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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
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Témoignage de Jean François Champollion sur l’impossible origine indo-européenne des Egyptiens anciens.
Egyptologue français né à Figeac le 23 décembre 1790, JF Champollion est à l’origine de l’égyptologie.
J. F. Champollion va se passionner très tôt pour l’égyptologie après avoir acquis la connaissance de diverses langues orientales (Copte, Sanscris, Hébreu, Arabe, Syrien, Ethiopien...) entre 1805 et 1810.
Dès 1809, il va tâcher de déchiffrer une copie de la pierre de Rosette découverte en 1799. Il publie alors sa "Théorie sur l’écriture égyptienne" après avoir réalisé deux grammaires du copte ainsi qu’un dictionnaire.
C’est finalement à partir de cette fameuse "Pierre de Rosette" trouvée par Napoléon près de la ville de Rosette et de sa maîtrise du Copte, qu’il va parvenir à déchiffrer les mystères de la langue égyptienne (hiéroglyphes).

- PIERRE DE ROSETTE
La pierre de rosette est plus exactement une stèle de granit sur laquelle fut gravée un décret du pharaon Ptolémée V en 196 av. J-C. Ce décret fut rédigé en 2 langues (Grec et Egyptien) mais en 3 écritures : hiéroglyphes, démotique et grec. Cette pierre est aujourd’hui au British Muséum de Londres.
Mais c’est surtout en se rendant en Egypte et en découvrant les monuments, qu’il va comprendre que sa technique de lecture fonctionne. Il va alors découvrir une page essentielle de l’histoire des peuples de l’Europe.
Ainsi lors de ses fouilles, Jean François Champollion (1790-1832), découvre avec une grande stupéfaction, certaines inscriptions réalisées dans des tombes royales. Il nous en a légué un récit poignant dans la treizième lettre qu’il a adressé à son frère à Paris.
Tout a commencé dans la vallée de Biban-el-Molouk, lieu de ses recherches. Là, un bas-relief du pharaon Ousiréï 1er , a particulièrement attiré son attention. La fresque murale date du 16ème siècle avant J.C. et a été réalisée à l’époque de la 18ème dynastie pharaonique. C’est l’un des plus anciens documents ethnographiques dont nous disposons pour connaître l’histoire des peuples de l’antiquité. Surpris par la découverte de diverses fresques de la même nature, Champollion constate que les Egyptiens anciens ont voulu tout simplement représenter les habitants de l’Egypte et ceux des contrées étrangères en les hiérarchisant en fonction de leur degrés de civilisation.
Il constate que les Egyptiens (Kamit) se sont placés à la première position, puis viennent, selon les fresques, les Nubiens, puis les Sémites et les Asiatiques. Il constate encore que les Egyptiens et les Nubiens sont représentés de la même façon comme pour souligner leur origine ethnique commune (habits et cheveux identiques mais les Nubiens sont certaines fois représentés plus foncés que les Egyptiens à cause du soleil plus torride dans le sud) .
Mais, ce qui va réellement l’interpeller, c’est la sixième et dernière place des habitants de l’Europe. Son témoignage est le suivant :
« Enfin, le dernier (...) a la teinte de peau que nous nommons couleur de chair, ou peau blanche de la nuance la plus délicate, le nez droit ou légèrement voussé, les yeux bleus, barbe blonde ou rousse, taille haute et très élancée, vêtu de peau de bœuf conservant encore son poil, véritable sauvage tatoué sur diverses parties du corps, on les nomme Tamhou (...) Je me hâtais de chercher le tableau correspondant à celui-ci dans les autres tombes royales et en les retrouvant en effet dans plusieurs, les variations que j’y observais me convainquirent pleinement que l’on a voulu figurer ici les habitants des quatre parties du monde, selon l’ancien système égyptien, à savoir :
1°- les habitants de l’Egypte (...)
2°- les habitants propres de l’Afrique, les Nègres ;
3°- les Asiatiques ;
4°- enfin (j’ai honte de le dire, puisque notre race est la dernière et la plus sauvage de la série) les Européens qui, à ces époques reculées, il faut être juste, ne faisaient pas une trop belle figure dans ce monde.

- EUROPEENS DECRIT PAR CHAMPOLLION
Il faut entendre ici tous les peuples de race blonde et à peau blanche habitant non seulement de l’Europe, mais encore l’Asie, leur point de départ. Cette manière de considérer ces tableaux est d’autant plus la véritable que, dans les autres tombes, les mêmes noms génériques reparaissent et constamment dans le même ordre (...) J’ai fait copier et colorier cette curieuse série ethnographique. Je ne m’attendais certainement pas, en arrivant à Biban-el-Molouk, à trouver des sculptures qui pourraient servir de vignettes à l’histoire des habitants primitifs de l’Europe, si on a jamais le courage de l’entreprendre. Leur vue a toutefois quelque chose de flatteur et de consolant, puisqu’elle nous fait bien apprécier le chemin que nous avons parcouru depuis ». Source : Champollion-Figeac, Egypte ancienne, coll. L’Univers, 1839.

- VISAGE D’UN PERSONNAGE
Cheikh Anta Diop l’a souvent dit : J. F. Champollion était un savant de bonne foi. C’est à dire qu’il était capable, par amour de la vérité historique, de dire la vérité. Sa description de l’Européen est ici relativement claire. Il va même jusqu’à dire "SI ON A JAMAIS LE COURAGE DE L’ENTREPRENDRE", car il connaît les faiblesses humaines des historiens de son époque.
Les étudiants qui se penchent encore aujourd’hui sur l’histoire des peuples de l’Europe ont pour la plupart jamais vu ces fresques. C’est dire que Champollion avait raison.
Enfin, il est clair ici que la thèse de l’existence de pharaons indo-européens en Egypte est une vue erronée de l’esprit mensonger des historiens occidentaux.
Aucune.
Commentaires
- 24/03/2009 22:11 par Odé
- 16/01/2008 20:30 par Tristan
- 12/03/2007 02:30 par JPO
- 11/03/2007 16:12 par Claude
- 5/03/2007 23:47 par banouh
- 5/03/2007 19:58 par MABRAQ
- 4/03/2007 16:19 par kamite
- 4/03/2007 03:46 par JPO
- 3/03/2007 18:40 par jijigwoka
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