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 Publié le 17 août 2005

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Un Suivant de Cheikh Anta Diop : Aboubacry Moussa Lam

Un Suivant de Cheikh Anta Diop : Aboubacry Moussa Lam

Aboubacry Moussa Lam est surtout connu pour avoir été l’assistant personnel du professeur Cheikh Anta Diop, entre 1981 et 1986. Docteur d’Etat ès Lettre, formé à l’UCAD et à la Sorbonne, Il enseigne aujourd’hui à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Egyptologue averti et chercheur infatigable, c’est un brillant spécialiste des relations culturelle, linguistique et historique entre l’Egypte ancienne et l’Afrique noire. Ses travaux illustrent la combativité, la rigueur et l’esprit scientifique que souhaite partager l’école africaine d’égyptologie fondée par Cheikh Anta Diop et la jeunesse panafricaine, désireuse de renouer avec ses Humanités Classiques Africaines.

DE L’ORIGINE ÉGYPTIENNE DES PEULS

Résumé (commandez cet ouvrage sur Menaibuc.com) Explorateurs, coloniaux et africanistes de tous bords ont fait couler beaucoup d’encre sur le Peul. Le curieux objet fut longuement promené entre l’Annam et le Canada par les plus excentriques, la vallée du Nil et le Sahara par les plus sérieux. Juif, Bohémien, Lascar...le Peul a été tout cela au gré de la fantaisie ou de l’imagination des auteurs. Ses origines géographiques et ethniques ont ainsi passionné depuis les spécialistes les plus crédibles jusqu’au simples amateurs d’exotisme.

Pourtant la relation de filiation, établie par l’énigmatique Fut/Ful et Cham par différents textes judéo-chrétiens, était déjà une indications sur l’origine égyptienne des Peuls.

Utilisant essentiellement les données de l’égyptologie et de l’ethnographie, ce travail confirme, sur la base de fait concordants et précis, la véracité de la thèse de l’origine nilotique (plus précisément égyptienne) des Peuls. Il éclaire aussi d’un jour nouveau le problème de l’appartenance du pulaar et celui des relations tant controversées entre Fulbe et Haal-pulaar-en.

L’AFFAIRE DES MOMIES ROYALES

Résumé (commandez cet ouvrage sur Menaibuc.com)

C’est Gaston Maspero qui a identifié une grande partie des momies royales égyptiennes trouvées dans la cachette de Deir el-Bahari, située dans la vallée des Rois, en Haute-Egypte. Voici l’important passage qu’il consacra à la momie de la reine Ahmès-nefertari dans son fameux livre, les momies royales de Deir el-Bahari :

"... On reconut qu’elle était emmaillotée avec soin, mais le cadavre fut à peine exposé à l’air qu’il tomba littéralement en putréfaction et se mit à suinter un pus noirâtre d’une puanteur insurpportable. On constata que c’était une femme d’âge mûr et de taille moyenne appartenant à la race blanche. Les bandelettes ne portaient aucune trace d’écriture. C’était probablement la momie de Nofritari."

Ce texte qui date de 1889 n’aurait peu-être pas attiré notre attention si, en 1904, c’est-à-dire quinze ans après Maspero, l’anthropologiste Ernest Chantre n’avait consacré à la momie de la même reine cet autre passage dans un livre portant sur les populations égyptiennes :

"La momie de cette reine qui fut la femme d’Ahmosis, le libérateur, et la mère d’Aménôthès 1er, était admirablement conservée ; la tête seule avait été dégagée de ses bandelettes. Nofertari a été embaumée avec le plus grand soin, et il ne semble pas que l’on ait employé le bitume pour cette opération. les traits de la physionomie sont peu altérés et montrent encore de la jeunesse. Elle paraît avoir environ trente cinq ans. la peau de son visage noircie par le temps, ne peut donner aucune indication sur son teint primitif qui - au dire des égyptologues - devait être brun, puisqu’on lui attribue une origine éthiopienne..."

Ces deux passages qui s’opposent comme le jour et la nuit présentent, dans sa nudité, "l’affaire" Ahmès-Nefertari et soulèvent nombre de questions : Ahmès-Nefertari était-elle noire ou blanche ? Qui de Maspero ou de Chantre a examiné la vraie momie de la reine ? A la suite de quelles tribulations une momie presque détruite en 1885 a-t-elle pu être examinée de nouveau quinze ans plus tard ? A-t-on tenté de falsifier les faits et pour quelles raisons ? ... Le présent essai, mené comme enquête par la force des choses, tente d’apporter des réponses à ces interrogations qui, d’une manière générale, concernent l’ensemble des momies royales de l’Egypte pharaonique.

Les Chemins du Nil

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Les relations entre l’Égypte ancienne et l’Afrique Noire

Ce livre, une suite logique de De l’origine égyptienne des Peuls, focalise la problématique des relations entre l’Égypte ancienne et l’Afrique sur l’ensemble que constitue l’Afrique de l’ouest et présente dans ce domaine, des convergences capitales jusqu’ici inédites.

Se repose ainsi la question de l’unité culturelle négro-africaine : les multiples similitudes entre l’Égypte et l’Afrique Noire s’expliquent-elles uniquement par un berceau saharien commun, disloqué avant l’éclosion de la civilisation pharaonique, et des influences tardives et indirectes du pays des pharaons sur le reste du continent ? C’est ce schéma-là qui, malgré ses insuffisances manifestes, a la préférence de bon nombre de spécialistes de disciplines et d’appartenances diverses.

Pourtant les traditions orales négro-africaines ignorent le Sahara et désignent avec insistance la vallée du Nil comme région d’origine de bien des populations fixées de nos jours à l’extrémité occidentale de l’Afrique. Aujourd’hui, grâce à elles, il est établi dans ce livre que Korotoumou ba (le fleuve de Korotoumou) et la "Grande Eau" des traditions mandé, ainsi que Heli et Yooyo, le pays mythique des Peuls, renvoient incontestablement à la vallée du Nil. Mais de manière encore plus éclatante, elles permettent de cerner avec précision les origines du premier grand État de l’Afrique de l’ouest, Ghana : celles des Soninkés, corroborées par les données de l’égyptologie et de l’archéologie ouest-africaine, permettent maintenant d’affirmer avec certitude que ce ne sont pas les néolithiques de Dhar Tichitt qui en sont les fondateurs, comme certains l’ont soutenu jusqu’ici, mais les éléments de l’une des toutes premières vagues migratoires qui fuyaient l’invasion perse de la grande métropole négro-africaine.

Le triomphe de Maat

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A travers les personnages attachants de Ngaari Faan, Baraa Bah, Maâty et ceux plutôt inquiétants de Sethy, Néphthys, Bohémia, Naske ben Nusku, le lecteur fait connaissance avec l’égyptologie, mais surtout avec ses formidables enjeux raciaux, culturels et éthiques. Ainsi, sous ses yeux, se déroule le récit d’un combat sans merci entre les tenants d’une égyptologie qui occulte et travestit plus qu’elle n’éclaire et ceux d’une rectification salutaire, au nom de la vérité scientifique. Evidemment, l’assemblée des dieux égyptiens ne pouvait rester en dehors de cette mêlée, qui prend parti à travers la grande Maât, déesse de la Vérité et de la Justice, afin que triomphe justement la vérité.

L’unité culturelle égypto-africaine à travers les formes et les fonctions de l’appui-tête

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L’appui-tête, également appelé appui-nuque ou chevet par les différents spécialistes qui lont étudié, est un objet mobilier connu depuis l’ancienne Egypte où il existerait déjà sous la période prédynastique (6000-3000 av. J.C.). Presque dès cette époque, il se présente sous diverses formes dont la plus courantes est celle qui combine une base, un montat et un cintre. Si la perplexité des savants quant à la manière exacte dont il était utilisé par les anciens Egyptiens apparaît clairement à travers ses noms, ceux-ci sont en revanche moins partagés sur ses fonctions pratiques et magico-religieuses. Fait pour un repos confortable et la préservation de la coiffure, durant le sommeil ou à l’état de veille, il garantissait l’intégrité corporelle du mort et assurait sa résurrection dans l’autre monde. Généralement en bois mais parfois en pierre, en ivoire ou en albâtre, pour les exemplaires conçus à des fins funéraires, il a permis, comme les autres éléments de la civilisation matérielle égyptienne, l’expression du génie crateur des artistes pharaoniques et a servi de support à la manifestation de traits culturels souvent peu connus de la vieille Egypte. Même si l’appui-tête se retrouve de nos jours jusqu’au lointain Japon, c’est en Afrique Noire que les formes et les fonctions qui ont été les siennes se sont conservées et perpétuées. Et ici, plus que de vagues convergence, c’est la finesse des similitudes, formelles et fonctionnelles, qui frappe l’observateur et fait ressurgir la profonde unité culturelle égypto-africaine décrite et défendue avec talent par Cheikh Anta DIOP dans presuqe tous ses travaux. Ainsi, l’appui-tête, cet objet à priori ordinaire, se révèle-t-il être très important dans la confirmation que l’Egypte ancienne est bien le berceau de la civilisation négro-africaine.

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