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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 24 mai 2008

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Les ruines du palais de la reine de Saba découvertes en Ethiopie !

SUDONLINE.SN | samedi 10 mai 2008

Les ruines du palais de la reine de Saba découvertes en Ethiopie !

Une équipe d’archéologues allemands dirigée par le professeur Prof. Dr. Helmut Ziegert de l’Université d’Hambourg vient de faire en Ethiopie, sur le site de l’antique ville d’Axoum-Dungur, une découverte plus que sensationnelle : car il s’agit ni moins ni plus que du palais de la légendaire reine de Saba datant du 10 siècle avant l’ère chrétienne !

Cette information officiellement délivrée par l’Institut d’archéologie de l’Université d’Hambourg et relayée par les grands titres de la presse allemande risque cependant malheureusement, si l’on ne prend garde, l’omerta intellectuelle et médiatique aidant, de passer inaperçue ou d’être vite entourée d’un mur de silence.

Selon les chercheurs allemands le palais originel de la Reine de Saba a été rebâti par son fils, le roi Ménélik, car le bâtiment se trouvait enseveli sous les ruines du palais d’un roi chrétien postérieur. Un autre élément de prime importance est toujours selon les archéologues allemands, la découverte d’un autel porté par deux piliers en basalte orienté comme tout l’ensemble architectural sur un axe Sud-Est vers l’étoile Sirius. Le parallèle avec l’Ègypte antique dont le calendrier est justement basé sur le lever héliatique de l’Étoile Sirius s’impose.

De plus sur le même site les archéologues allemands ont également trouvé comme en Egypte les restes de plusieurs animaux sacrifiés (bœufs) et des représentations cultuelles sur des morceaux de céramique qui les amènent à se demander si le culte d’Osiris n’aurait pas perduré jusqu’à l’époque chrétienne en Éthiopie.

« Mais une chose est sûre » affirme le Professeur Ziegert, dans une interview rapportée ce Vendredi 09 Mai par le quotidien allemand la Frankfurter Allgemeine Zeitung, « les datations effectuées, l’orientation des monuments ainsi que tous les détails trouvés sur place permettent d’affirmer sans aucun doute possible qu’il s’agit du Palais ! » Cette découverte prouve sans équivoque, si besoin en était encore, que la reine de Saba dont l’histoire a laissé des traces dans la Bible, le Coran et le Kebra Nagast (livre de filiation des dynasties royales éthiopiennes) a bel et bien existé et était une reine noire africaine.

Il est donc légitime aux Africains de réclamer cet héritage important de leur histoire que des générations de chercheurs idéologues eurocentristes ont cherché à falsifier systématiquement et sciemment. Saba, légendaire par ses monuments architecturaux aujourd’hui encore présents du Yemen à l’Ethiopie, la splendeur de sa civilisation, la modernité de son écriture alphabétique à partir de laquelle l’écriture hébreuse et arabe se sont développées, est aujourd’hui définitivement restituée à l’Afrique.

Strictement et exclusivement grâce à la Science, car personne ne pourrait s’aventurer, espérons le tout au moins, à accuser l’équipe d’archéologues allemands qui travaille en Ethiopie depuis 1999 de parti pris idéologique.

En tout cas c’est une nouvelle page dans le processus de restitution de la mémoire africaine qui vient de s’écrire.

- Tamsir Anne
- Consultant Nouvelles Technologies de l’Information
- Dilplômé de Sociologie, Philosophie, Linguistique et Germanistique
- Allemagne -

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Vue du site d’Axoum-Dungur

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