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par Wong Kem © www.africamaat.com

 Publié le 29 décembre 2006

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Les Arts Martiaux chez les Kamits episode 2

Voiçi un léger aperçu de la conception et l’utilisation des armes de combat chez nos ancêtres de la vallée du Nil. Chez eux, quasiment chaque objet fabriqué relève de l’oeuvre d’art...

Les Arts Martiaux chez les Kamits episode 2

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KHOPESH ROYAL

Un des aspects les plus spectaculaires et les plus frappants dans les Arts Martiaux est l’utilisation des armes. En effet, issues des champs de batailles, une technologie militaire de pointe dans la conception de l’armement constitue un avantage certain lors d’affrontement qu’il soit à échelle d’un pays ou à échelle humaine, son apport se trouvait être décisif car il détenait la capacité d’influencer lourdement l’issue d‘un combat.

Mais à Kemet, comme ce sera aussi le cas ailleurs des siècles et des millénaires plus tard, ce que l’on nomme « armes de guerre » est toujours issus de divers outils agraires ou dérivés d’armes de chasse.

Ces outils, tout d’abord utilisés pour nourrir la communauté, ont évolué en outils de protection lorsque le besoin s’en est fait sentir. Dans cette optique défensive ces outils connaîtront une évolution dans la matière et dans la forme conformément à leur nouvel emploi.

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TRAVAIL DU CUIVRE PAR LES MAÎTRES FORGERON KAMITS
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MAÎTRE D’ARCHERIE KAMIT EN PLEIN TRAVAIL

Les maîtres artisans Kamits des forges, des coutelleries et des archeries ont donc permis une évolution constante de la technologie militaire de l’armement qui a contribuer au maintient de la stabilité à Kemet des millénaires durant. Ils sont passés de l’utilisation de matériaux basiques tel que la pierre et le bois (couteau, arcs simples etc....) à la maîtrise des métaux tels le cuivre, le bronze, le fer, l’argent et l’or pour la confection d’arme de guerre ou de cérémonie.

On trouve aussi d’autre matière tel que le cuir, les os et l’ivoire dans la composition de certaine arme avec une fonction symbolique ou magique. Le niveau de maîtrise atteint faisait de chacun de leur production une véritable œuvre d’art.

Ces œuvres, quelles sont elles ?

Pour commencer nous avons le Hedj (la masse d’arme). Une arme symbolisant le pouvoir de pharaon apparaissant sur nombre de bas relief et de peintures murales le représentant soumettant ses ennemis.

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TÊTE DE HEDJ DU ROI SCORPION

Viens ensuite le Nékhakha (le fléau) et le Heqa (la crosse) que nous connaissons sous le nom de Nékhakha qui apparaît sur des bas-reliefs représentants des soldats Kamits en campagne sous le règne d’Hatshepsout.

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HEQA NEKHAKHA

Notons que le fléau à grain sera aussi développer plus tard par les orientaux et popularisé sous le nom de nunchaku.

Portons maintenant notre attention sur la Fronde, une arme de jet beaucoup plus performante qu’il n’y parait et d’une portée estimée à environ 200m.

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FRONDE KAMIT
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PROJECTILE DE FRONDE KAMIT OUVRAGE

Passons au cas de la lance. Elle constituait une des armes basiques du soldat Kamit. C’est une arme pouvant être utilisée au corps à corps et pouvant tout aussi bien servir d’arme de jet.

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POINTE DE LANCE ROUILLEE

Continuons avec les arcs te les flèches. En ce qui concerne les arcs, on en trouve de deux catégories distinctes. Tout d’abord les arcs basiques fabriqués dans une unique pièce de bois qui constitue l’équipement de base des archers de pharaon. Selon les estimations c’est au nouvel empire nous verrons l’apparition de l’arc composite (fait de plusieurs segment de bois et/ou autre matière adjointe).

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ARC KAMIT

Pour ce qui est des flèches, on sait qu’ils ont tout d’abord été transportés à la main. Mais par la suite les carquois sont apparus, ils sont attestés dès la fin de la première période intermédiaire.

FLECHES KAMITES 2000-1500 AV. J ;C

Voici donc venu le moment d’évoquer les lames de combat. On en trouve principalement de trois catégories, qui par ordre d’apparition sont les couteaux, les glaives (épées courtes) et les Khopesh/Khepesh (sabres courbes dont le nom provient du trilitère khepesh dont il a hérité la forme stylisée). (glaive)

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GLAIVE ET FOURREAU EN OR DE AHHOTEP

(sabre)

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TRILITERE KHEPESH
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KHOPESH DE TOUANKHAMON

Khopesh de sa majesté Nebkheperourê Heqaiunushema Toutankhamon

Nous finirons sur une arme fondamentale pour tout artiste martial en ce monde...

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SCENE DE COMBAT RELEVEE DANS LE MASTABA DE PTAH HOTEP

Son corps.... En effet, le corps de l’artiste martial est sa première matière de travail d’exercice et de perfectionnement. Sa maîtrise demeure fondamentale à qui veut accéder à l’utilisation efficace des armes en toute sécurité. L’apprentissage de base des Arts Martiaux Kamits se faisait donc avec pour arme matérielle principale, le corps. Et les techniques corporelles étaient très évoluées. Elles comprenaient des percussions, des balayages, des saisies multiples et variées, des luxations etc....

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ENTRAINEMENT COMBAT DANS LE MASTABA DE PTAH HOTEP

Remarquez sur l’illustration la richesse de la technique exécutée, une saisie, un balayage et une luxation simultanément, qui dit mieux ?

La Tradition Martiale Kamit antique revêt de multiples aspects, et détient une richesse extraordinaire pour tout artiste martial digne de ce nom et dépourvu de préjugés « ethnico martial », en général ; mais en particulier pour tous les Kamits de notre époque désireux d’étudier les Arts de la Guerre.

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PTAH HOTEP

Ptah Hotep

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Références bibliographiques:

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