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Son dernier article: Eunice Barber : invitée d’honneur
Les Juifs et l’esclavage des Noirs : Rien ne sert de mentir : Acte 2
Le cas très accablant des Marchands juifs de Curaçao.
Conseiller, négociant également, il fit régner sur l’île un régime autoritaire avec son âme damnée, Jacob de Petersen. Il y eut de nombreux navires capturés par des forbans ou par des ennemis.
Alors que les juifs étaient en majorité marchands et marins, les protestants étaient planteurs ou employés de la Compagnie. En 1734, se développa une assurance maritime.
On comptait trente-neuf juifs parmi les quarante-quatre assureurs dans l’île.
Un mémoire sur l’état de Curaçao en 1747 dû au secrétaire de la Direction J.c. Van Laar, témoignait du considérable développement de l’île à cette époque. Il y avait :
70.000 habitants
7.000 chrétiens,
10.000 juifs,
5.700 nègres libres,
3.000 étrangers,
44.000 esclaves
300 Amérindiens.
Après un long déclin, l’île n’atteindra cette population de 70.000 habitants qu’en 1942.
Mais il y avait alors seulement 700 juifs. Après cet apogée, en effet, le déclin de l’île se manifesta sur plusieurs plans. Une grave disette dévasta Curaçao de 1746 à 1749. Mais c’est surtout sur mer que la situation empira. La France envahit les Provinces Unies en 1747. Les marchands subirent le contre-coup de cette guerre aux Caraïbes. Les navires français et anglais capturèrent de nombreux bâtiments de Curaçao avec leur chargement.
Il y eut un important soulèvement d’esclaves en juillet 1750. La répression fut dure, trente-six rebelles furent exécutés. Neuf appartenaient à des propriétaires juifs.
Parallèlement à l’accroissement de la population, blanche et esclave, on comptait dans l’île de nombreux enfants naturels "mulâtres".
Comme le reconnaît le Directeur Jean Isaac Claris Rodier de la Bruguière qui vécut trente-quatre ans à Curaçao : "Là où il y a des colons et des esclaves, il est impossible d’adhérer à la moralité européenne du mariage. Les colons vivent en concubinage avec leurs esclaves...
Nous devons tolérer cette situation dans nos propres maisons si nous désirons être servis par des esclaves. Si nous ne désirons pas cela, il serait nécessaire que les ministres de la religion soient les premiers à balayer devant leur maison" (25).
Plusieurs familles blanches de l’île eurent donc des parents de" couleur ".Des familles protestantes s’adressèrent à la Hollande et.à la Frise occidentale pour que fussent interdits les mariages entre blancs et nègres libres. En 1752, une pétition circula parmi les protestants pour l’annulation de tels mariages. La communauté juive ne reconnaissant pas de "personnes de couleur comme membres" (26), le problème ne se posa pas pour elle au niveau du mariage. En revanche, il est certain que les juifs engendrèrent de nombreux enfants "mulâtres" qui eux, posèrent des problèmes à la communauté.
Comme en témoigne la pétition envoyée à Amsterdam évoquant la conduite d’une "mulâtresse", Juana Maria Levy, signée par quarante-cinq coréligionnaires (12 juin 1769) (27).
Une société de commerce et de navigation créée en mars 1737 arma quatre navires pour la protection du trafic maritime. C’est ainsi qu’on parvint à se débarrasser de plusieurs forbans français et espagnols. Sous l’autorité du Directeur Jan Gales 0738-1740) qui fut révoqué puis d’Isaac Faesch (1740-1758), l’activité commerciale ne se relâcha pas.
Après la convention passée entre quarante-cinq assureurs en 1734, une société fut fondée en 1759.
Cette société d’assurance maritime avait un capital de 200.000 pesos divisé en 355 parts. Le taux des assurances était calculé en fonction du nombre d’hommes d’équipage et de la destination dunavire.Acette époque, les négociants et armateurs juifs constituaient l’écrasante majorité de ces organisations : quar nte assureurs juifs sur quarante-cinq. Leurs .navires fréquentaient les escales des Caraïbes et des Etats-Unis : La Guaira, Coro, Chicherobiche (sur la côte du Vénézuéla), Puerto Bello, Cartagena, Maracaibo, Rio Hacha, Santa Marta, Cumana,Margarita, Santo Domingo, Puerto Rico, les îles françaises et danoises, la Jamaïque,Barbade,Trinidad,LaHavane,la Vera Cruz, la Nouvelle-Orléans, New Port et Providence, Charleston et New York.
Plusieurs marchands de Curaçao quittèrent l’île et allèrent s’établir dans les îles et les colonies danoises, anglaises, françaises et espagnoles. Le commerce de l’île s’en trouva diminué. Plusieurs marchands juifs partirent pour New York. Depuis le XVIIe siècle, les relations commerciales entre l’île et la Nouvelle-Angleterre n’avaient jamais cessé. On importait à Curaçao de la farine, du pain, du beurre, du lard, de la viande "casher", des chandelles et du bois de construction.

Malgré les interdictions espagnoles, il se faisait une contrebande très active sur la côte de Terre Ferme. On y échangeait du cacao contre de l’argent et de la poudre d’or. Les planteurs créoles des possessions espagnoles avaient mis au point un étrange manège avec les marchands de Curaçao. Ils organisèrent à partir de 1735 des simulacres de combats en mer.
Aucune.
Commentaires
- 27/05/2010 17:07 par Didier
- 14/03/2010 10:54 par Katchoupine
- 29/12/2009 21:13 par piankhy
- 23/06/2009 14:10 par Maxkpo
- 31/05/2009 14:43 par
- 21/05/2009 16:08 par AsUiPoInLaOzRiI
- 10/05/2009 14:05 par
- 10/05/2009 13:45 par Rico
- 7/03/2009 06:19 par KANT ALPHA REME
- 29/01/2009 12:26 par AmIsraelHai
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