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par Doumbi-Fakoly © www.africamaat.com
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La religion n’existe pas, seule la Tradition est Vérité !
Aucun Grand Rabbin, aucun Grand Prêtre, aucun Grand Imam n’est capable de citer un seul enseignement d’une religion, qui ne soit déjà présent dans la Tradition du peuple qui revendique cette même religion.
Aucun Grand Rabbin, aucun Grand Prêtre, aucun Grand Imam n’est capable de citer un seul enseignement d’une religion, qui ne soit déjà présent dans la Tradition du peuple qui revendique cette même religion.
Simplement, parce que d’invention récente, le mot religion s’approprie des réalités qui lui sont antérieures de plusieurs millénaires.
D’origine latine, il a fait son apparition avec l’impérialisme romain pour désigner les croyances anciennes.
Aussi n’est-il pas étonnant que nulle part dans l’Ancien et le Nouveau Testament ainsi que dans le Coran il ne soit question de religion, mais plutôt de directives divines qui constituent, invariablement, les fondements de toutes les croyances anciennes mais toujours d’actualité.
Les croyances anciennes, que désigne le mot religion, c’est-à-dire les mœurs et les coutumes ou encore la Tradition des peuples concernés lui sont donc non seulement antérieures mais elles ont également tout expliqué et tout enseigné sur le Créateur et sur la Création.
En effet, dès qu’ils ont pris conscience de la nécessité de s’organiser en groupe homogène, tous les peuples ont mis en place une tradition avec l’objectif de tracer une ligne de conduite qui s’impose à chaque membre.
La Tradition d’un peuple est l’ensemble de ses attitudes et comportements face à la totalité de la vie.
Cet ensemble d’attitudes et de comportements est défini par la Vision qu’il a du monde.
Cette Vision du Monde est, elle-même, définie à partir de l’idée que ce peuple a de Dieu, de l’œuvre duquel il a été créé comme tout son environnement physique et impalpable.
Par conséquent aucune Tradition, jamais, n’a été élaborée par un peuple sans une connaissance précise de l’Auteur de la création et des attentes de celui-ci.
C’est au terme d’une longue quête spirituelle faite d’interrogations angoissées que chaque peuple découvre le Créateur et sa nature en même temps que ses exigences.
C’est donc la tradition qui a tracé et balisé la route que doit suivre un peuple pour ne pas s’égarer et se prendre pour un autre de ses semblables.
Pour ce faire, elle a posé les enseignements fondamentaux qui sont toujours en rapport avec la vision du monde du peuple qui en est l’auteur.
Pour illustrer nos propos, nous prendrons l’exemple de deux Traditions : la tradition kamite et la tradition sémite qui se subdivisera en les trois traditions que sont la juive, la chrétienne et la musulmane.

Ptahotep (3ème millénaire avant l’ère chrétienne)
Prophète Kamit
1- De la nature du Créateur.
La tradition kamite, considère le Créateur comme la Force Vitale, c’est-à-dire l’Énergie Cosmique, à la fois femelle et mâle, qui anime toute la création par le maintien en vie des créatures déjà existantes et des créatures qui verront le jour plus tard.
À la fois Parcelle et Totalité de toute la Création, elle crée, à son image, aussi bien chaque élément des règnes humain et animal que des règnes minéral et végétal.
Chaque créature est donc une parcelle d’énergie éternelle dans un corps physique périssable.
Voilà pourquoi, le Créateur vibre perpétuellement ; il ne se repose jamais.
Quant à la tradition sémite, dans ses trois manifestations, elle affirme que non seulement Dieu est détaché de sa création qu’il regarde du haut d’un trône situé quelque part dans le ciel, mais qu’il a surtout créé le seul être humain à son image, en façonnant d’abord l’homme, puis de la côte de ce dernier, la femme qui lui est définitivement inférieure..
Ce prototype à partir duquel il créera son humanité étant un homme, il se définit comme de sexe mâle.
Par ailleurs, il a terminé définitivement son acte de création.
Le mot religion n’avait pas encore été inventé.
2- Des rapports du Créateur au peuple qui se l’est révélé.
L’affirmation selon laquelle Dieu se révèle à un individu ou à un peuple est plus qu’un mensonge ; elle est une escroquerie théologique.
La preuve de cette contrevérité évidente réside dans le fait qu’aucun peuple lucide n’adore un Créateur étranger à sa race et à son univers culturel.
La preuve de cette contrevérité évidente se trouve également dans le fait que le Créateur ne parle que la langue du peuple qui s’en réclame, ne maîtrise que le parcours historique de ce dernier ainsi que la géographie de son lieu d’implantation.
Il ignore tout, absolument tout, du reste du monde, particulièrement les autres continents.
La preuve de cette contrevérité évidente réside enfin dans le fait qu’il a toujours un rapport privilégié avec ce peuple, son peuple.
Le mot religion n’avait pas encore été inventé.
2-Des rapports de l’être humain à son environnement invisible.
Toutes les traditions se sont vite rendu compte que la mort est un passage du monde physique à un autre monde.
La composante de l’être humain qui fait cette transition est la parcelle d’énergie divine qui a animé l’enveloppe charnelle dont le caractère éphémère et insignifiant est devenu patent.
Invisible à l’œil nu et résumant la totalité des pensées, des paroles et des actions de la défunte ou du défunt, cette parcelle d’énergie divine, qui n’a donc pas disparu de la création, y a trouvé un autre habitat.
Ce lieu de séjour invisible, comprend deux régions principales aussi invisibles, dont l’une est un lieu de la Béatitude, ou Paradis, et l’autre un lieu de seconde mort, ou de punitions appelé l’Enfer par les uns.
Le souvenir de la défunte ou du défunt, auteur de pensées positives, de paroles positives, d’actes positifs se perpétue chez les vivants et explique les hommages qui lui sont rendus à travers divers cultes.
Dans le même temps que chaque tradition fait la découverte de la vie après la mort des vivants, elle découvre également que l’habitat invisible des défunts est aussi celui de plusieurs créatures essentiellement fluidiques, comme les génies, que d’aucuns appellent anges, les esprits des quatre éléments et les égrégores.
Elle imagine et met en place diverses cérémonies pour établir et maintenir des relations multiples avec ces entités invisibles.
Le mot religion n’avait pas encore été inventé.
3- Les rapports de l’être humain à son semblable.
En définissant le Créateur comme la Force Vitale qui, à l’exemple de son émanation, le courant électrique, fusion harmonique d’un pole positif et d’un pole négatif, la tradition kamite stipule qu’il est à la fois Femelle et Mâle, donc androgyne.
Dès lors, s’imposent à l’esprit lucide, l’absence d’antériorité entre la femme et l’homme et l’évidence de leur complémentarité.
Voilà pourquoi, aucun des secteurs de l’immense activité humaine n’a été réservé à l’une ou à l’autre ; à l’exception de l’enfantement, domaine réservé de la femme.
Tout comme son compagnon des millions d’années, la femme kamite a été pharaonne, reine, grande prêtresse, guérisseuse, devineresse, guerrière, etc.
En précisant que toute créature est une émanation du Créateur, la tradition kamite enseigne que l’être humain est aussi sacré que son Auteur.
À ce titre, sa vie est inviolable.
Il ne peut être condamné à mort, ni exécuté, ni réduit en esclavage, ni même emprisonné.
À l’inverse, dans ses trois subdivisions, la tradition sémite, qui considère son Dieu comme un mâle, a discriminé la femme dans l’exercice des responsabilités politiques et spirituelles, notamment.
Créée à partir de la côte de l’homme, la femme est considérée inférieure et éternellement mineure.
En validant la privation de liberté par l’asservissement et par des prétendues guerres saintes, cette tradition-là dénie à l’être humain sa nature sacrée et autorise qu’il soit voué à toutes les formes de traitements inhumains, comme l’emprisonnement, la torture, le génocide, et même l’infanticide
Le mot religion n’avait pas encore été inventé.
4- Des rapports de l’être humain à son environnement physique.
En considérant le Créateur comme un océan d’énergie dans lequel baignent toutes ses créatures, la tradition kamite établit un lien fluidique entre toutes les parcelles de la création, de quelque règne qu’elles puissent appartenir.
C’est ici que le totémisme, c’est-à-dire la parenté mystique entre les humains et les animaux, de même que le respect de l’environnement trouvent leur explication véritable.
Le Kamite conscient sait, d’instinct, que toute atteinte à l’essence d’une créature divine comme lui a des conséquences néfastes sur l’harmonie de la création.
Chaque groupe kamite ayant un totem, beaucoup d’animaux sont protégés.
Et quant un Kamite conscient tue un animal qui n’est pas son totem, c’est pour se nourrir ou défendre sa vie et/ou celle de ses proches.
Quant un Kamite conscient a besoin de bois de chauffe, il se contente de couper quelques branches d’un arbre et s’il doit abattre l’arbre, il lui laissera l’essentiel de son tronc à partir duquel il pourra repousser.
Connaissant l’importance de l’eau pour sa survie et pour la survie des règnes végétal et animal, le Kamite conscient ne polluera jamais un point d’eau
À l’inverse, en faisant de l’être humain, la créature au profit de laquelle toute la création a été faite, la tradition sémite, dans ses trois subdivisions, lui donne le droit d’user et d’abuser de son environnement.
Élaborée par un peuple nomade depuis la nuit des temps, la tradition sémite, dans ses trois subdivisions, ignore aussi bien la proximité du Créateur avec la nature que le fonctionnement de celle-ci.
Aussi fait-elle facilement de la nature, un instrument de la colère de son Dieu.
C’est ici qu’il faut chercher les raisons de l’imaginaire déluge de la Bible et du Coran et de la non moins imaginaire déchirure de la mer rouge, par les deux mêmes livres, pour l’engloutissement, parfaitement mensonger, d’un certain pharaon et de son armée.
Le mot religion n’avait pas encore été inventé.
Aucune.
Commentaires
- 10/04/2011 16:50 par karmeto
- 5/11/2010 17:13 par
- 25/10/2010 20:49 par KAMI SHAI
- 25/10/2010 03:04 par FELICKS
- 24/10/2010 17:24 par Kandaka
- 19/10/2010 18:10 par Nefertiti
- 19/10/2010 15:56 par Malkem X
- 17/10/2010 19:35 par Dams
- 16/10/2010 00:03 par Karukéra
- 15/10/2010 21:11 par Karukéra
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