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par Sylvia M’Bocké ©

 Publié le 9 novembre 2010

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Nouvelles données sur les relations entre la Nubie, l’Egypte et le reste de l’Afrique noire.

Article proposé par la jeunesse de Gwadafrica qui oeuvre pour la Renaissance Africaine.

Nouvelles données sur les relations entre la Nubie, l’Egypte et le reste de l’Afrique noire.

Résumé et traduction de l’article du Dr Sutton, archéologue qui a participé au colloque du Caire de 1974.

Les conclusions des nouvelles recherches du Dr Sutton sur les populations Igbo-Ukwu, confirment des relations Nubio-Egypto-Africaines anciennes en terme d’échanges de biens vers le 9e siècle après l’ère chrétienne dans les deux sens Ouest-Africain / Est-Africain et vice-versa.

Nous pouvons penser que cette route commerciale Est-Ouest Africaine est bien plus antérieure au premier millénaire, d’où l’hypothèse de migration nubio-égyptienne vers l’Afrique de l’Ouest, particulièrement vers la région Yoruba, Igbo-Ukwu. Cet article a été publié dans la revue d’archéologie African Archaeological Review en 2001.

L’auteur appelle à nouveau à faire des études comparatives panafricaines Nubio-Egypto-Africaines, études si chères au Dr Cheikh Anta Diop, mais malheureusement très peu suivi dans le monde scientifique.

Source : African Archaeological Review 18 (1) : 49-62, March 2001

Les Igbo-Ukwu et le Nil

Source : J. E. G. Sutton British Institute in Eastern Africa and Pitt Rivers Museum, Oxford, United Kingdom

Les contacts extérieurs d’Igbo-Ukwu, dans la région forestière du sud-est du Nigéria, vers le 9e siècle après J. C., sont indiqués par les très nombreuses perles de verre, apparemment de fabrication Égyptienne.

Ils sont aussi suggérés par un ensemble remarquable d’objets en bronze dont on ne connaît aucun prototype. Bien que les métaux proviennent de la région, le travail, et aussi l’alliage et la fonte très spécialisés de nombreux objets rituels ou décoratifs, indiquent une accumulation de richesse résultant du commerce à longues distances de produits recherchés.

Pourtant, l’identification de ceux-ci, et les itinéraires pour leur transport-et, en sens inverse, ceux des perles-restent hypothétique. Nous réiterons une préférence pour une route est-Sahelien, de Lac Tchad jusqu’aux royaumes du Nil Moyen (Alwa et Makouria/Dongola), à leur apogée à cette époque, et donc évitant le Sahara.

L’autre direction, proposée récemment (dans cette revue par Insoll et Shaw), via Gao sur la boucle du Niger et à travers le Sahara ouest-central, semble moins probable pour les raisons géographiques et chronologiques.

Les objets principaux de ce commerce qui provenaient d’Igbo-Ukwu ne seraient pas ceux qui sont normalement imaginés pour l’Afrique Sub-saharienne, notamment l’ivoire et les esclaves ; ce seraient des produits plus locaux et précieux, vraisemblablement des métaux.

Les bronzes enterrés à Igbo-Ukwu pourraient être les sous-produits de cette activité destinée à l’exportation. La demande dans la vallée du Nil pour l’étain (pour l’alliage du bronze) et pour l’argent, qui existent tous les deux dans les minerais du sud-est du Nigéria, mérite considération.

Il faut qu’on fasse des recherches comparatives sur les métaux et leurs emplois entre le Nil Moyen et l’Afrique de l’Ouest durant le premier millénaire après J. C.-un sujet négligé à cause du fossé intellectuel qui persiste entre les études Africanistes et Égyptologiques.

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