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par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com

 Publié le 9 décembre 2005

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LA COLÈRE DES ANTILLAIS

Annulation du voyage de Sarkozy

LA  COLÈRE  DES  ANTILLAIS


- Le Conseiller Général Francis Carole nous propose les Documents martiniquais ayant précédés l’annulation de la venue de Nicolas Sarkozy aux Antilles.

- Organisation de la Riposte

- L’Article de la Honte

- Manifestons notre Indignation

- Contact :

M. Francis Carole

Conseiller Général de la Martinique

06 96 45 43 13

NOTES

Colonisation : un millier de Martiniquais manifestent FORT-DE-FRANCE, Martinique, jeudi 8 décembre 2005 (Reuters)

Un millier de Martiniquais ont manifesté à Fort-de-France, chef-lieu de l’île, pour réclamer l’abrogation de la loi française sur la colonisation. A l’appel de plusieurs collectifs d’élus, de syndicalistes, et d’associations, les manifestants ont défilé mercredi soir pour dénoncer cette loi du 23 février 2005 qui reconnaît "le rôle positif de la présence française outre-mer". "Non à la loi de la honte", scandaient-ils. Initialement, la mobilisation avait été organisée contre la venue de Nicolas Sarkozy à l’origine prévue mercredi soir. Face à l’hostilité d’une trentaine d’organisations politiques, syndicales et associatives, le ministre de l’Intérieur a préféré reporter sa visite de quelques semaines. La manifestation a néanmoins été maintenue afin de faire pression sur le gouvernement. Le cortège comptait dans ses rangs de nombreux élus de gauche et d’extrême gauche, dont le président indépendantiste de la région, Alfred Marie-Jeanne . "M. Sarkozy doit se reprendre. Nous n’avons jamais demandé de réparation. Nous demandons simplement du respect par rapport à ses propos outranciers et racistes", a déclaré le fondateur du mouvement indépendantiste martiniquais. "S’il vient en Martinique nous n’allons pas lui faire une haie d’honneur. (...) Il faut qu’il sache que l’avenir de la Martinique ne passe pas par la soumission", a-t-il lancé. "Le combat continue", a ajouté le député Alfred Marie-Jeanne selon lequel une pétition a été lancée, à son initiative, à l’Assemblée nationale pour l’abrogation de la loi. Des milliers de Martiniquais l’ont déjà signé, a-t-il dit. A l’issue de la manifestation plusieurs élus ont pris la parole pour dénoncer les propos du ministre de l’Intérieur, mercredi soir, sur l’antenne de France 3. Pour Francis Carole , du mouvement indépendantiste Palima, "il s’agit d’une nouvelle provocation". Il faisait notamment allusion au fait que le ministre ait demandé que l’on cesse avec la "repentance permanente qui consiste à revisiter notre Histoire". Les collectifs ont promis de poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’abrogation de la loi.

"Rôle positif" de la colonisation : Villepin cherche une issue PARIS, jeudi 8 décembre 2005 (AFP)

Face à la polémique sur le "rôle positif" de la colonisation, Dominique de Villepin a affirmé jeudi que "ce n’est pas au Parlement d’écrire l’histoire" sans toutefois proposer d’abroger l’article de loi incriminé. Selon plusieurs sources, le gouvernement cherche une issue dans cette affaire, sans irriter les parlementaires UMP. Seul ministre issu des DOM-TOM, Léon Bertrand (Tourisme) a écrit au président de l’UMP Nicolas Sarkozy et au président du groupe UMP à l’Assemblée Bernard Accoyer "pour leur dire (sa) déception et souhaiter que nous puissions revenir sur cet article". Il est ainsi le premier membre du gouvernement à réclamer officiellement l’abrogation de cette disposition. L’article 4 proposé par un député UMP de la loi du 23 février 2005 stipule que "les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outremer, notamment en Afrique du Nord". Malgré les pressions exercées, selon une source gouvernementale, par l’Elysée, la majorité a refusé d’effacer, fin novembre, cette disposition litigieuse comme le réclamait le PS. Il faut que "des gestes soient faits qui permettent véritablement d’avancer tous ensemble", a déclaré le Premier ministre sur France Inter. Interrogé sur la nature de ces "gestes" abrogation de l’article de loi ? neutralisation via un nouveau texte législatif ? son entourage a indiqué que M. de Villepin "travaille" sur cette question, sans davantage de précisions. L’affirmation du "rôle positif" de la colonisation a provoqué un tollé chez les historiens, une polémique entre Paris et Alger et une flambée de colère dans les Antilles, où s’est constitué un "Collectif pour l’abrogation de la loi de la honte". Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a d’ailleurs subi un camouflet en devant annuler un déplacement prévu cette semaine à la Martinique et à la Guadeloupe. Seul en son temps Jean-Marie Le Pen avait lui aussi dû renoncer à une telle visite en 1988. "Ce n’est pas aux politiques, ce n’est pas au Parlement d’écrire l’histoire ou de dire la mémoire (....) Il n’y a pas d’histoire officielle ", a martelé le Premier ministre , qui s’est clairement désolidarisé des députés UMP en estimant qu’ils avaient outrepassé leur "rôle". Comme plusieurs ministres avant lui, qui ont affirmé que cette loi n’a qu’un "caractère déclaratif" et donc "pas d’impact", il a cherché à son tour à minimiser la portée de l’article incriminé : il revient à "l’Inspection générale de l’Education nationale de faire les programmes" et "les enseignants sont libres, dans le cadre de ces programmes, de leur enseignement". Reste que, si près de deux Français sur trois (64%) approuvent, selon un sondage, l’article controversé, le gouvernement ne pourra pas, politiquement, en rester au statu quo. Dans la perspective de la présidentielle de 2007, il ne peut en effet pas s’aliéner le vote des Antilles, déterminant en cas de scrutin serré. "Il nous faut maintenant rattraper cette connerie sans donner l’impression de déjuger nos troupes", a résumé à l’AFP une source gouvernementale. Tout en soulignant qu’il n’était pas possible, selon lui, de revenir sur une loi votée par les deux assemblées, M. Accoyer a indiqué que le texte prévoyait aussi "la création d’une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats d’Afrique du nord".

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Références bibliographiques:

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