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Découvrez le mois de l’Afrique en Guadeloupe en février

par admin ©

 Publié le 31 janvier 2007

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Photos : Conférence Célébrer le Génie Africain Episode 1

JP Omotunde vous remercie pour votre présence...

Photos : Conférence Célébrer le Génie Africain Episode 1

Chers frères, Chères soeurs,

Je vous remercie vivement pour votre présence, ce samedi 17 février à la Maison des Mines, qui nous a permis de célébrer ensemble :

LE GENIE AFRICAIN

En effet, à l’occasion de la sortie de mon nouvel ouvrage "Manuel d’Etudes des Humanités Classiques Africaines", les éditions Menaibuc et le site Africamaat.com vous ont invité à assiter à une conférence multimédia d’une portée exceptionelle présentée par moi-même.

D’Angleterre, de Suisse, de Belgique, de Paris, de la province et des Antilles, vous êtes venus très nombreux pour m’encourager à faire connaître la richesse extraordinaire de l’histoire africaine à vous même et aux jeunes générations panafricaines.

"Sans racines l’arbre ne peut tenir debout", dit le vieux sage africain. Nos racines africaines, vous l’avez vu, sont puissantes.

Encore merci pour vos encouragements (ci-joint) et rendez-vous dans quelques mois pour l’épisode n° 2 de notre thématique : Célébrer le Génie Africain.

Vie, santé, force à tous !

Jean Philippe Omotunde

"Ils pensaient que c’était en nous compliquant la vie qu’ils nous empêcheraient de remettre Maât à la place d’Isefet, c’est raté !".

Pour acheter les ouvrages sur le web :
- Les Humanités Classiques Africaines pour les Enfants
- Manuel d’Etudes des Humanités Classiques Africaines

Plan de la conférence

Introduction : Pourquoi Célébrer le Génie Africain ?

En dépréciant, en falsifiant et en marginalisant l’histoire africaine, l’impérialisme occidental a élaboré un puissant cadre psychologique de prédation dont la finalité est renforcer sa domination néo-colonialiste et de forcer la capitulation de l’esprit libre africain.

Cette capitulation est d’autant plus facile, que les analyses des psychologues démontrent que pour tout être humain, le "passé est la chair même du présent". Autrement dit, pour inciter la jeunesse d’un peuple à s’auto-marginaliser, à s’auto-exclure du cours de l’histoire universelle, il suffit de déprécier, de marginaliser son passé et sa culture du champ de l’histoire humaine.

Ainsi, comme le démontre le professeur Nicolas de Grimaldi, à propos de la conscience agressive [1] :

« C’est parce qu’elle sait que dans la conscience de l’autre, le passé est la chair même du présent qu’elle feint de n’y voir qu’un présent désincarné indépendamment de tout passé et de tout avenir (...)

La première aliénation que nous fait subir la violence consiste donc en ce qu’une autre conscience refuse de reconnaître à notre existence, la signification qu’elle a dans le texte de la société, de notre histoire, de notre mémoire où nous la reconnaissons (...) Pour elle, notre présence n’est pas le signe d’un passé, d’une œuvre, d’une fonction, de mérites divers, d’une généalogie qui en serait la signification ».

La conclusion révèle finalement le but visé par l’entreprise colonialiste :

« En nous assignant à n’être rien de plus que ce peu d’espace que notre corps occupe, en nous soustrayant à tout système de signification (...), elle manifeste que pour elle, notre existence est absolument insignifiante ».

Par conséquent, Célébrer le Génie Africain, c’est faire échouer le plus énorme plan machiavélique d’auto-destruction de l’esprit libre africain.

- Première partie : Pourquoi étudier les Humanités Classiques Africaines ?

Tout peuple possède ses propres Humanités Classiques qui fondent son originalité et la vision de son destin. L’étude de celles-ci englobe l’examen méthodologique de la production scientifique, technique, philosophique et artistique de ses ancêtres les plus lointains, sans oublier le domaine des Sciences Humaines et Sociales (us et coutumes, spiritualité, cultures et traditions).

Le professeur Cheikh Anta Diop a été le premier à parler d’Humanités Classiques Africaines. Celles-ci couvrent une période qui va de l’apparition des premières cités dans la vallée du Nil au nord/est de l’Afrique vers 9 000 avant l’ère chrétienne, à l’arrivée d’Alexandre le Grand vers 332 avant l’ère chrétienne. Cette période de grandes découvertes et de prestigieuses réalisations, représente indubitablement un Age d’or africain .

Il convient maintenant de faire de nos Humanités Classiques Africaines un mode opératoire dans le cadre scolaire, associatif et familial en afrique et au delà, afin de pourvoir à l’épanouissement culturel, idéologique, social, politique et économique de la jeunesse panafricaine et de l’unir autour du même idéal.

- Deuxième partie : L’Afrique Berceau de la spiritualité

La notion de concept et d’idée que j’introduis dans le cadre de mon analyse historiographique a pour objectif de montrer à quel point le Génie Africain a fécondé les idées d’aujourd’hui.

Prenons par exemple la vision monothéiste (un seul dieu créateur). Cette idée a été émise pour la première fois en Afrique noire il y a plusieurs milliers d’années et elle fut transformée en concept opératoire par nos ancêtres de la Vallée du Nil. Ainsi, dans les textes sacrés de l’Afrique ancienne, Dieu créé seul la biodiversité et l’humanité et cela par la force du Verbe. La création par le Verbe et la notion d’un Dieu unique, sont donc des concepts nègres, absolument, et les autres peuples n’ont fait que puiser dans cette même source, les fondements de leur spiritualité actuelle.

Ainsi, l’un des textes de nos ancêtres kamits mentionne ceci :

"Dieu apparut sur son trône quand son cœur le voulut...

Et il était seul.

Il commença à parler au milieu du silence...

Il commença à crier, la terre était dans une stupeur silencieuse.

Ses rugissements ont circulé partout sans qu’il eût un second Dieu (avec lui) ;

Faisant naître les êtres a qui il a donné la vie " [2]


- Découvrez l’ouvrage "Les Humanités Classiques Africaines pour les Enfants" (interview radio)

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Références bibliographiques:

[1] Cf. Nicolas de Grimaldi, Aliénation et liberté.

[2] Cf. A. Moret, Mystères Egyptiens, Paris.

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