Vous êtes ici: Accueil » Antiquité africaine
par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com
Son dernier article: Où est la « Terre Sainte » ?
SOUDAN Aux Origines de la Civilisation Pharaonique
Le dernier livre de René-Louis Parfait ETILE
RESUME DU LIVRE
L’Auteur montre l’importance du Soudan dans la naissance de la Civilisation pharaonique, les origines soudanaises des égyptiens anciens, la préséance du Soudan sur l’Égypte dans le domaine religieux. Parmi les nombreux liens « génétiques » entre le Soudan ancien (c’est-à-dire Koush) et l’Égypte antique (c’est-à-dire Kémèt), l’auteur expose ici l’étymologie du mot « Soudan » à partir des textes hiéroglyphiques et coptes eux-mêmes. « Soudan » signifiait dans l’Antiquité « Roi » ou « Reine » d’Égypte. Ce livre est la suite des travaux précédents de l’auteur sur les origines négro-africaines de la civilisation pharaonique. Ce livre confirme les travaux du fondateur et maître de l’égyptologie moderne africaine, le savant CHEIKH ANTA DIOP. L’idéologie raciste occidentale a inventé une nouvelle combine pour minimiser l’importance du fait nègre dans la Civilisation de l’Égypte antique : « Les pharaons noirs ». Ils sont présentés comme un accident de parcours dans une Civilisation que l’on sous entend « blanche » ! Ce livre détruit avec aisance cette nouvelle mystification des historiens et égyptologues falsificateurs de l’Histoire des Noirs.
Ce livre est dédié au plus Grand et au plus Africain des Martiniquais : le poète et politicien Aimé CESAIRE. Nous lui rendons hommage dans notre Avant-propos.
L’auteur
Afro-martiniquais, Ingénieur et Égyptologue ; il enseigne la langue hiéroglyphique à l’Institut Africamaat (Paris) ; Ancien élève du Professeur Théophile OBENGA et de l’institut Supérieur d’Égyptologie Khéops.

TABLE DES MATIÈRES
Photo du poète et politicien Aimé CÉSAIRE
AVANT-PROPOS :Hommage, Aimé Césaire le Nègre fondamental
INTRODUCTION
Des problèmes à résoudre définitivement
La diabolisation des Noirs
Le Soudan dans l’Antiquité
CHAPITRE 1 : Les Noirs ne sont pas maudits
Afrique, le Berceau de l’Humanité
Les 42 Commandements des Nègres de la Vallée du Nil
Livre (formules) de Sortie dans la Lumière du Jour
Dieu créa la Femme et l’Homme à son image en prononçant leur nom
Les Égyptiens anciens savaient d’où ils venaient
CHAPITRE 2 : Antériorité du Soudan
Archéologie de la Vallée du Nil
L’Égypte n’est pas un don du Nil !
Antériorité du Soudan d’après les Anciens
L’Égyptologue Amélineau et les Anous
Approche globale
CHAPITRE 3 : Les Origines nègres des Égyptiens anciens
La fameuse Stèle de Sésostris III
Les plus Anciens Centres du Royaume de Kémèt
La « Mélanité » des Égyptiens anciens, avouée par les spécialistes du grec ancien
Ils étaient Noirs « charbon »
Noir et noircir
L’importance du « Nom de Naissance » à Kémèt face au « Nom de Couronnement »
CHAPITRE 4 : Les Origines pharaoniques du mot « Soudan »
Préliminaires
Acte I : Le « Pays des Noirs »
Acte II : Origines pharaoniques du mot « Soudan »
Acte III : La confirmation est donnée par la langue Copte
CHAPITRE 5 : La France contre l’Afrique
CHAPITRE 6 : La nouvelle combine : « Les pharaons noirs »
CHAPITRE 7 : Cheikh Anta Diop avait raison
CONCLUSION
COMPLÉMENT D’IMAGES
APPENDICE A : Liens entre les Antilles et l’Afrique antique
Du Porc de l’Égypte Antique (Kémèt) au Noël antillais
De la Magie à Kémèt au Vodou haïtien
Approche linguistique Créole – Égyptien ancien
KAMITE un Groupe de GWO-KA
APPENDICE B : Grecs et métissage
La période grecque en Égypte : Crimes et intrigues
Le Processus de Sémitisation
APPENDICE C : Crimes et Religions
La Thora : livre de Dieu ou livre du Diable ?
Les chambres à gaz : le Zyklon B, gaz mortel, fut inventé par un Juif
APPENDICE D : Traduction partielle, la Stèle de l’An 47 de Thoutmosis III
BIBLIOGRAPHIE
EXTRAITS
Après avoir montré, au chapitre 1 , que les Noirs n’ont jamais été maudits contrairement à une idée reçu, notre livre fait une étude sur les liens profonds entre Kémèt (Égypte antique) et Koush (Soudan antique). Cette étude est loin d’être exhaustive. Nous espérons par la suite pouvoir la compléter avec d’autres livres. Elle donne quelques pistes que nous avons suivies ces trois dernières années dans l’enseignement de nos cours à l’Institut Africamaat (Paris) et dans nos nombreux articles rédigés sur notre site web www.africamaat.com.
Au chapitre 2 intitulé Antériorité du Soudan, nous parlons de l’Antériorité du Soudan sur l’Égypte ancienne. En effet, la Civilisation est partie du Sud africain pour ensuite se propager vers le Nord.
Puis nous retournons sur une série de faits qui prouvent la Négritude des Égyptiens anciens dans le chapitre 3 : Les Origines nègres des Égyptiens anciens.
Le centre de « gravité » de notre livre est le chapitre 4 que nous avons intitulé : Les Origines pharaoniques du mot « Soudan ». En effet voici ce que l’illustre savant Africains Cheikh Anta Diop écrivait dans l’un de ses bijoux livresques, Civilisation ou Barbarie [1] : « On comprend mieux aussi pourquoi le terme égyptien qui désigne la royauté signifie étymologiquement : (l’homme) « qui vient du Sud » =
![]()
= nsw < n y swt = qui appartient au Sud = qui est originaire du Sud = le roi de l’Égypte , et non pas seulement le roi de la Haute-Égypte. Tandis que Biti = roi de la Basse-Égypte n’a jamais signifié roi tout court, c’est-à-dire roi de la Haute et de la Basse-Égypte, roi de l’Égypte entière [2]. Une lecture fautive qui prendrait les signes hiéroglyphiques dans l’ordre apparent ci-dessus, et qui a dû très probablement se faire à une époque ou une autre, donnerait : Souten > Soudan ( ?). Maintenant, on comprend mieux pourquoi l’Égyptien s’oriente vers le Sud, le cœur de l’Afrique, pays de ses origines, pays de ses ancêtres, « pays des Dieux », comme le musulman s’oriente aujourd’hui vers La Mecque. C’est pour cela que la main droite désigne l’Ouest et la main gauche l’Est. »
Dans ce chapitre 4, nous mettons une fin au doute : c’est bien le nom du Roi et de la Reine [3]d’Égypte qui a donné le mot « Soudan ». La lecture n’est donc pas « fautive ». Il est certain que la lecture du nom des souverains a donné pendant longtemps : Souten > Soudan.
Le Chapitre 5 , intitulé La France contre l’Afrique, a été écrit pour montrer que « tout se tient » ; Explication : Il y a un lien solide et une logique satanique, entre d’un côté : Esclavage des Noirs, Razzias négrières, Colonisation, Néo-colonialisme, Françafrique, Pillage de l’Afrique, Assassinats des leaders noirs, soutien (surtout militaire) aux dictateurs africains de la France depuis De Gaule jusqu’à Sarkozy au mépris des forces de progrès africains et de la jeunesse africaine, génocides [4] et d’un autre côté : Falsification de l’Histoire des Noirs, Diabolisation des Noirs, Négrophobie, Racisme, Xénophobie, L’incitation à la division entre les Nègres, Propagande pour diviser les soi-disant « ethnies » (toutes nègres) [5]
Dans le chapitre 6 , La nouvelle combine : « Les pharaons noirs », nous parlons d’une nouvelle mystification de l’égyptologie « blanche » : Après avoir nié pendant des décennies un rapport quelconque entre l’Égypte ancienne et l’Afrique noire, l’idéologie raciste occidentale [6] a inventé une nouvelle combine pour minimiser l’importance du fait nègre dans la Civilisation de l’Égypte antique : « Les pharaons noirs ». Cette combine semble avoir deux buts. Le premier, c’est de faire croire que la 25e dynastie (dynastie d’origine soudanaise) fut une exception africaine noire (pour ne pas dire une erreur) dans l’histoire des pharaons. Les « pharaons noirs » sont présentés comme un accident de parcours dans une Civilisation que l’on sous entend « blanche ». Car on ne dit jamais les « pharaons blancs » ! Le deuxième but, c’est de détourner la jeunesse africaine (et noire d’une façon générale) de la bonne direction qu’elle a désormais décidé de prendre : la réappropriation de sa véritable histoire (direction préconisée depuis plus de cinquante ans par le génial Cheikh Anta Diop).
Au chapitre 7 intitulé Cheikh Anta Diop avait raison, nous rendons hommage au génie de l’illustre égyptologue en citant quelques points fondamentaux, et loin d’être exhaustif, de son œuvre immense. Voici d’ailleurs quelques mots de Jean Devisse, professeur émérite à l’Université de Paris I, âpre contradicteur du savant sénégalais Cheikh Anta Diop dans les années qui ont précédé le colloque du Caire [7] : « … l’homme et le savant [Cheikh Anta Diop] ont été au cœur de trop de contestations et de controverses, l’œuvre est trop importante pour que le silence les recouvre. (…) L’Europe, tout particulièrement la France, a beaucoup hésité à prendre en considération cet homme et les idées dont il était porteur. (…) Peu d’historiens auront renversé autant d’idées reçues, bouleversé autant de perspectives, ouvert autant de pistes de recherches. » [8]« Je tiens à lui dire [à Cheikh Anta Diop], et je suis heureux de le faire à Yaoundé, à l’occasion de ce colloque, que je lui suis profondément reconnaissant de m’avoir, par sa ténacité, par son acharnement de chercheur, contraint à modifier plus d’un de mes points de vue, à abandonner nombre de préjugés que m’avait inculqués l’éducation que j’ai reçue. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui sur tous les points, je lui devais cet hommage. » [9]
Après notre « Conclusion », nous avons en fin de livre des « APPENDICES » Puis, nous clôturons notre livre par une « Bibliographie » indiquant les principaux livres que nous avons consultés.
Bref, ni les Noirs, ni les Africains en particulier, ne sont maudits ! Dieu a crée l’humanité à son image en Afrique : c’est cette Afrique tant méprisée aujourd’hui qui a donné les toutes premières grandes Civilisations et qui a civilisé le reste du monde. Nous les Noirs, nous pouvons être fier du rôle que nous avons joué dans la Civilisation mondiale sans pour cela exprimer aucun sentiment de supériorité. Car il ne faut pas oublier de le souligner fortement :
Si les Africains ont précédé tous les autres hommes dans les différents domaines du savoir, c’est seulement parce qu’ils furent les premiers homo sapiens sapiens sur Terre. Ils furent très longtemps les seuls. En effet, à partir de l’apparition d’hommes et de femmes modernes à peau noire, il y a environ 200 000 ans, il faut attendre 180 000 ans pour voir apparaître les premiers prototypes de la « race » blanche. [10]
Aujourd’hui si la notion de « race » demeure un problème, l’Histoire de l’Humanité est remplie de « cadavres » de civilisations sur tous les continents. Ce sont les différentes civilisations que nous aurions dû comparer et non les « races ». Mais dans le monde infernal d’aujourd’hui, tant que cette négrophobie [11] existera, nous serons contraint à utiliser l’argument « racial » pour nous valoriser.
En attendant des jours meilleurs et parce que nous ne sommes pas versé dans le masochisme, nous posons une question à l’idéologie blanche et raciste qui pense qu’il y a des hommes supérieurs en haut de « l’échelle » (sic) humaine, les Blancs, et des hommes tout en bas de « l’échelle » humaine, les Noirs :
Où étaient les Gaulois, les Germains, les Francs, les Celtes et les autres européens lorsque des Africains bâtissaient les pyramides ? Il faudrait peut-être les chercher dans les ténèbres de la préhistoire [12], dans les steppes euro-asiatiques, habitant dans des grottes que mère nature avait généreusement creusé. Heureusement pour eux !
Voir aussi :
Le dernier ouvrage du Pr Etilé : Soudan aux origines de la civilisation pharaonique sur menaibuc.com
[1] Cheikh Anta Diop, Civilisation ou Barbarie, Éditions Présence africaine, 1981, page 136.
[2] Cheikh Anta Diop souligne cela pour bien montrer l’Antériorité du Sud (Haute) sur le Nord (Basse).
[3] Nous soulignons que c’est valable aussi pour la Reine.
[4] Comme au Cameroun sous De Gaulle, cet autre Criminel contre l’Humanité, sans oublier ses valets et autres criminels : Mesmer et Foccart.
[5] Comme la France au Rwanda pour monter les Hutus contre les Tutsis. Ce qui aboutira à un génocide sous Mitterrand. Nous savons aujourd’hui que la France fut une actrice très active dans ce génocide.
[6] Le discours récent du président français, à Dakar (Sénégal), montre le mépris des nègres et le niveau « zéro » en histoire de Nicolas Sarkozy ; voir L’Afrique répond à Sarkozy , Éditions Philippe Rey, 2008.
[7] Colloque d’Égyptologie du Caire (Égypte) en 1974 du 28 janvier au 3 février sur « Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique », organisé par l’UNESCO.
[8] Jean Devisse : « Cheikh Anta Diop 1923-1986 », in Encyclopaedia Universalis, Vies et Portraits – Les vies, P. 546.
[9] Jean Devisse, professeur émérite à l’Université de Paris I, Apport de l’archéologie à l’histoire de l’Afrique , in L’archéologie du Cameroun, Actes du premier colloque international de Yaoundé, 6-9 janvier 1986, études réunies par Joseph-Marie Essomba.
[10] En effet, il y a « seulement » 20.000 ans qu’apparaissait l’Homme de Cro-Magnon, prototype de la « race » blanche !
[11] C’est-à-dire cette haine des Noirs.
[12] Dans l’Égypte antique, les étrangers blancs et sémites étaient désignés par des termes très péjoratifs : « Ceux qui marchent à quatre pattes comme les animaux », « Coureurs de sable », « Lépreux », « Pestiférés », « Maudits », « Pillards », « Voleurs », « Asiatiques ignobles » ; Voir notre livre Étude sur une Civilisation Négro-Africaine, l’Égypte Antique , page 50 et note 57. Voici ce que Jean-François Champollion, le père de l’Égyptologie moderne, disaient de ces Blancs après la visite de nombreux sites en Égypte : « ... véritables sauvages tatoués sur diverses parties du corps (…) enfin (et j’ai honte de le dire, puisque notre race est la dernière et la plus sauvage de la série) les Européens qui, ces époques reculées, il faut être juste, ne faisaient pas une trop belle figure dans ce monde. Il faut entendre ici tous les peuples de race blonde et à peau blanche, habitant non seulement l’Europe, mais encore l’Asie, leur point de départ. » Voir Lettres et journaux écrits pendant le voyage d’Égypte, Christian Bourgois Éditeur, 1986, pages 301-302.
Commentaires
- 11/01/2010 14:50 par Karukéra
- 9/01/2010 19:58 par Birach
- 8/01/2010 15:28 par Karukéra
- 30/12/2009 20:08 par Nèg mawon-Serge
- 28/12/2009 21:31 par Serge
- 28/12/2009 03:52 par hoenoir
- 27/12/2009 17:31 par SKMAATY-Serge
- 27/12/2009 13:43 par oudj
- 26/12/2009 23:11 par Karukéra
- 26/12/2009 18:52 par Serge Berach
Dans la rubrique Multimedia
Articles
Dans la même rubrique

Wikipedia : Origine des anciens Égyptiens : falsifications & calomnies
Kemet : pour en finir définitivement avec les falsificateurs...
L’egypte nègre et les étrangers
REACTIONS DES ETUDIANTS DE LA SORBONNE
La période grecque en Égypte : Crimes et intrigues
Du même auteur








