Vous êtes ici: Accueil » Antiquité africaine

Découvrez le mois de l’Afrique en Guadeloupe en février

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 5 mai 2011

4186 visites
4 réactions

 Commentez cet article

afficher une version imprimable de cet article Version imprimable

La démocratie n’est pas une invention 100 % occidentale

Le récit historique de l’apparition de la démocratie en Europe révèle des sources indiscutablement africaines. Les faits sont donc en réalité plus complexes.

La démocratie n’est pas une invention 100 % occidentale

La thèse occidentale voulant que la démocratie soit une invention exclusivement nordique émanant des grecs anciens est très loin de nous avoir convaincue, quant au fond !

Tout d’abord parce que cette thèse ne sert en réalité aujourd’hui, qu’à masquer les appétits politico-économiques impérialistes de l’ère postcoloniale, la propagande médiatique et les immoralités notables qui en découlent.

D’autre part, nous disposons aujourd’hui de nombreux éléments historiques émanant de l’organisation politique de divers royaumes africains et le moins que l’on puisse dire est que la dictature généralisée d’un seul homme semble n’être qu’un mythe colonial. Pour ce premier chapitre, appuyons nous sur les faits de la période antique.

1- La démocratie en Grèce :

C’est au 5ème siècle avant l’ère chrétienne qu’apparait dit-on, ce que l’on appelle aujourd’hui la démocratie, à Athènes. Mais celle-ci ressemble à un « club » très fermé. Pourquoi ? Moins de 4% de la population pouvait vraiment en jouir : les femmes, les personnes nées de parents non athéniens, les esclaves et les métèques en étaient exclus et seuls les hommes qui avaient suivi l’éphébie (la formation militaire de 18 à 20 ans qui les rendaient capables de défendre la cité) pouvaient en bénéficier réellement.

Si l’on en croit l’écrivain Athénée de Naucratis, au IIIème siècle de l’ère chrétienne, le recensement fait par Démétrios de Phalère dans l’Attique révéla qu’ils y vivaient 21000 citoyens athéniens, 10000 métèques et 400000 esclaves [1]. Ce dernier s’appuyait sur les dires du chroniqueur Ctésiclès. 92 % de la population était donc en esclavage et seuls les athéniens ayant accompli leur formation militaire pouvaient siéger à "l’Ecclésia", soit l’assemblée du « peuple » (sic) et ainsi décider du sort de la cité. Ce chiffre de 92 % d’esclaves est, il faut le savoir, le pourcentage même d’esclaves en Haïti par rapport à la population totale, à l’époque des plantations esclavagistes.

Raymond Descat, professeur à l’université de Bordeaux III confirme d’ailleurs que [2] :"Athènes dans ses grandes périodes de prospérité, a compté un nombre élevé d’esclaves (…) Elle a su profiter de cette situation (…) Au mieux de ses intérêts".

A propos du fonctionnement des institutions d’Athènes, il est dit ceci [3] : « Les principales institutions étaient les suivantes : l’Ecclésia, la Boulê, Les Magistrats, l’Aréopage, et l’Heliée.

L’Ecclésia votait les lois en général avec la présence de 5000 citoyens, selon Thucydide. Les votes se faisaient à main levée, et à la majorité simple. N’importe quel des citoyens pouvait prendre la parole en vue de proposer une motion (…).

La Boulè étaient les conseils des différents régimes grecs, à savoir 50 membres représentant chacun une tribu parmi les 10 distinguées par Clisthène. Les bouleutes, membres de la Boulè, étaient choisis par tirage au sort parmi les citoyens volontaires de plus de 30 ans.

Les Magistrats quant à eux s’occupaient des affaires courantes et de la bonne application des lois. Ils étaient choisis après la Dokimasia, qui vérifiait que les candidats à la magistrature remplissent toutes les conditions requises (âge, citoyenneté, …) et qu’ils étaient dignes de devenir des magistrats. Les magistrats devaient exercer leur pouvoir de manière collégiale et jamais de manière individuelle. Les magistrats et les ambassadeurs étaient contrôlés à la fin de leur mandat, afin d’éviter toutes dérives tyranniques.

L’Aréopage quant à elle était une institution politique, dont le but est avant tout de conserver les lois, et de respecter la constitution. Constitué d’anciens nobles, l’Aréopage était l’institution athénienne la moins démocratique et la plus aristocratique.

Enfin, l’Héliée était un tribunal populaire, composé de 6000 citoyens, toujours âgé de plus de 30 ans et répartis en 10 classes de 500 citoyens. L’accusation était l’initiative d’un citoyen, récompensé financièrement en cas de condamnation et d’amende. Les verdicts de l’Héliée étaient sans appel et immédiatement exécutoires, on comprend dès lors l’important rôle politique que les tribunaux de l’Héliée prirent.

Le problème constitutif de l’Heliée est le principe de la rémunération des accusations, favorisant la délation professionnelle (sycophantes), ce qui divisa la cité et provoqua une grave crise de la démocratie Athénienne face aux Aristocrates ».

2- Les sources africaines de Solon d’Athènes :

Selon Aristote, c’est à Solon qu’il faut rattacher la naissance de la démocratie à Athènes. Il le confirme en ces termes : « Solon, semble-t-il, tout en se gardant d’abolir les institutions qui existaient auparavant, telles que le Conseil de l’Aréopage et l’élection des magistrats, a réellement fondé la démocratie en composant les tribunaux de juges pris parmi tous les citoyens. Aussi lui adresse-t-on parfois de vives critiques, comme ayant détruit l’élément non démocratique du gouvernement, en attribuant l’autorité suprême aux tribunaux dont les membres sont tirés au sort » [4].

Et il ajoute : « Solon lui-même n’a vraisemblablement attribué au peuple que le pouvoir strictement nécessaire, celui d’élire les magistrats et de vérifier leur gestion (car si le peuple ne possède même pas sur ce point un contrôle absolu, il ne peut être qu’esclave et ennemi de la chose publique" [5]. Il modifia aussi le calendrier [6] et le système des poids et mesures » [7]

Solon d’Athènes

Solon d’Athènes (vers - 640 à -558 avant l’ère chrétienne) était un homme d’État, un législateur avisé mais aussi, un poète. Il est l’un des 7 sages de la Grèce antique. Cependant, si vous consultez les témoignages de ses compatriotes sur ses faits d’arme démocratique à Athènes, vous constatez que tous disent que c’est en Afrique qu’il aurait été initié à l’art de la gestion de la cité et plus particulièrement en Égypte. Cela, dans les récits actuels, est très loin d’être porté à la connaissance du public [8].

Diodore de Sicile, historien et chroniqueur grec du 1er siècle avant l’ère chrétienne, dévoile par exemple ceci à son sujet :

"Les plus grands hommes considérés comme cultivés ont ambitionné d’aborder en Égypte pour avoir part à des lois et à des pratiques qu’ils jugeaient remarquables (…) Parmi les plus anciens à tâcher d’y aborder, il y eu (…) le législateur Solon (…) Les prêtres égyptiens rapportent en effet d’après les récits des livres sacrés qu’ont abordé chez eux dans l’Antiquité Orphée, Musée, Mélampous et Dédale et en outre le poète Homère et Lycurgue de Sparte et encore Solon d’Athènes et le philosophe Platon et que vinrent également Pythagore de Samos et le mathématicien Eudoxe, ainsi encore que Démocrite d’Abdère et Oinopide de Chios. Pour preuve de leur présence, ils montrent des représentations de certains d’entre eux et des noms de lieux ou de bâtiments qui portent le nom des autres (…) Ils montrent dans certains cas leurs statues et dans d’autres, les endroits ou monuments qui portent encore leurs noms et ils donnent des preuves de la branche du savoir que chacun de ces hommes avait poursuivi, arguant que toutes les choses pour lesquelles ils étaient admirés parmi les Grecs leur venaient d’Egypte". [9] Et il ajoute : «  Lycurgue aussi, Platon, Solon ont inclus beaucoup de règles empruntées à L’Egypte dans leurs législations  » [10]

A ce titre, la description faites par Françoise Dunand et Christianne Zivie-Coche , d’un sanctuaire édifié dans la nécropole de Saqqarah, révèle que la déclaration de Diodore est loin d’être farfelue : "Près du temple construit par Nectanébo, un curieux monument, l’Exedra, réunissait onze statues rangées en demi-cercle et représentant les grands poètes et sages de la Grèce …" [11].

L’écrivain grec Plutarque (50 à 125 de l’ère occidentale), confirme encore dans son Traité sur Isis et Osiris, les faits dévoilés par Diodore de Sicile : « C’est ce qu’attestent unanimement les plus sages d’entre les Grecs, Solon, Thalès, Platon, Eudoxe, Pythagore et suivant quelques-uns, Lycurgue lui-même, qui voyagèrent en Égypte et y conférèrent avec les prêtres du pays. On dit qu’Eudoxe fut instruit par Conuphis de Memphis, Solon par Sonchis de Saïs …". L’initiateur kamit de Solon n’est autre que « Se Ankh » de son vrai nom !

Dans son ouvrage, "le Timée", Platon aborde le voyage de Solon en Egypte et son séjour auprès des prêtes de Saïs en ces termes : « Solon disait que les gens de Saïs l’avaient fort bien reçu et qu’en interrogeant sur les antiquités les prêtres les plus savants en ces recherches, il avait constaté que nul parmi les Grecs et lui le tout premier, ne savait un traître mot de ces questions. Il supplia les prêtres de lui exposer pas à pas et en détail tout ce qu’ils savaient de ses concitoyens d’autrefois ».

Sur ce, toujours selon l’aveu de Platon, Solon fut invectivé par les prêtres kamites en ces termes :«  Solon, Solon, vous les Grecs, vous êtes toujours des enfants… - Que veux-tu dire ? demanda Solon – Vous êtes jeunes d’esprit, réplique le prêtre égyptien, car vous ne possédez nulle tradition vraiment antique, nulle notion blanchie par le temps  ». [12]

Selon la tradition grecque, Solon a en réalité, acclimaté en Grèce, les lois de la cité de Saïs en Égypte. Saïs était la capitale du 5ème Nome de Basse Égypte, à savoir le « nome supérieur de Neith ». Hérodote cite d’ailleurs pour les derniers indécis, dans son "Livre II", l’un des emprunts manifeste de Solon à Égypte : « Voici encore une loi que l’Egypte doit à Amasis : chaque année, tout égyptien doit déclarer au monarque ses moyens d’existence (…) Solon l’Athénien a pris cette mesure à l’Egypte et l’a imposée à ses concitoyens : elle est toujours en vigueur chez eux, car elle est excellente ». Le pharaon Amasis appartient à la XXVIème dynastie Saïte et son règne est compris entre – 570 et – 526 avant l’ère occidentale.

Cette déclaration nous éclaire sur la nature des propos de Flavius Joseph dans son ouvrage "Contre Apion".

En conclusion…

La thèse de l’invention de la démocratie en Grèce se révèle être très compliquée à défendre, surtout lorsque l’on désigne la ville d’Athènes. De l’aveu de tous les chroniqueurs grecs, se sont des colons égyptiens qui ont fondé la ville qui au départ était située dans une région où était implantée une population noire nommée Pélasges.

Euripide, poète tragique Grec (- 480 à - 406 avant l’ère chrétienne) et auteur d’Archélaos, dont un extrait fut repris par Strabon, consigna sur Danaos qui avait quitté l’Égypte pour récupérer le trône de son arrière grand père à Argos : "Danaos (…) vint sur le lieu d’Argos pour y fonder la ville (…) Puis il voulut -tel fut l’édit de Danaos- Que dans l’Hellade entière ont prît désormais note que tous ceux qu’on nommait autrefois Pélasgiotes devaient être appelés du nom de Danaens" [13]. Cécrops, un autre ressortissant égyptien le succèda [14].

Diodore de Sicile nous révèle encore des faits à la fois précis et importants sur la royauté à Athènes et l’aide humanitaire de l’Afrique à l’Europe durant l’antiquité :

"Il y eut aussi des Egyptiens parmi les chefs chez les Athéniens : par exemple Pétès , le père de Ménésthée qui fit partie de l’expédition de Troie, fut, c’est clair Egyptien avant d’obtenir ultérieurement à Athènes la citoyenneté et la royauté. Il en fut de même pour Cécrops (roi de l’Attique, péninsule grecque où se trouve Athènes) (…) Comme lui, Erechthée était aussi d’origine égyptienne , disent-ils, lui qui régna sur Athènes et ils en apportent des preuves de ce genre : selon ce qu’on s’accorde à dire unanimement, il y eut une grande sécheresse dans presque tout l’univers, sauf en Egypte grâce à la particularité de son territoire ; il s’ensuivit la perte des récoltes et d’une foule d’hommes ; Alors d’Egypte, Erechthée, à cause de ses liens de parenté avec cette cité, envoya à Athènes du blé en abondance et en retour, les bénéficiaires instituèrent roi leur bienfaiteur. Quant il eut reçu le pouvoir, il enseigna à célébrer les initiations et les mystères de Déméter à Eleusis, en important d’Egypte la règle qui les concerne. Et l’apparition de la déesse en Attique, d’après la tradition conforme à ce récit, se produisit à cette époque, comme si les récoltes qui portent son nom (céréales) avaient alors été apportées à Athènes et voilà pourquoi ils croient encore que l’invention de la semence dont aurait fait don Déméter a cette origine. Les Athéniens reconnaissent que c’est sous le règne d’Erechthée et au moment où les produits fruitiers avaient auparavant été perdus à cause de l’absence de pluie qu’eurent lieu l’apparition de Déméter chez eux et le don du blé" [15]. Diodore fait ici mention de l’introduction de l’agriculture africaine en Europe.

C’est précisément Erechthée qui donna à la ville son nom d’Athènes et qui dédia la cité à Athena qui n’est autre qu’une évocation de la déesse Neith égyptienne !

La maât

N’oublions pas encore que c’est un prêtre d’Égypte qui parla à Solon du mythe de l’Atlantide, d’après Hérodote et Platon. Comment ceux qui mettent en doute le séjour de Solon en Égypte peuvent-ils aborder cette thématique en faisant mine d’avoir oublier que c’est bien en Afrique noire que Solon à eu connaissance de cette histoire ?

Que peut-on dire pour rester fidèle aux faits historiques ? Amasis aurait accédé au trône Égypte qu’en -570, soit 20 ans après les Lois promulguées à Athènes par Solon. Mais Amasis est-il pour autant l’inventeur des Lois de la cité égyptienne ? Solon n’avait-il pas d’autres sources que lui a fait connaitre son initiateur Se Ankh ?

On retrouve déjà sur une inscription datant de Pépi 1er, soit vers -2300 ans durant la VIème dynastie, une inscription relative au versement de l’impôt destiné au personnel spécialisé dans l’entretien des pyramides de Snéfrou à Dahshour : «  Ma Majesté ordonna de ne pas lever l’impôt  ». [16]

N’oublions pas que le droit de grève est une invention de Égypte ancienne. C’est sous Ramsès III vers -1200 ans, que l’on a vu par exemple pour la première fois, les artisans de Deir el Medinah se mettre en grève pour réclamer leur salaire et de meilleurs traitements. Le papyrus judiciaire de Turin décrit encore une vaste procédure juridique mise en place à l’époque de Ramsès III.

Selon toujours Diodore de Sicile, les législateurs égyptiens possédaient 8 volumes de papyrus qui contenant toutes les lois qu’ils utilisaient pour rendre la justice. [[Cf. Diodore de Sicile, Livre I, 75

Le roi Pepi 1er - VIème dynastie

Mais c’est du côté des écrits sacrés qu’il convient de fonder la thèse de l’invention de la démocratie en Afrique. Le fameux « Livre Sacré de la Vache du Ciel » kamite, dont on retrouve les archétypes dans les « Textes Sacrés des Pyramides » datant du 3ème millénaire avant l’ère chrétienne, dévoile que pour nos anciens, C’est Amon-Râ à savoir le Créateur de l’Univers, des Créatures et de la Création, qui était le véritable concepteur de la démocratie. Cette approche divine de la démocratie est inexistante dans les Livres des religions dites monothéistes, ce qui montre que même dans leurs rêves idéalistes, une telle conception de la justice n’existait pas à l’origine, au sein des peuples orientaux et nordiques.

Dans ce Texte Sacré Kamit, au moment où il souhaite détruire l’humanité car elle a comploté contre lui, Amon-Râ refuse d’agir en dictateur et convoque un conseil de Sages (Assemblée des Nétérou) pour recueillir les avis de chacun : «  Sa Majesté eut alors connaissance des complots qui étaient tramés contre lui par les hommes ; aussi dit-il à ceux qui étaient en sa suite : "Que l’on appelle pour moi mon oeil, Chou et Tefnut, Geb et Nout, en même temps que les pères et les mères qui demeuraient avec moi alors que j’étais encore dans le Nouou (Noun) (…) Voici que les hommes issus de mon œil complotent contre moi ; dites-moi ce que vous feriez à l’encontre de cela ; voyez, moi je cherche ; mais je ne veux pas les détruire tant que je n’aurai pas entendu ce que vous pouvez me dire à ce propos ».

C’est cette source philosophico-religieuse qu’il faut avoir à l’esprit pour comprendre l’idée de la Maât, à savoir la Vérité, Justice, Equité. Ce qui est juste est Maât, ce qui est harmonieux est Maât et ce qui est droit est Maât.

Commentez cet article

Lire les commentaires (4)

Références bibliographiques:

[1] Cf. Athénée de Naucratis, Le Banquet des Sophistes, VI, 103

[2] Cf. Revue l’Histoire, Hors Série n° 280 S, idem, P.41.

[3] Cf. http://www.greceantique.net/democratie-athenienne.php

[4] Cf. Aristote. La Politique. 1274a.

[5] Cf. Aristote. La Politique. 1274a.15.

[6] Cf. Plutarque, Solon XXXV

[7] Cf. Aristote - Constitution des Athéniens, 10.1-2.

[8] Cf. L’origine négro-africaine du savoir grec, JP Omotunde, éd. Menaibuc.

[9] Cf. Diodore de Sicile, Livre III, éd. Les Belles Lettres, P. 98.

[10] Cf. Diodore de Sicile, Livre I.

[11] Cf. Françoise Dunand et Christianne Zivie-Coche, Dieux et hommes en Egypte, 3000 av. J. C., 395 av. J. C., éd. Armand Colin.

[12] Cf. Platon, Timée, 21e, 22a et 23d.

[13] Cf. Strabon, Livre V, 2, 4.

[14] Cf. Les racines africaines de la civilisation européenne, JP Omotunde, éd. menaibuc.

[15] Cf. Diodore de Sicile, Livre I

[16] Cf. Théophile Obenga, l’Egypte, la Grèce et l’Ecole d’Alexandrie, éd. Khepera & l’Harmattan, P. 39.

Rechercher


Apprendre et découvrir