Vous êtes ici: Accueil

Découvrez le nouvel espace Menaibuc à Paris

par admin ©


Son dernier article: Video : rompre avec le franc CFA
 Publié le 11 octobre 2007

2234 visites
2 réactions

 Commentez cet article

afficher une version imprimable de cet article Version imprimable

L’ affaire Adriaan Johannes Vlok en Afrique du Sud

Il est l’un des rares anciens ministres blancs à reconnaitre et à regretter les exactions commises au nom du régime d’apartheid.

L’ affaire Adriaan Johannes Vlok en Afrique du Sud

Adriaan Johannes Vlok (né le 11 décembre 1937) est un homme politique d’Afrique du Sud, membre du Parti national, ancien vice-ministre de la défense de 1984 à 1986, ancien ministre de la loi et de l’ordre de 1986 à 1991, puis des prisons de 1991 à 1994 dans les gouvernements de Pieter Botha et Frederik de Klerk.

Le 20 juillet 1998, il témoigne devant la commission vérité et réconciliation et accuse de Klerk d’avoir été au courant des campagnes de déstabilisation violente visant l’ANC et menés par les services secrets et la police. Il est néanmoins l’un des rares anciens ministres à reconnaitre et à regretter les exactions commises au nom du régime d’apartheid.

En août 2006, par un geste spectaculaire, à la manière d’un chrétien repenti, il rend visite à Frank Chikane, directeur général de la présidence sud-africaine et lui lave les pieds à la manière de Jésus Christ, en geste de contrition et de réconciliation.

« “J’ai rencontre le Seigneur Jésus et il a changé ma vie. Je comprends aujourd’hui que la haine de mon prochain ne vient pas de Dieu. J’ai demande pardon à Jésus-Christ qui est mort sur la croix pour mes péchés. Et je demande également pardon à tous ceux qui ont été victimes de mes ordres pendant que j’étais responsable de la sécurité intérieure et davantage pour le rôle que j’ai joué dans le gouvernement ségrégationniste” »

Le président Thabo Mbeki se déclara fortement ému par ce geste chrétien. Vlok déclara que le révérend Chikane ayant été une cible répétée des autorités sud-africaines durant le régime d’apartheid, il l’avait choisi comme symbole des victimes du passé. Ainsi en 1989, il avait été le responsable de la tentative de meurtre dont le révérend avait fait l’objet en 1989. Ses sous-vêtements avaient été imprégnés d’une substance toxique, le paraoxon (un organo-phosphate), qui, par contact avec la peau, pouvait être mortelle.

C’est par un communiqué conjoint que Chikane et Vlok ont rendu public cet évènement intervenu dans un cadre privé. En juillet 2007, au côté de son ancien chef de la police, le général Johan Van der Merwe et de trois policiers, il est néanmoins inculpé pour la tentative de meurtre du révérend Frank Chikane.

Le 17 août 2007, alors que les 5 hommes ont plaidé coupable dans le cadre d’un accord avec l’Etat, la Haute Cour de Pretoria condamne l’ancien ministre et le général Van der Merwe à dix ans de réclusion avec sursis et les 3 policiers à cinq ans de réclusion avec sursis.

Pendant le procès, Adriaan Vlok demanda que le même traitement soit accordé aux membres de forces de sécurité des gouvernement d’apartheid et de l’ANC, s’indignant des poursuites "des poursuites sélectives" des autorités judiciaires. A la sortie du tribunal, lors d’une conférence de presse commune avec le général Van der Merwe, les deux hommes expliquèrent leur soutien personnel au système ségrégationniste par la peur que leur inspirait alors le communisme et son assimilation avec les organisations nationalistes noires.

- Source wikipedia

Commentez cet article

Lire les commentaires (2)

Références bibliographiques:

Aucune.

Rechercher


Apprendre et découvrir