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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
Son dernier article: Invention de la 1ère tablette (...)
Révélation... Guerlain : Le nègre, il t’emmerde !
Quand Guerlain faisait travailler les Nègres sans les déclarer, à Mayotte !!!
En pleine heure de grande écoute, sur France Télévision (qui ne dit mot), le parfumeur Guerlain s’en prend aux noirs d’Afrique et des Antilles, dans un langage qui nous renvoie directement à l’époque esclavagiste et coloniale.
Nous sommes en France au XXème siècle et les idées de beaucoup sont restées au XVIIIème siècle.
Soyez attentifs, le dérapage se produit dès la 40ème seconde.


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Pensez’y pour noël 2010 !
Nègre je suis, nègre je resterai !
Audrey Pulvar, a consacré le 18 octobre à 6h00, sa chronique sur France Inter aux propos immondes de Guerlain en lui disant : Il Nègre, il t’emmerde !
L’arabe menteur, l’arabe voleur, le chinois travailleur mais sale, le juif cupide, la française sexuellement libre, le latino chaud lapin, la négresse panthère, la négresse lascive, le nègre danseur, le nègre rieur, le nègre footballeur, le nègre paresseux… strike !
En cherchant un peu, on pourrait en trouver d’autres, des idées à fournir à monsieur Jean-Paul Guerlain pour son petit précis de clichés racistes. C’est donc celui du nègre fainéant, bon à rien, qu’il aura choisi de nous servir, dans un silence sidérant, sur le plateau du 13 heures de France 2 vendredi dernier.
« J’ai travaillé comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… ». C’est la deuxième partie de la phrase, 13 mots, qui lui valent... quoi au juste ? On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d’émoi, d’indignation. Seule Christine Lagarde a réagi.
Pour les autres, on attend encore. En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu’aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s’en émeuve. Oh, les associations font leur job, qui menacent de porter plainte. Mais qui parle de racaille ? De scandale ? De honte ? D’obscénité ? De crachat ?
Le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté à la figure non pas seulement de tous les Noirs d’aujourd’hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d’océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde. Ces millions de personnes asservies, avilies, déshumanisées, pendant quatre siècles, réduites au rang de bras et de mains destinées aux champs de coton, aux champs de canne, à la morsure du fouet ou celle du molosse, tous ces esclaves, vendus comme une force de... travail ! Pas des hommes, non, ni des pères, ni des mères à qui l’on arrachait leurs enfants pour en faire d’autres bêtes de sommes, pas des humains, mais des outils, du matériel. Des marchandises.
Cher monsieur Guerlain, vous dont l’un des parfums suffisait, à lui seul, à rassurer l’enfant que j’étais quand sa mère s’absentait, vous dont le nom m’a accompagnée, de mère en fille, de sœur en sœur, aussi loin que remontent mes souvenirs et dont je ne pourrai plus, jamais, porter la moindre fragrance, moi négresse, je vous relis, je vous dédie ces quelques lignes, signées Aimé Césaire :
« Vibre… vibre essence même de l’ombre, en aile en gosier, c’est à forces de périr, le mot nègre, sorti tout armé du hurlement d’une fleur vénéneuse, le mot nègre, tout pouacre de parasites… le mot nègre, tout plein de brigands qui rôdent, de mères qui crient, d’enfants qui pleurent, le mot nègre, un grésillement de chairs qui brûlent, âcre et de corne, le mot nègre, comme le soleil qui saigne de la griffe, sur le trottoir des nuages, le mot nègre, comme le dernier rire vêlé de l’innocence, entre les crocs du tigre, et comme le mot soleil est un claquement de balle, et comme le mot nuit, un taffetas qu’on déchire… le mot nègre, dru savez-vous, du tonnerre d’un été que s’arrogent des libertés incrédules ».
> Aimé Césaire qui, à l’insulte, répondit aussi un jour : « Eh bien le nègre, il t’emmerde ! ».
Extraits du poême "Mots", du recueil Cadastres, d’Aimé Césaire
Quand Guerlain faisait travailler les Nègres sans les déclarer, à Mayotte !!!
Aucune.
Commentaires
- 10/12/2010 22:31 par ALIKER
- 27/11/2010 01:25 par Ra
- 20/11/2010 21:32 par hrw
- 16/11/2010 10:02 par cesaire
- 8/11/2010 09:15 par Kandaka
- 29/10/2010 10:34 par natfog
- 25/10/2010 19:19 par Dams
- 24/10/2010 22:23 par phalon972
- 24/10/2010 19:42 par paulo
- 24/10/2010 12:40 par Dams
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