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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
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Ramsès 2 : un digne fils de l’Afrique noire
Geste symbolique d’une mère affectueuse à son fils aimé...
Dans le panthéon des divinités de la vallée du Nil à qui un culte était régulièrement rendu par pharaon, il y a certaines qui sont généralement omises car étant jugées trop africaines par les tenants de l’égyptologie occidentale.
C’est le cas d’une très importante divinité féminine, nommée Anouket (Anket). Dès les origines de la civilisation Egypto-nubienne (vers 4 000 avant J. C.), Anouket était vénérée par les Anous comme une divinité originaire du sud (berceau de la civilisation kamitique) associée à la crue du Nil.

Fille du dieu Rê, elle protégeait le roi et veillait particulièrement au bon déroulement de la crue du Nil.
Au Nouvel Empire, Anouket devint la parèdre du dieu « Khnoum » aux côtés d’une autre divinité féminine nommée « Satis » [1] avec qui elle formait la triade d’Éléphantine. Elle fut alors chargée de canaliser la crue du Nil générée par Satis, pour éviter le trop peu ou le trop plein.

- ANOUKET RECOUVERTE DE POUDRE D’OR
Dans les textes sacrés kamits, les épithètes d’Anouket [2] (ou Anoukis) sont les suivantes :
Celle qui nourrit les champs,
Celle qui donne la vie,
Celle qui tire en avant (en référence à l’inondation).
Anouket l’africaine symbolise la Nubie, terre d’origine des Egyptiens [3]. Elle est d’ailleurs souvent appelée la « Dame du Sud » et est encore associée aux produits précieux que les Kamits allaient y chercher [4].Son animal sacré était la gazelle dorcade, vivant sur les bords du Nil dans la région de la 6ème cataracte (la 1ère cataracte en réalité si on respecte le sens de l’écoulement des eaux) [5], dont une nécropole a été découverte à Kômir, au sud d’Esna (Nubie), lieu où il existait un temple consacré à Anouket qui y était associée à Nephtys.

- ANOUKET
Á l’époque ptolémaïque, elle fut également associée à la luxure et à la sexualité par extension de son rôle voué à la fertilisation. En Grèce, elle fut finalement assimilée sous les traits de la déesse Hestia.
Le culte d’Anouket
Surtout adorée au sud dans la région de la 1ère cataracte (la 6ème en fait), divers temples lui étaient exclusivement consacrés (ex. sur l’île de Séhel, autre lieu de Culte d’Anouket). Mais aussi, elle en partageait certains avec les autres membres de sa triade (ex. sur l’île d’Éléphantine).
Souvent représentée sous les traits d’une femme noire à la robe moulante tenant dans la main un grand spectre de papyrus, Anouket est généralement coiffée d’une haute couronne de plumes ou de la couronne blanche agrémentée de deux cornes de gazelle ou encore sous forme anthropomorphe avec une tête de gazelle [6] .

- REPRESENTATION SYMBOLIQUE D’ANOUKET
Elle répandait au moment voulu le flot nourricier de l’inondation. Elle offrait de l’eau fraîche à ceux qui circulaient par l’île d’Éléphantine. Elle semble enfin avoir été une déesse protectrice des accouchements.
[1] Anouket fut alors présentée comme étant la fille de Satis ou Satet
[2] Sur les peintures, Anouket est représentée en Jaune car couverte symboliquement de poudre d’or. Or, de l’aveu de tous (y compris pour les falsificateurs occidentaux), cette divinité était nubienne, donc noire. Donc l’argument qui consiste à dire que les divinités féminines kamites représentées en jaune sur les peintures égyptiennes n’étaient pas africaines est caduque car toutes les divinités africaines de la période pharaonique étaient colorées de jaune
[3] Avant le Pharaon Sésostris III aucune frontière politique n’existait entre le Soudan et l’Égypte. Sésostris III est un roi de la XIIème dynastie qui a régné de 1878 à 1842 av. J.C. Si on tient compte des balbutiements civilisationnels dans le sud vers 5 000 av. J.C., on constate que la vallée du Nil s’est développée sans frontière politique pendant près de 3122 ans
[4] L’Egyptologue français Emile Amélineau du Collège de Frane, après avoir mené des fouilles en Egypte, nous dit ceci : "Des diverses légendes égyptiennes, j’ai pu conclure que les populations établies dans la vallée du Nil, étaient de race nègre, puisque la Déesse Isis est dite être née sous la forme d’une femme rouge noire, c’est à dire, ainsi que je l’ai expliqué, avec la couleur café au lait que présentent certains individus de race nègre dont la peau semble avoir des reflets métalliques de cuivre" ( extrait de "Prolégomènes à l’étude de la religion égyptienne", 1916, éd. Leroux).
[5] La numérotation actuelle des cataractes est une vraie escroquerie. Jamais les Egyptiens n’ont privilégié le Nord sur le Sud et jamais les flots du Nil ne se sont écoulés du Nord vers le sud. Et pourtant, les égyptologues occidentaux comptent les cataractes en partant du nord et en allant vers le sud, au détriment de toute logique
[6] "Comment les Egyptiens de cette époque pouvaient-ils connaître les animaux spéciaux au centre de l’Afrique, ainsi que les habitants de cette Afrique centrale s’ils étaient des asiatiques, des sémites entrée dans la vallée du Nil par l’Isthme de Suez ? La présence constatée des animaux susdits et des Nègres sur les ivoires que je viens de décrire n’est-elle pas la preuve convaincante que les conquérants de l’Egypte étaient venus du centre de l’Afrique ?", Emile Amélineau, idem.
Commentaires
- 21/01/2009 13:14 par peniel
- 23/12/2007 23:38 par
- 1er/10/2006 07:53 par Djeser/Geser.B
- 28/09/2006 11:29 par JP Omotunde
- 27/09/2006 23:58 par DJESER/GESER.B
- 9/09/2006 17:19 par Toomkart
- 9/09/2006 16:33 par
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