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par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com
Son dernier article: Où est la « Terre Sainte » ?
Les MEDU NETER (Hiéroglyphes) : Leçon 2
LES PAROLES DE DIEU
LOGO de l’ARTICLE : KAMIT = Les NOIRS (Egyptiens anciens) :
Les « égyptiens anciens » se sont désignés comme « Noirs » (KAMIT) dans le papyrus dit de Kahum (Source : F.LI. Griffith, Hieratic Papyri from Kahum and Gurob, plate volume, 3, 3.5) pour se définir, se valoriser et marquer la différence avec les caucasiens.
Information Institut Africamaat
Prévision des Cours du Pr. ETILE René-Louis Parfait à partir du SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2009
De Septembre à Janvier, Institut Africamaat (dans L’Espace Menaibuc), 18, rue Armand Carrel, 75019 Paris (Métro : Laumière, ligne 5).
COURS Hiéroglyphes 1ère Année et Cours de Civilisation
– Septembre : Samedis 12 et 19 – Octobre : Samedis 3 et 10 – Novembre : Samedis 7 et 14 – Décembre : Samedis 5 et 12 – Janvier : Samedis 9 et 16
COURS Hiéroglyphes 2ième Année (mais ouverts à toutes et à tous)
– Octobre : Samedi 24 – Novembre : Samedi 28 – Décembre : pas de cours de deuxième année mais un document pour étude sera remis le samedi 12 décembre – Janvier : Samedi 30
INTRODUCTION
Voici ce que Champollion (le père de l’Égyptologie moderne et déchiffreur des hiéroglyphes en 1822) disait des Blancs après avoir visité des tombeaux dans la Vallée des Rois et après avoir reconnu que les égyptiens étaient semblables aux autres africains : « ... véritables sauvages tatoués sur diverses parties du corps (…) enfin (et j’ai honte de le dire, puisque notre race est la dernière et la plus sauvage de la série) les Européens qui, ces époques reculées, il faut être juste, ne faisaient pas une trop belle figure dans ce monde. Il faut entendre ici tous les peuples de race blonde et à peau blanche, habitant non seulement l’Europe, mais encore l’Asie, leur point de départ. (…) Je ne m’attendais certainement pas, en arrivant à Biban-el-Molouk, à y trouver des sculptures qui pourront servir de vignettes à l’histoire des habitants primitifs de l’Europe, si on a jamais le courage de l’entreprendre. Leur vue a toutefois quelque chose de flatteur et de consolant, puisqu’elle nous fait bien apprécier le chemin que nous avons parcouru depuis. » Lettres et journaux écrits pendant le voyage d’Égypte, Jean-François Champollion, pages 301- 302. Champollion précise : « On y trouve aussi les Egyptiens et les Africains représentés de la même manière, ce qui ne pouvait être autrement : mais les Namou (les Asiatiques) et les Tamhou (les races européennes) offrent d’importantes et curieuses variantes. »

Il est aussi très intéressant de citer quelques passages du Discours d’ouverture du cours d’Archéologie de Champollion au Collège royale de France (Collège de France), pour remettre les pendules à l’heure ! : « … Le innombrables produits des arts égyptiens, arrivés jusqu’à nous à travers les injures du temps et malgré les ravages de la barbarie musulmane ou de l’ignorance des premiers chrétiens, sont tous, en effet, à très peu d’exception près, accompagnés d’inscriptions plus ou moins étendues, relatives à leur destination, et précisant, soit le motif, soit l’époque de leur exécution…La population véritablement hellénique est descendue du Nord, et la civilisation lui vint ensuite du Midi, importée par des étrangers que des circonstances politiques expulsaient des contrées orientales de l’ancien monde. C’est là le résumé des documents historiques transmis par les Grecs eux-mêmes sur leurs temps primitifs : c’est donc dans l’Orient qu’il faut chercher les origines helléniques…Les historiens affirment que les introducteurs des premières formes de civilisation, un peu avancées, parmi les peuplades helléniques de l’Argolide et de l’Attique, furent des hommes venus par mer des rivages de l’Egypte ; que , dès ce moment, l’Egypte devint une école où allèrent s’instruire les législateurs de la Grèce, les réformateurs de son culte, et surtout les Hellènes d’Europe ou d’Asie, qui hâtèrent le développement de la société grecque, en propageant d’abord, par leur exemple, l’étude des sciences, de l’histoire et de la philosophie. C’est donc par une connaissance approfondie des monuments de l’Egypte, en constatant surtout, par l’évidence des faits, l’antiquité de la civilisation sur les bords du Nil, antérieurement même à l’existence politique des Grecs, et de plus les relations nombreuses de la Grèce naissante avec l’Egypte déjà vieille, que l’on remontera à l’origine des arts de la Grèce, à la source d’une grande partie de ses croyances religieuses et des formes extérieures de son culte… C’est par l’analyse raisonnée de la langue des Pharaons, que l’ethnographie décidera si la vieille population égyptienne fut d’origine asiatique, ou bien si elle descendit, avec le fleuve divinisé, des plateaux de l’Afrique centrale…les rapports directs et variés de la primitive Egypte avec l’Ethiopie, contrée fameuse où nous reconnaîtrons peut-être le berceau de la population égyptienne…Sur le sol de l’Egypte, le nombre des monuments de tout genre échappés aux dévastations des siècles et des religions ennemies, est encore tel, qu’on peut y recueillir en abondance des témoignages directs de l’état graduel de la civilisation du peuple industrieux qui défricha la vallée inférieure du Nil à une époque indéfiniment reculée : car, il faut le dire, les monuments égyptiens des temps les plus antiques ne montrent aucune trace de l’enfance de l’art ; tous le manifestent au contraire à un âge adulte et plein d’expérience… l’art des Grecs eut des sculptures égyptiennes pour premiers modèles ; que d’abord il les imita servilement… L’interprétation des monuments de l’Egypte mettra encore mieux en évidence l’origine égyptienne des sciences et des principales doctrines philosophiques de la Grèce ; l’école platonicienne n’est que l’égyptianisme, sorti des sanctuaires de Saïs ; et la vielle secte pythagoricienne propagea des théories psychologiques qui sont développées dans les peintures et dans les légendes sacrées des tombeaux des rois de Thèbes, au fond de la vallée déserte de Biban-el-Moulouk… l’étude de la langue parlée doit précéder celle des textes où elle est employée… » Grammaire Egyptienne, Introduction, Discours d’Ouverture du cours d’Archéologie au Collège Royal de France, Jean-François Champollion, Editons Solin Actes Sud, 1997.
Rajoutons quelques témoignages de Grecs anciens :

« L’Égypte seule est le berceau des sciences Mathématiques » Aristote, Métaphysique A, 1, 981 b23
« L ’Égypte, …, comparée avec tout autre pays, c’est elle qui renferme le plus de merveilles et qui offre le plus d’ouvrages dépassant ce qu’on en peut dire » Hérodote, livre II, 35
« Les Égyptiens, en effet, possèdent des modes particuliers d’écriture…or, chez les Éthiopiens, tout le monde, sans exception, utilise ces signes. » Diodore de Sicile, livre III, 3, 5.
« Quand aux coutumes des Égyptiens, ils (les Éthiopiens) prétendent qu’elles sont pour la plupart éthiopiennes » Diodore de Sicile, livre III, 3, 3.
LES MEDU NETER Leçon 2
Les prépositions (première partie)
Les principales prépositions égyptiennes sont les suivantes :

Sur, au-dessus de
![]()

Sur
tp

Dans, en, grâce à
m

Sous
![]()

à, pour (qqn)
n

Pour (qqch), vers, contre, en direction de (qqch)
r

Depuis (qqpart, une période de temps)
![]()

parmi
mm

Par (qqn)
in

Comme, selon
mi

Avec (qqn), ainsi que
![]()
Les adverbes (première partie)
Principaux adverbes de lieu

ici
![]()

Là, y, dedans
im
Principaux adverbes de temps

Aujourd’hui
min

hier
sf

demain
dw3w

La nuit
![]()

Le jour
hrw

Tous les jours, chaque jour
![]()

Éternellement, pour toujours
![]()

Éternellement, à jamais
![]()
La phrase de type -« Relation de situation »
La phrase de type « relation de situation » diffère de la phrase de type « relation d ’identité »
Exemple de « relation de situation » : Le serviteur est dans la maison.
Exemple de « relation d ’identité » : Le faucon est un oiseau.
Relations de situation : LE VERBE-COPULE « ÊTRE »
Dans toutes les langues humaines, la copule est généralement une forme du verbe « être » considéré dans cet emploi comme un auxiliaire. Mais évidemment, dans toutes les langues, les signes ne sont pas les mêmes, étant arbitraires.
Le verbe égyptien iw est toujours copule. Il est toujours tel, invariable, par rapport au genre et au nombre : il s ’écrit constamment

exemples :

![]()





![]()






VOCABULAIRE

Serviteur
b3k

Maison
pr

Dieu
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Femme
S.t

Homme
S

Eau
mw

Chat
miw

Souris
pnw

Ciel
p.t

Vie, Stabilité, Perfection, Joie, Protection

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Commentaires
- 17/12/2009 05:05 par Tahotep
- 17/11/2009 18:40 par KAMI SHAI
- 17/11/2009 05:32 par kamna
- 17/11/2009 00:02 par Utopia
- 16/11/2009 21:01 par Fulele
- 15/11/2009 14:07 par Utopia
- 15/11/2009 11:57 par Omotunde Hery
- 15/11/2009 02:48 par Omotunde
- 14/11/2009 18:59 par KAMI SHAI
- 14/11/2009 16:00 par Menkam
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