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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
Chercheur en Histoire, co-fondateur du site africamaat.com et de l’Institut Africamaat, concepteur de la revue Afrik@raïbes mag, JP Omotunde est un Kamit originaire de la Guadeloupe (Karukéra).
Ses ouvrages publiés aux éd. Menaibuc :
L’origine négro-africaine du savoir grec
Les racines africaines de la civilisation européenne
La traite négrière européenne : vérité & mensonges
Discours afrocentriste sur l’aliénation culturelle
Les Humanités classiques africaines pour les enfants
Manuel d’études des Humanités Classiques Africaines
Histoire de l’esclavage : Critique du discours eurocentriste
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Aimé Césaire : Haïti pleure "un père, un Aimé"
PORT-AU-PRINCE, 17 avr 2008 (AFP) - 17/04/2008 19h54
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Ecrivains et poètes haïtiens ont évoqué "un père, un Aimé" en saluant jeudi la mémoire du poète martiniquais Aimé Césaire, chantre de la "négritude", décédé à 94 ans à Fort-de-France.
"Aimé Césaire est l’un des plus grands créateurs de son temps. Un grand mapou est tombé. Nous avons perdu le père, l’ami, le frère, le poète. Un visa pour l’Éternité à ce grand maître de la parole", a déclaré Frankétienne, un des plus grands écrivains haïtiens.
"Aimé Césaire nous a transmis la force de regarder demain. Ce nègre fondamental a marqué pour toujours notre vie", a commenté pour l’AFP Rodney Saint-Eloi, poète et éditeur haïtien vivant à Montréal.
"Aimé Césaire a donné à l’homme noir et à l’homme antillais sa fierté", a déclaré Gary Victor, romancier haïtien à succès, lauréat du plusieurs prix littéraire.
"Aimé Césaire, c’est l’enfance de la poésie francophone noire. Je ne sais pas quand je l’ai rencontré pour la première fois. Comme un père, comme un Aimé, il fait partie de ma vie. Il a ouvert, facilité et aussi permis un autre regard sur l’histoire d’Haïti. Il a trouvé le dénominateur le plus sérieux du panafricanisme, il a réussi à lier les continents avec sa poésie", dit Emmelie Prophète, responsable de la direction nationale du livre en Haïti.
L’écrivain franco-haïtien René Depestre, 82 ans, installé près de Narbonne dans le sud de la France, s’est déclaré pour sa part "bouleversé" par le décès d’Aimé Césaire, "un penseur, un homme politique brillant et surtout un très grand poète".
René Depestre avait 17 ans lorsqu’il fit la connaissance d’Aimé Césaire, alors jeune professeur en Martinique, venu à Haïti faire un séminaire sur la littérature française. "Je n’ai pas perdu le contact depuis 64 ans", a dit l’essayiste à l’AFP.
Les relations chaotiques d’Aimé Césaire et de Nicolas Sarkozy
FORT-DE-FRANCE, 17 avr 2008 (AFP) - 17/04/2008 19h22
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Nicolas Sarkozy, qui doit assister dimanche à Fort-de-France aux obsèques nationales d’Aimé Césaire, a entretenu des relations chaotiques avec le poète martiniquais, qui n’appréciait guère les positions de l’ancien ministre de l’Intérieur sur la présence française outre-mer.
Jeudi matin, l’Elysée a annoncé la mort du chantre de la "négritude" et vieux militant contre la colonisation, avant les autorités locales à Fort-de-France.
Le président Sarkozy a aussitôt salué la mémoire du poète, "symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés" à travers son combat "pour la reconnaissance de son identité et la richesse de ses racines africaines".
En 2005, Aimé Césaire, qui recevait régulièrement les personnalités en visite en Martinique, avait pourtant refusé de le rencontrer lors d’un voyage prévu, puis annulé, aux Antilles.
Objet du litige : la loi de février 2005, dont un article mentionnait "le rôle positif de la présence française outre-mer". Une formule que le père de la "négritude", de tous les combats contre le colonialisme, ne pouvait accepter.
En mars 2006, il avait finalement reçu celui qui était alors ministre de l’Intérieur, lui offrant son célèbre "Discours sur le colonialisme" de 1950.
M. Sarkozy avait salué le 26 juin le poète et "homme d’action", "porteur d’un message de paix, de tolérance et d’ouverture", à l’occasion du 94e anniversaire de l’écrivain, dans une lettre rendue publique par l’Elysée.
A Fort-de-France, si l’on se félicite de l’hommage rendu à Aimé Césaire, on rappelle le ratage qu’avait constitué l’absence à Dakar du Président de la République de l’époque, Jacques Chirac, aux obsèques de l’ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor, autre père de la "négritude".
Cette absence avait été très mal perçue par les Sénégalais.
Voir aussi :
Discours sur le colonialisme sur menaibuc.com
Aucune.
Commentaires
- 22/07/2008 06:24 par Claude Valoris
- 25/04/2008 15:43 par kemifata13
- 24/04/2008 10:43 par kaalozz
- 23/04/2008 13:13 par Dewat la Prètre
- 21/04/2008 21:01 par Bizango Kmt
- 21/04/2008 11:11 par Barakán
- 21/04/2008 11:08 par MOUITY MOUITY
- 20/04/2008 17:54 par NTUMUA MASSEE
- 20/04/2008 13:27 par dams
- 20/04/2008 05:26 par Olga
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