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Colloque International Kamit Menaibuc 2010

par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com

 Publié le 31 décembre 2007

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Les Origines pharaoniques du mot « Soudan »

De Nésou / Nésout à Soudan

Les Origines pharaoniques du mot « Soudan »

Des siècles avant les Arabes et les Hébreux, le mot « Soudan » est employé dans la langue pharaonique pour désigner le souverain de l’Égypte Antique (Kémèt / Kémmiou).

SOMMAIRE

PRÉLIMINAIRES

ACTE I : le « Pays des Noirs » des Kamits (habitants de la vallée du Nil), des Hébreux et des Arabes.

ACTE II : Origines pharaoniques du mot « Soudan »

ACTE III : La confirmation est donnée par la langue Copte

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

PRÉLIMINAIRES

Avant de trouver la véritable source du mot « Soudan », nous avions dû faire des recherches, certes très utiles pour le combat que nous menons contre les falsifications historiques de l’Histoire des Noirs, mais qui ne donnaient pas le lien direct entre les hiéroglyphes et le mot « Soudan » (c’est-à-dire l’étymologie réelle du mot « Soudan »). Il faut aussi avouer que la recherche étymologique du mot « Soudan » n’avait pas été classée prioritaire dans nos premiers écrits. C’est le résumé de ces recherches que nous exposons dans « ACTE I ».

Le lien entre les Hiéroglyphes et le mot « Soudan » est exposé dans « ACTE II ».

Le lien entre le Copte et le mot « Soudan » est exposé dans « ACTE III ». Le Copte confirme et renforce notre démonstration hiéroglyphique. Nous aboutissons à l’étymologie du mot « Soudan ».

Pour « ACTE II » et « ACTE III », nous avons essayé d’être le plus simple que possible pour que la majorité de nos lecteurs, non initiés aux hiéroglyphes et au Copte, puissent comprendre la démonstration : son utilité et sa grande portée historique. Malgré cela, nous n’avons pas pu nous affranchir des hiéroglyphes et du Copte sur les points les plus importants de la démonstration. La nature du sujet impose une certaine technicité. Nous nous excusons d’avance.

CONCLUSION : Quel est la portée historique de la découverte ? C’est-à-dire : que faut-il penser des liens entre les habitants autochtones de la Vallée du Nil (depuis le sud lointain jusqu’au delta) ?

ACTE I : le « Pays des Noirs »

- Chez les Kamits (habitants de la vallée du Nil)

La Graphie «  Kémmiou / Kammiou  » désigne le pays que nous appelons aujourd’hui « Égypte » et que l’on appelait souvent « Kémèt ». Cette graphie a été construite à partir du verbe « kmm » (kamm, kemm) qui veut dire tout comme le verbe « km » (kèm, kam) « être noir ». Elle signifie le «  Pays des Noirs  » :

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Kmmiw, kémmiou, kammiou

(Pour la démonstration, voir : R-L P. ÉTILÉ, Étude sur une Civilisation Négro-Africaine , l’Égypte Antique, p. 48, éditions Ménaibuc, 2003)

Remarque : Avant le pharaon Sésostris III (19 siècles avant l’ère chrétienne), il n’existait pas de frontière politique entre Kémèt (Égypte antique) et Kouch (Soudan antique).

- Chez les Hébreux (d’après la Thora)

D’après Champollion, « Kémèt » est le nom vulgaire et populaire de l’Égypte analogue au nom de « Pays de Kam » (Pays de Cham) des Hébreux [1] :

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Pays de Kam

Remarquons que « Kam » dans cette expression ne désigne pas l’ancêtre biblique des Noirs mais le mot « Noir ». [2]

Ici, «  Pays de Kam  » signifie le «  Pays des Noirs  »

(Note : D’après la Grammaire de l’Hébreu Biblique, la pluralité est exprimée très souvent par « le singulier collectif ». Le nom collectif proprement dit désigne une pluralité d’individus en tant que formant un groupe. (on dira donc « Noir » pour « Les Noirs » ). Il existe la tendance à employer le singulier au lieu du pluriel dans le cas où plusieurs individus ont pareillement une chose, notamment un membre, la voix et pourquoi pas la même couleur de peau. [3]

- Chez les Arabes (Historiens et géographes)

Le Bilad es-sudan , qui signifie le «  Pays des Noirs  » (Pays des hommes noirs), est le nom donné par les historiens, géographes et chroniqueurs arabes de l’époque classique à une zone qui s’étend entre le Sénégal et l’Éthiopie d’aujourd’hui (de l’actuel Sénégal à l’Abyssinie).

Le Bilad es-sudan fut le berceau de nombreux grands empires africains et le foyer de civilisations de renommée mondiale.

Le Soudan d’aujourd’hui, pour sa part, n’existe pas en tant qu’État avant 1821. En effet, les frontières du Soudan actuel sont héritées du colonialisme turco-égyptien. Mehmet Ali, d’origine albanaise, s’était proclamé vice-roi d’Égypte après l’évacuation du corps expéditionnaire français. Il va sans dire que le Soudan d’aujourd’hui fut pendant très longtemps peuplé exclusivement de Noirs.

- Pour résumer à ce niveau, nous constatons chez les Kamits, les Hébreux et les Arabes, que le monde noir connu, à des époques parfois différentes, est désigné par une expression ethnique récurente : le «  Pays des Noirs  ».

Notons que Es Souadin , qui signifie les " Noirs ", désigne les communautés noires africaines. Il évoque l’ancienne appellation de Bilad es-Sudan des auteurs arabes ; et que Bilad es-Sudan est en opposition au Bilad-es-Beidan ("pays des hommes blancs").

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Références bibliographiques:

[1] (voir Jean-François Champollion, Grammaire égyptienne , Solin Actes sud, 1997, page 152, note 2 ; voir aussi La Bible de Jérusalem , les Psaumes : Ps 105 / 23 et Ps 105 / 27 )

[2] (Pour la démonstration complète, voir : R-L P. ÉTILÉ, Étude sur une Civilisation Négro-Africaine, l’Égypte Antique , note 56, pages 104 et 105, éditions Ménaibuc, 2003)

[3] voir Grammaire de L’Hébreu Biblique , P. Paul Joüon S.J. , Editrice Pontifico Istituto Biblico, Rome 1996, pages 412 à 420)

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