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Colloque International Kamit Menaibuc 2010

par admin ©

 Publié le 10 mars 2006

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Les Juifs et l’esclavage des Noirs : Rien ne sert de mentir : Acte 2

Le cas très accablant des Marchands juifs de Curaçao.

Les Juifs et l’esclavage des Noirs : Rien ne sert de mentir : Acte 2

Des "pirates" de Curaçao "s’emparaient" du cacao des créoles vénézuéliens après l’avoir payé en bons doublons d’or ou en marchandises manufacturées. De telles batailles navales se poursuivirent jusqu’en 1766 malgré les protestations véhémentes des ambassadeurs espagnols à La Haye. L’un d’eux se plaignit en 1741 que le cacao de Caracas arrivant à Curaçao coûtait moins cher en Hollande qu’en Espagne. Il y avait de véritables pirates, parfois espagnols, qui capturaient les navires hollandais. Marchands et sociétaires pressaient les administrateurs d’armer un vaisseau et de l’envoyer combattre les forbans.

Quelques marchands juifs placèrent sur leurs navires des canons. Mais l’Espagne accrut la mise en constituant la Compania Real de Guipuscoa en 1728. Elle envoya des vaisseaux de ligne sur les routes maritimes les plus fréquentées pour attaquer ses rivaux. Ce fut une des raisons de la guerre qui l’opposa à l’Angleterre en octobre 1737. Les navires hollandais, malgré la neutralité des Pays-Bas, subirent de nombreuses attaques des belligérants.

Les Anglais surtout voulurent profiter de la circonstance pour capturer des navires hollandais et affaiblir la flotte commerciale des Provinces-Unies. La contrebande prit un essor considérable. Les marchands de Curaçao vendirent beaucoup d’armes et de munitions.

Mais les pertes augmentèrent. Huit navires furent capturés en 1740 par les Anglais, soit une valeur de 33.528 pesos. En 1741, ils perdirent pour 15.000 pesos. En 1744, les pertes atteignirent 600.000 florins. lis subirent aussi des pertes considérables pendant la Guerre de Sept Ans (1756-1763). Sur la recommandation de la communauté d’Amsterdam en 1742, les parnassim de Curaçao invitèrent Samuel Mendes de Sola à assister Haham Jesurun. 11 arriva avec sa famille le 7 décembre 1744 et trouva une communauté juive comprenant 270 familles environ.

Mikve Israel passait alors pour être la "mère" de toutes les autres communautés des Cara’jbes. Après le décès de Haham Jesurun le 28 septembre 1748, De Sola devint haham. Plusieurs incidents l’opposèrent à d’autres juifs. Des troubles se produisirent également dans la société, plusieurs crimes furent commis par des esclaves en 1746 et par des blancs en 1749.

Il Y avait 280 familles juives en 1749. A Saint-Eustache, les pertes des marchands s’élevèrent à plus d’un million de florins en 1758.

Pendant la Guerre de Sept Ans, les Provinces-Unies perdirent plus de douze millions de guilders en bateaux et en chargements venant de Curaçao et de Saint-Eustache ou s’y rendant.

Les négociants réclamaient avec insistance aux Etats Généraux des convois pour la protection de leurs navires. Les Provinces-Unies voulaient éviter des conflits armés avec les Anglais. Les Etats Généraux invoquaient alors le manque d’argent. On constitua cependant des convois en 1746, 1748, 1753, 1759, 1760, 1766 et 1782. Le système défensif de Curaçao laissait fortement à désirer. Déjà en 1635, les autorités hollandaises et frisonnes avaient accordéune somme de 142.000 florins pour fortifier l’île. La Compagnie (W.I.c.) associa les habitants à son effort d’entretenir les fortifications et d’en construire d’autres.

Le fort Beckenburg fut érigé à Caracasbaai en 1703. Comme partout dans les colonies, les colons acceptèrent mal l’utilisation de leurs esclaves pour les travaux de fortification. Un débat les opposa pour savoir s’il fallait démolir des murailles pour agrandir la ville en 1747. En attendant, corsaires et forbans venaient les affronter impunément, se moquant des fortifications réduites de l’île. On les voyait s’avancer jusque sur le littoral de Curaçao, d’Aruba et de Bonaire. Les Directeurs Jan Rodier et son successeur Jacob van Bosveld ne parvinrent pas à résoudre ce problème de défense. Cette absence de protection provoqua la ruine de plusieurs familles entre 1735 et 1765.

- Investigation M Lara, relais JP Omotunde.

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