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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 31 août 2005

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Un colloque international pour faire le point, échanger, s’enrichir et construire la Renaissance Africaine

Bilan global du 2ème Colloque International Kamit Menaibuc 2005

Un colloque international pour faire le point, échanger, s’enrichir et construire la Renaissance Africaine

Le 2ème Colloque International Kamit 2005 organisé par les éditions Menaibuc, les 8, 9 et 10 juillet à Montreuil, a été l’occasion pour un large public panafricain venu des 4 coins du globe, de partager, de dialoguer et surtout de s’enrichir des analyses et investigations historiographiques menées par le fleuron international des «  Shem Shou Diop », à savoir les « Suivants » du professeur Cheikh Anta Diop .

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LE PUBLIC DU COLLOQUE

1- Une thématique centrale : Education & Histoire dans la famille Kamite

Résolument tourné vers l’avenir, le colloque voulait cette fois offrir aux familles panafricaines, un cadre de réflexion et de remise en question sur leur propre comportement éducatif, d’où le thème retenu : Education et Histoire dans la famille Kamite.

Le constat est clair : Trop souvent, on constate que les jeunes kamites maîtrisent mieux la culture et l’histoire des autres (civilisations, inventions, culture, grands personnages, rois, reines, religion...) que le patrimoine historique, culturel, scientifique et spirituel de leurs propres ancêtres.

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T.OBENGA RECEVANT SON PRIX EN PRESENCE DE JEANNE ET DE PATRICIA

Il en résulte qu’ils acquièrent progressivement par la force des choses, une vision réductrice et négative de leurs Humanités Classiques Africaines, ce qui inexorablement induit leur aliénation culturelle, leur assimilation débridée et crée un certain complexe d’infériorité conscient ou non. D’où une prise de conscience salutaire des familles kamites qui doivent dès aujourd’hui impérativement changer leur manière de concevoir l’éducation de leurs enfants et commencer à leur parler de leur patrimoine historique, de la préhistoire à nos jours (rois, reines, découvertes technologiques, civilisations créees, etc.). « L’Egypte jouera dans la culture africaine repensée et rénovée, le même rôle que les antiquités gréco-latines dans la culture occidentale » nous rappelle le professeur Cheihk Anta Diop, qui voit dans cette démarche, une volonté affichée de retrouver les reines de notre destin.

Selon Marcus Garvey notre mission éducative est précise : « Nous devons absolument façonner notre propre manière d’éduquer nos enfants, selon les règles d’une éducation « kamite », qui les prépare à remplir dans le monde une place plus noble, tout en gardant dans leurs divers contacts avec leurs frères humains, le sentiment profond de la grandeur de leur humanité africaine. C’est la seule éducation qui adoucira nos maux et qui nous rendra réellement fort et bon pour nous-mêmes ».

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LE PUBLIC DU COLLOQUE

C’est à peu près le même constat que dresse pour nous Cheikh Anta Diop : « La mémoire historique est le ciment culturel qui unit les éléments disparates d’un peuple pour en faire une collectivité unie, par le biais du sentiment de continuité historique partagé par l’ensemble de la collectivité et transmis dans le cercle familial. Ainsi, la conscience historique, par le sentiment de cohésion et d’harmonie qu’elle crée, constitue le rempart de sécurité culturelle le plus sûr et le plus solide pour un peuple ».

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