Vous êtes ici: Accueil » Antiquité africaine

Découvrez le mois de l’Afrique en Guadeloupe en février

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 13 septembre 2008

17749 visites
53 réactions

 Commentez cet article

afficher une version imprimable de cet article Version imprimable

Ramsès 2 l’africain : la vérité par les tests génétiques !

Pourquoi a-t-on procédé officiellement en 2000, à des tests génétiques sur la momie de Ramsès II dans le plus grand secret et sans en informer les médias ?

Ramsès 2 l’africain : la vérité par les tests génétiques !

Le moins que l’on puisse dire est que le site « africamaat.com » génère depuis sa création, beaucoup d’agitation et pas que sur la toile. Peu importe que nous prenions le soin de bien préciser la nature de nos recherches historiques, la volonté humaniste qui nous anime et que nos articles soient émaillés de références bibliographiques officielles, on nous targue de n’être que des « idéologues » ???, des « menteurs » ???, des « extrémistes » ???, des « nationalistes » ???, des « racistes » ???, des « « suprématistes noirs » ???, des "adeptes déguisés de la Tribu Ka » et que sais-je encore comme ineptie.

Quant au Professeur Cheikh Anta Diop qui fut rappelons-le, docteur d’ État (Paris-Sorbonne), co-directeur du projet "Histoire Culturelle et Scientifique de l’Humanité" pour l’UNESCO, membre du Bureau de l’Union Internationale des Sciences proto et préhistoriques et membre officiel du Bureau Scientifique de l’UNESCO pour la rédaction de l’Histoire Générale de l’Afrique, faute de pouvoir réfuter scientifiquement ses travaux, il est présenté aux profanes comme un « idéologue raciste », un vulgaire bâtisseur de thèses « fantaisistes », pourtant approuvées au Colloque du Caire de 1974 par les meilleurs spécialistes français (Jean Leclant, Serge Sauneron…).

Pourquoi un tel procès en sorcellerie ? On nous reproche, dans le cadre de l’étude de nos Humanités Classiques Africaines, de vouloir défendre l’idée que les égyptiens anciens étaient tous négro-africains, de la proto-histoire à l’époque grecque et d’affirmer que la thèse des « pharaons noirs » issus de la XXVème dynastie n’est qu’une vaste escroquerie intellectuelle occidentale contre l’Afrique. [1].

Ainsi, les chercheurs occidentaux s’autoproclament spécialistes de l’histoire africaine [2](sans d’ailleurs maîtriser les langues africaines) et seuls habilités à présenter aux africains leur propre histoire. Toute production intellectuelle ne répondant pas aux exigences du « Modèle Aryen » dit « Approche Historique Eurocentriste » est perçue d’emblée comme farfelue, peu importe les multiples précautions d’usages et pièces à conviction apportées par l’auteur (textes anciens, fouilles archéologiques…) pour défendre sa thèse (exemple Martin Bernal).

Mais soyons sérieux, s’il s’avère que nous sommes des clowns, pourquoi le professeur Mubabinge Bilolo a-t-il été cette année officiellement exclu en mai 2008 d’un colloque international d’égyptologie ? Pourquoi a-t-on refusé la présence du professeur Théophile Obenga sur un plateau de France Télévision dans une émission portant sur l’Egypte ancienne face aux spécialistes français ? Pourquoi il n’existe aucune interview du professeur Diop dans un ouvrage historique français ? Posez-vous la question. Car il y a là quelque chose d’incompréhensible. Voilà des gens qui nous comparent partout au clown Achille Zavatta mais qui usent de toutes les bassesses pour ne pas se retrouver officiellement devant ceux qui affirment l’origine négro-africaine des égyptiens anciens.

Ainsi, tout l’arsenal de la mauvaise foi leucodermique y passe, sauf l’essentiel, à savoir l’examen méthodologique de toutes les sources historiques. Ainsi parler de « Thèse afrocentriste » pour nier le caractère scientifique du travail accompli est l’un des stratagèmes les plus utilisés par les tenants de l’eurocentrisme dogmatique. Sauf que pour nous, cette notion de « Thèse afrocentriste » reste une immense affabulation.

On nous reproche de refuser la notion d’Universel telle qu’elle est définie par l’occident. Mais comme l’ont fort bien compris Aimé Césaire et Molefi Kete Asante bien avant moi, en leucodermie, la notion d’Universel n’intègre dogmatiquement dans ses frontières que les expériences humaines européennes qui sont érigées en « Modèle Unique » de référence, en « Norme repère » de tous les faits humains de l’antiquité à nos jours. Elle n’a d’Universel, cette notion, que le nom, le reste est à classer dans le rayon des fourberies colonialistes et autres niaiseries !

A vrai dire, le cadre de nos travaux historiographiques sur l’histoire de nos ancêtres, est relatif à la promotion de nos Humanités Classiques Africaines afin que la rupture épistémologique avec le cadre pédagogique occidental et ses jugements esthétiques racistes sur l’Afrique et les Africains soit un jour une réalité dans le Monde Noir.

S’il s’avère que cette mission assignée par le professeur Cheikh Anta Diop nous amène à dévoiler le caractère fantasmagorique de toutes les thèses niant le rôle de l’Afrique noire dans l’essor de l’histoire universelle, c’est que l’occident est parvenu à ériger les escroqueries intellectuelles du Modèle Aryen au rang de vérités scientifiques par une strangulation académique de la liberté d’étudier l’histoire de l’humanité, digne du marquis de Sade.

Inscrivez-vous ici

Commentez cet article

Lire les commentaires (53)

Références bibliographiques:

[1] Leur but est de négativer par tous les moyens l’histoire africaine pour mieux piller ses richesses au nez et à la barbe de tous

[2] Ex. O. Pétré-Grenouilleau

Rechercher


Apprendre et découvrir