussi l’article sur les cheveux dans le numéro 3 de notre magazine : Afrikaraïbes mag

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