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 Publié le 8 septembre 2006

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Le SIDA dans l’Amérique Noire : Analyses

Critiques d’un documentaire TV.

Le SIDA dans l’Amérique Noire : Analyses

Un produit de l’extrème pauvreté, du désespoir et de la discrimination.

"Le SIDA dans l’Amérique Noire" par Ralph Nader

George W. Bush - le maître des distractions fabriquées - comme avec le faux simulacre d’invasion de l’Irak - a détourné les chaines nationales d’informations loin des Etats-Unis. C’était donc un sérieux renversement de direction que de regarder l’édition spéciale en prime-time du 24 Août d’ABC "Hors de Contrôle : le SIDA dans l’Amérique Noire". Elle marquait le 25ème anniversaire des premiers cas rapportés de SIDA et le dernier documentaire sur lequel feu Peter Jennings a travaillé pour qu’il passe à l’antenne. Avec 13% de la population états-unienne, les afro-américains constituent plus de 50% des nouveaux cas de VIH. Ce taux d’infection est 8 fois supérieur au taux pour les blancs-américains.

Il y a pire. Environ 70% des nouveaux cas de séropositivité au VIH pour les femmes concernent des femmes noires, qui sont, de manière stupéfiante, 13 fois plus susceptibles de se faire diagnostiquer séropositif au VIH qu’une femme blanche. Les femmes noires, à une écrasante majorité sont contaminées lors de rapports hétérosexuels, rapporte le documentaire. Terry Moran, qui fit un bon travail de présentateur, questionna des leaders noirs travaillant sur le SIDA et des spécialistes des maladies infectieuses pour trouver pourquoi, dans de francs échanges.

En résumé :

- (1) l’infection atteint de manière plus importante la communauté noire à cause du haut taux de positifs au VIH chez les hommes sortant de prison,

- (2) l’addiction à la drogue et l’usage répandu d’aiguilles [seringues] sales,

- (3) l’absence de programmes de prévention compréhensible et de traitement qui touchent le bas monde de la communauté, en grande partie pauvre, désespérée et en manque d’information.

Quand même, le téléspectateur attentif voudrait en savoir plus. Moran à votre service. Il demanda à Jesse Jackson et dautres pourquoi les leaders noirs éminents ne mettaient pas en lumière ce désastre plus qu’ils ne le font, ou comme ils le font pour l’épidémie de SIDA en Afrique. Une réponse fut qu’il y a tellement de désastres affectant l’Amérique Noire que l’attention portée à un détourne celle qu’on porte aux autres. Moran a ensuite montré un clip d’un sermon d’un Révérend bien connu.

Calvin Butts de l’église Baptiste Abyssinienne de New-York. "Vous ne pouvez pas dormir avec quiconque vous voudriez", pleurnicha un tourmenté Révérend Butts. Ce n’est pas comme si les blancs étaient moins accros à la drogue. Mais il y a un pourcentage disproportionné d’hommes noirs en prison où les contacts homosexuels sont la cause de la transmission du VIH. Moran s’appuya sur des études des Universités de Chicago et de Caroline du Nord qui concluent que les hommes noirs sont deux fois plus susceptibles que les hommes blancs d’avoir de multiples partenaires féminines. Quand même, les disproportions conotées par "hors de contrôle" sont si vastes entre blancs et noirs qu’une raison plus profonde doit être à l’oeuvre ici. Appelez-la autre importante disproportion.

Une sous-société de pauvreté importante, chômage, désespoir, drogues dans la rue, les documentés taux d’ exécutions discriminatoires et d’incarcérations pénitentières, l’absence d’établissements de santé publique de proximité aptes à fournir les 3 besoins ; les tests, la prévention et le traitement sont tous incubateurs sans portefeuille. Un vicieux cycle d’infection est hors de contrôle dans ces environnements.

Les services sociaux, comme la couverture santé, qui ont restreint l’épidémie de SIDA parmi les blancs ne sont pas proportionellement présents chez les communautés noires. Le documentaire est peut-être un cri de désespoir dans la désolation alentour ou il est peut être un appel au réveil avec son effet boule de neige. Ne comptez pas sur le régime Bush, enlisé dans le bourbier Irakien et cherchant de nouvelles guerres, pour en prendre note. La charge de leader sera sur les épaules des leaders de la communauté noire et une profession de la santé publique éveillée pour faire comprendre les priorités du pays au Congrès, à la Maison Blanche, les gouvernements d’état et locaux, et pour obtenir plus d’attention médiatique.

Sur les chaines d’informations nationales et locales, il y a certainement suffisamment d’émissions à remplacer. Vous vous demandez peut-être combien, parmi les noirs, sont touchés par la fatalité. Plus de dix mille afro-américains sont morts des causes du SIDA l’année dernière. Les douleurs atroces des familles et les carences affectives ne sont pas prises en compte dans ces statistiques.

Article en VO sur : http://www.counterp unch.com/ nader08262006. html

- Vu sur le net.

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Références bibliographiques:

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