Vous êtes ici: Accueil » Antiquité africaine
par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
Son dernier article: Création de l’Institut Per (...)
Les Grecs dévoilent l’origine du nom de leur continent : l’Europe.
Selon la tradition historique des Hellènes, "Europe" serait en fait le nom d’une femme noire.
"Pour l’Europe, on ne sait (...) d’où lui vient son nom, ni qui lui a donné, à moins d’admettre qu’elle ait pris celui de la Tyrienne Europe - ce qui voudrait donc dire qu’auparavant elle n’avait pas de nom". [1]

Cette phrase de l’historien Grec Hérodote d’Halicarnasse, surnommé le père de l’histoire, nous fournit quelques éléments sur l’origine du nom du continent européen.
En pratique, les anciens Européens admettaient que les noms de certains continents étaient intimement liés au nom d’une femme célèbre. Asia par exemple, aurait donné son nom à l’Asie.
En ce qui concerne l’Europe, les Grecs anciens ne nous ont légué qu’une seule piste : celle d’Europe la Tyrienne. Mais cette femme qui se nommait "Europe", était-elle européenne, asiatique ou africaine ?
Nulle doute aujourd’hui que 90 % des gens imaginent que cette "Europe" était d’origine européenne, 9 % pensent qu’elle était peut être asiatique et seulement 1 % soutiennent qu’elle était noire. Car la romance historique l’a pour le moment emportée sur la vérité historique.
Avant de dévoiler notre analyse, arrêtons-nous sur le site Wikipédia, où à propos d’Europe, nous lisons :
"Dans la mythologie grecque, Europe fille d’Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l’île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d’Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l’année -500 sa signification contient toute la terre au nord.
L’analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s’agit sans doute d’une étymologie incertaine. D’autres linguistes pensent qu’il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l’ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.".
- L’africanité d’Europe :

Cette "Europe" est selon le testament authentique des historiens Grecs, la fille d’Agénor (son père), la sœur de Cadmos (son frère), la petite fille de Io (son arrière grand mère) et d’Epahos (son grand père) et l’une des descendantes du roi de la ville d’Argos dans le Péloponèse, Inachos (le père de Io).
Ainsi, l’examen des sources historiques européennes dévoilent que :
Le roi d’Argos dans le Péloponnèse, Pélasgos était noir (population dite Pélasge)
Inachos était noir
Epaphos était noir
Agenor était noir et sa femme aussi
Europe était noire tout comme son frère Cadmos.
Voyons ensemble les faits :
1- La négritude du roi Pelasgos, dans le Péloponnèse :
Pour les Grecs anciens, les Pélasges représentaient l’une des toutes premières populations installées dans la Grèce ancienne avant même l’arrivée des Doriens originaires du nord de l’Europe. Ce peuple mythique et préhellénique, fut ainsi dénommé en raison de son héros éponyme, fils de Zeus ou de Poséidon, selon les récits : le roi Pélasgos.
Mais à propos du roi Pélasgos, le poète Asios de Samos, reprit par Pausanias nous révèle un fait important sur sa négritude :
"Et la terre noire produisit Pelasgos, pareil aux Dieux".
- 2- La négritude d’Inachos, le père de "Io", l’arrière grand-père d’Europe :
Pour le père de l’église Eusèbe de Césarée, Inachos, le père de Io était un Kamite originaire d’Egypte, donc il était noir. Mais une vaste étude ADN réalisée en 2000, nous fournit un certain nombre de précisions utiles sur ce point. Clicquez ici !
- 3- La négritude d’Epaphos, le grand père d’Europe :

- ESCHYLE
Dans son œuvre intitulée "Prométhée", le poète Grec Eschyle nous révèle une information capitale sur la couleur de peau d’Epaphos :
"Et pour rappeler comment Zeus l’a mis au monde, celui que tu enfanteras (en parlant de Io sa mère) sera le noir Epaphos ".

- L’EUROPE
- 4- La négritude des parents d’Europe :
Le Logographe Phérécyde (1ère moitié du 5ème siècle) atteste que Cadmos, le frère d’Europe, était le fils de l’égyptien Agénor et d’une fille noire du Nil. Bacchylide est exactement du même avis. Les deux parents d’Europe donc sont noirs.
D’ailleurs pour Hécatée d’Abdère et Diodore de Sicile, Cadmos était bien originaire d’Egypte (Afrique noire) et de la ville Thèbes en particulier.
Conclusion :
Hérodote nous apporte des éléments complémentaires très appréciables :
"Cependant, on sait bien que cette femme, Europe, était une Asiatique et qu’elle n’est jamais venue dans le pays que les Grecs appellent aujourd’hui Europe ; elle passa seulement de Phénicie en Crète et de Crète en Lycie".
Donc "Europe", n’a pas vraiment mis les pied sur le continent européen mais est demeurée en Crête et en Lycie. En Crète, elle enfanta son fils Minos qui devint le très célèbre roi de Crête.
Mais pourquoi donc Hérodote mentionne l’Asie et pas l’Afrique ? En regardant de près la carte géographique des Grecs anciens, on a la solution.

Pour eux, l’Asie comprend une partie de l’Afrique jusqu’à la côte phénicienne (terre des Cananéens noirs, fils de "Cham" le noir), zone où résidaient les Noirs dans l’antiquité (kemet, Koush, Canaan). De plus, la Phénicie, sous domination égyptienne, faisait l’objet d’une administration kamite.
[1] cf. Cf. Hérodote, Livre III.
Commentaires
- 5/08/2009 17:32 par MEJA
- 14/01/2007 10:57 par ccc
- 3/01/2007 13:18 par
- 19/11/2006 02:47 par kphth
- 2/08/2006 14:30 par raheruur
- 26/06/2006 17:07 par
- 25/04/2006 16:46 par BOMAAN
- 15/03/2006 23:47 par Olympe africain
- 6/03/2006 12:57 par Tehuti Mokanisi
- 13/12/2005 10:56 par Ousermaat
Dans la rubrique Multimedia
Articles
Dans la même rubrique

Ramsès 2 l’africain : la vérité par les tests génétiques !
Aperçu du Colloque du Caire
Témoignage de Jean François Champollion sur l’impossible origine indo-européenne des Egyptiens anciens.
Hérophile d’Alexandrie ou la médecine grecque rattrapée par la vérité historique.
Le "miracle Grec" de Thalès est une vaste escroquerie intellectuelle.
Du même auteur

Akhenaton : le sort tragique d’un pharaon mégalomane
Cantona donne la parole aux Noirs sur canal +
Aimé Césaire : Un Pharaon nous a quitté pour rejoindre nos ancêtres lumineux
Expo : L’age d’or des sciences Arabes passe sous silence l’apport africain, comme d’habitude...
Nous avons rendu hommage au savant Raoul Georges Nicolo

