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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 14 janvier 2005

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Les racines africaines de la civilisation pharaonique...

LES RÉSULTATS DE DIVERSES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES MENÉES AU SOUDAN, DÉVOILE SANS AMBIGUÏTÉ POSSIBLE, L’ORIGINE NUBIENNE DE LA CIVILISATION PHARAONIQUE.

Les racines africaines de la civilisation pharaonique...

Nous savons aujourd’hui, grâce aux découvertes archéologiques, que c’est la culture prédynastique dite de "Nagada" dans le sud de l’Egypte, qui a donné naissance à la royauté kémétique.

En effet, c’est dans le sud que l’on retrouve les plus vieilles traces de la proto-histoire de Kemet, la "civilisation noire", notamment en raison de l’émergence tardive du Delta que soulignait déjà dans l’antiquité, l’historien Grec Hérodote.

Pour dégager les stades d’évolution, les chercheurs distinguent généralement, trois phases dans cette culture :

- Nagada I ou Amratien : 4 780 - 3 900 avant J. C.

- Nagada II ou Gerzéen : 3 800 - 3 300 avant J. C.

- Nagada III : 3 300 - 3 100 avant J. C.

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VASES DES PERIODES NAGADA I ET II

Cependant, compte tenu des récentes données en matière de datation, il faudrait normalement vieillir ces dates d’au moins trois siècles, si on tient compte des derniers travaux réalisés par certains spécialistes en datation [1].

Ces précisions nous invitent a corriger la date de Nagada III vers 3 700 avant J. C et Nagada I vers 5 000 avant J. C. Naturellement cette correction n’a pas été faite officiellement pour éviter de distancer la Mésopotamie.

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BARQUES DES PERIODES DE NAGADA

Ces datations correspondent à la période de règne effective des premiers pharaons soudanais dits "Suivants d’Horus" (Shem Sou Hor), appelées (sic) Dynastie zéro. Il convient de noter que cette dynastie dite "zéro", n’est jamais pris en compte dans les récits occidentaux relatant l’histoire de l’Egypte. Enfin, on pourrait se demander si pour l’histoire de France, on aurait par exemple toléré un "Louis Zéro" ou un "Henri zéro" ? Zéro désignant par excellence, ce qui n’existe pas !

Ainsi, le règne de ces premiers pharaons nubiens est le suivant :

- Horus du Serekh : Horus du Palais - 3 760 - 3 740 av. J. C

- Horus Ny-Hor : Celui qui appartient à Horus - 3 740 - 3 700 av. J. C.

- Horus Hat-Hor : Demeure d’Horus - 3 700 - 3 660 av. J. C.

- Horus Iry Ro : Celui qui agit par la bouche - 3 660 - 3650 av. J. C.

- Horus Ka : Le taureau - 3 650 - 3600 av. J. C.

- Horus Scorpion : Scorpion - 3 600 - 3 538 av. J. C.

Si on tient compte des dates d’invention de l’écriture (- 3400 av. J. C.), de l’astronomie( - 5 000 av. J. C.), du calendrier (- 4236 av. J. C.) , des rites religieux, nous pouvons leur attribuer, sans risque d’erreur, toutes ces découvertes.

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ETENDARDS DES PERIODES DE NAGADA

Qui étaient ces premiers pharaons égyptiens d’origine soudanaise ?

Comme le confirme l’égyptologue du Collège de France Emile Amélineau et auteur de fouilles dans le sud de l’Egypte (à Abydos plus exactement), ces rois nubiens appartenaient à une population africaine qui avait graduellement remonté le Nil pour fonder l’Egypte ancienne. Ils s’appelait précisément les Anous (les Hommes).

Les premières grandes villes égyptiennes (Héliopolis, Esnesh, Erment, Qouch...) portent dans leur inscription, l’insigne de leur nom. Ce que confirme E. Amélineau [2] :

"Toutes ces villes ont le signe caractéristique qui sert à écrire le nom des Anous (le pilier). C’est aussi dans un sens ethnique qu’il faut expliquer l’épithète Anou appliquée à Osiris (...)

Il est frappant que la déesse Isis, d’après la légende ait précisément la couleur de peau qu’ont toujours les Nubiens, que le Dieu Osiris ait pour épithète ce qui me semble un ethnique indiquant son origine nubienne (...)

C’est à cette population que l’on peut attribuer sans crainte d’erreur, les livres les plus anciens de l’Egypte, le Livre des Morts et le Texte des Pyramides, par conséquent tous les mythes ou enseignements religieux et je dirai presque, les systèmes philosophiques déjà connus et qui sont toujours appelé égyptiens.

Ils connaissent évidemment les métiers nécessaires à toute civilisation et par conséquent les outils qu’ils supposent ; par conséquent encore, ils avaient l’usage des métaux, tout au moins des métaux élémentaires. Ils avaient déjà fait les premiers essais de l’écriture, car toute la tradition égyptienne attribue cet art à Thot, le grand Hermès, qui était un Anou, comme Osiris qui est appelé proprement l’Onien au chapitre XV du Livre des Morts et dans les textes des Pyramides.

Il est donc certain que ce peuple connaissait les principaux arts, il en a laissé la preuve dans l’architecture des tombes d’Abydos, notamment de la tombe d’Osiris et dans ces tombes ont été trouvées des objets portant la marque indélébile de leur origine, comme les ivoires sculptés, comme cette petite tête de Nubienne qui fut rencontrée dans une tombe voisine de celle d’Osiris, comme les petits récipients en bois ou en ivoire en forme de tête de félin, tous documents publiés dans le premier volume de mes fouilles d’Abydos (...)

La civilisation égyptienne, cela ressort encore parfaitement de ce qui précède est non d’origine asiatique, mais d’origine africaine, d’origine négroïde (...) Il n’y a pas une seule tribu habitant l’intérieur d l’Afrique qui n’ait possédé et qui ne possède encore l’une quelconque de ces premières découvertes".

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PREMIERES TRACES D’ECRITURE HUMAINE

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Références bibliographiques:

[1] Cf. Herbert H. et Alii, Radiocarbon chronology and the historical calender in Egypt - Chronology in the near east, Bar international series, 1987

[2] Cf. Emile Amélineau, Mes fouilles d’Abydos

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