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Pourquoi Menaibuc soutient Elvis Kouanga Kazeta ?
Article tiré du quotidien Libération du 7 mars 2006.
Par Nicolas de la CASINIERE
Libération du mardi 07 mars 2006 (lien vers l’article)
Un journaliste camerounais expulsé
Elvis Kouanga Kazeta est menacé de mort dans son pays pour ses écrits.
Sa compagne, le comité de soutien, l’avocat, tous sont consternés. Journaliste camerounais menacé dans son pays, Elvis Kouanga Kazeta, 37 ans, a été expulsé hier matin, placé dans un avion à Roissy partant pour Douala. « Il avait le soutien de Jean-Marc Ayrault, de Noël Mamère. Robert Ménard, de Reporters sans frontières, est intervenu auprès du ministre de l’Intérieur... Si on n’arrive pas à garder en France un cas comme le sien, c’est à désespérer », a confié hier son avocat, Me Erwan Lorvellec. L’Association de la presse panafricaine, la Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme s’étaient aussi associés au comité de soutien.
Journaliste formé à Paris grâce à une bourse du gouvernement français, Elvis Kouanga Kazeta avait perçu une aide de l’Organisation internationale de la francophonie pour le développement des nouvelles technologies de l’information en français.
Elvis Kouanga Kazeta a publié des enquêtes sur la corruption autour de fonds internationaux dédiés à la lutte contre le sida.
Il a fondé au Cameroun Jeunes magazine. C’est dans ces colonnes qu’il a publié des enquêtes sur la corruption autour de fonds internationaux dédiés à la lutte contre le sida.
Ces révélations lui ont valu d’être menacé de mort. Le correspondant au Cameroun de Reporters sans frontières a confirmé ces menaces des autorités camerounaises envers le journaliste.
« Nous sommes persuadés des risques d’emprisonnement ou de mort que l’auteur court s’il venait à retourner au Cameroun », dit son éditeur parisien, Menaibuc, qui a signé un contrat pour publier en juillet prochain un livre d’Elvis Kouanga Kazeta sur les pages sombres de l’histoire de son pays.
Arrivé avec un visa touristique à Nantes en 2002, il a fait une demande d’asile politique qui a été rejetée. L’Ofpra rétorquant qu’« il n’y [avait] pas de plaintes fondées à l’égard des autorités camerounaises ». Un recours devant le tribunal administratif a été engagé en mai 2005.
Samedi dernier, il allait au marché avec Viviane, sa compagne, et son enfant, quand il a été arrêté lors d’un banal contrôle routier et aussitôt placé en centre de rétention. « On l’a réveillé à 3 heures du matin au centre de rétention, menotté et aussitôt tiré du lit. Il n’a pu appeler personne, ni femme ni avocat », regrette Me Lorvellec.
Le site Menaibuc.com
Lien vers l’analyse de France 3
Journal ivorien traitant du sujet
Aucune.
Commentaires
- 26/03/2006 04:23 par fulele
- 14/03/2006 21:45 par shimikal
- 11/03/2006 21:11 par Tony
- 11/03/2006 15:46 par dams
- 10/03/2006 17:30 par AKOMELA
- 10/03/2006 13:31 par Touré
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