Vous êtes ici: Accueil » Antiquité africaine

Découvrez le mois de l’Afrique en Guadeloupe en février

par René-Louis Parfait Etilé © africamaat.com

 Publié le 23 octobre 2007

12684 visites
1 réactions

 Commentez cet article

afficher une version imprimable de cet article Version imprimable

VOYAGE A KÉMÈT : acte 2

Le Temple de Louxor

VOYAGE  A  KÉMÈT : acte 2

Le Temple de Louxor

Louxor et Thèbes

Louxor est la contrepartie moderne de l’ancienne cité de Thèbes , située à 600 km environ au Sud du Caire. Son nom est dérivé du terme arabe « El Uqsur » qui signifie « les châteaux » et désigne sans doute les deux grands temples qui s’y trouvent.

La ville se divise en deux partie : sur la rive orientale s’étend « la cité des vivants », avec ses deux grands temples « vivants » de Louxor et de Karnak, et sur la rive occidentale s’étend « la cité des morts », une vaste nécropole d’une longueur de trois kilomètres. Là, sur les bords du désert , prêtres, embaumeurs, gardiens, maçons, peintres, sculpteurs, et ouvriers construisirent pour les rois, les reines et les nobles de magnifiques tombes et temples mortuaires où la classe régnante aspirait à la vie éternelle dans l’au-delà.

A l’origine, Thèbes s’appelait Ouaset ou « le sceptre ». Elle fut aussi appelée Niout ou « la ville », d’où le nom hébreu par lequel elle est désignée dans la Bible, No ou No Amon ou « la ville d’Amon ». Elle était aussi appelé Ano-sud ou Anu, par contraste avec Ano-nord situé à Héliopolis.

Durant une période de plus de 500 ans allant de la XVIIe à la XXe Dynastie, et à l’exception d’une courte interruption pendant le règne du roi Akhenaton, Thèbes fut la glorieuse capitale de l’empire égyptien. Après la mort du dernier rois ramessides (environ 1070 av. J.-C.), la cité commença son déclin. Elle fut pillée en 671 et encore en 663 av. J.-C. (sac de Thèbes par les Assyriens). Durant la période gréco-romaine, elle était connue sous le nom de Thèbes (une ville grecque porte le même nom), et plus tard sous le nom de Diospolis Magna (la cité de Dieu). En outre, le dieu thébain étant plutard assimilé au dieu grec Zeus, Thèbes fut également nommée « la grande cité de Zeus ». Finalement, Homère la nomma « Thèbes aux Cent Portes », sans doute en raison des nombreuses portes de l’enceinte de la ville.

Le Temple de Louxor

Au sud de Louxor et près de la rive du Nil se dresse le temple de Louxor, nommé aussi le Temple d’’Ano-sud ou Opet, occupant une superficie de quatre acres. Sa longueur est de 260 m et sa largeur de 55 m. Sa colonnade, surtout la colonnade d’Aménophis III (Amenhotep III), est magnifique vue du fleuve.

JPEG - 17.7 ko
Colonnade d’Amenhotep III

Ce temple a été entièrement construit durant la dernière période de la XVIIIe Dynastie et le début de la XIXe Dynastie ; l’œuvre qu’on voit est celle d’Amenhotep III (XVIIIe Dynastie : environ 1570-1293 av. J.-C.) et de Ramsès II (XIXe Dynastie : environ 1293-1185 av. J.-C. )

Amenhotep III a bâti le Temple sur le site d’un Temple antérieur et le dédia à la Triade thébaine : Amon-Râ, son épouse Mout et leur fis Khonsou. Sur les reliefs, Amon est représenté sous les traits d’un homme portant une coiffure cylindrique au sommet plat, surmontée de deux grandes plumes ou prend parfois la forme de Min, dieu de la fertilité, dont l’animal sacré était le bélier. La déesse Mout est représentée sous les traits d’une femme portant la double couronne (Haute-Égypte et Basse-Égypte). Le dieu Khonsou est représenté quelquefois comme un jeune homme momifié portant une couronne sous un croissant et une natte sur le côté (représentant la jeunesse) et parfois comme un dieu à tête de faucon ressemblant à Montou, le dieu de la guerre.

Thoutmosis III (Djéhoutymes III, environ 1504-1450 av. J.-C.) de la XVIIIe Dynastie y avait déjà fait construire une chapelle dédiée à la Triade thébaine. Son emplacement semble indiquer que le site avait déjà été considéré comme lieu sacré à un temps plus ancien.

Le Temple a depuis été utilisé à des fins liturgiques successivement par les anciens Égyptiens, les Chrétiens et les Musulmans. Une chambre du Temple fut convertie en église pendant la période chrétienne et plus tard la mosquée du saint musulman, Abu El-Haggag, occupa une autre partie du Temple. Ramsès II, de la XIXe Dynastie, ajouta à l’œuvre d’Amenhotep III la cour à la colonnade et le pylône massif du côté nord et évita ainsi de détruire la chambre en granit, destinée aux barques sacrées, construite par Thoutmosis III. Les successeurs d’Amenhotep III joutèrent des murs à cette magnifique colonnade de 14 colonnes et décorèrent une partie du temple de bas-reliefs.

JPEG - 54.2 ko
Ramsès II

L’allée de Sphinx

Devant la façade du Temple se trouve l’allée de Sphinx. Elle se compose de 90 sphinx à corps de lion et à tête humaine, datant de l’époque du pharaon Nectanebo Ier de la XXXe Dynastie (380-343 av. J ;-C.). Cette allée, d’une longueur de deux kilomètres et demi, relie ce Temple au Temple de Karnak.

A l’est du Temple se trouve les ruines de la chapelle de Taharqa (XXVe Dynastie) dédié à Hathor.

Tout le Temple de Louxor fut aussi entouré de grands murs.

Pylône principal

Devant le pylône principale du Temple, il y avait dans le temps six statues en granit de Ramsès II, deux assises et quatre debout. Les deux statues le représentant assis, et celle qui le représente debout et qui se trouve dans le coin ouest, sont le seules qui subsistent. La plus complète de ces statues est celle, assise, à la droite de l’entrée, qui le représente portant la double couronne de Kémèt. Les statues debout à l’est furent léguées à la France et se trouvent maintenant au musée du Louvre.

Deux obélisques en granit rose ornaient également l’entrée, l’un d’entre eux, de 25,03 m de haut existe toujours, celui de 22,83 m ayant été cédé en 1836 par Mohammed Ali Pasha au roi Louis-Phillipe de France. Il se trouve aujourd’hui à la Place de la Concorde à Paris.

GIF - 62.9 ko
Obélisque Place de la Concorde à Paris

Chaque tour du pylône de Ramsès était de 24 m de haut et de 65 m de largeur. Des grandes rainures verticales étaient destinées à recevoir les mâts porteurs de banderoles. Ces rainures se prolongent vers l’intérieur par des cavités carrées qui servaient à assurer un support aux mâts et à aérer l’intérieur des tours. La face extérieure des murs du pylône est couverte de scènes représentant la bataille de Qadesh, qui opposa Ramsès II aux Hittites en Syrie. Le long du mur occidental du Temple, derrière le pylône, les scènes des campagnes militaires de Ramsès II se poursuivent. Le roi investit la ville de Tunip à Naharin (Mésopotamie), poursuit l’ennemi dans les champs, capture les prisonniers et rentre victorieux au pays. Il refoule ensuite l’ennemi dans sa cité et attaque la cité de Atarna. Suit la représentation d’un paysage dévasté . L’armée royale se dirige vers le Nord du Liban et les fils de Ramsès ramènent les prisonniers asiatiques. Sur la face intérieure des murs du pylône des scènes religieuses représentent Ramsès accompagné des principales divinités du Temple.

La cour de Ramsès II

Derrière le pylône se trouve la grande cour de Ramsès II qui mesure 58 m de long et 51 m de large. Elle est entourée d’une double rangée de 74 colonnes à chapiteaux papyriformes fermés.

Dans le coin nord-ouest de la cour se trouve une chapelle plus ancienne à trois chambres destinée aux barques sacrées de la triade thébaine, bâtie par Thoutmosis II et décorée de reliefs par Ramsès II. La chambre centrale est dédiée à Amon-Râ, celle de l’ouest à Mout et celle à l’est à Khonsou. Dans la chambre d’Amon, on voit Thoutmosis courrant vers Amon et des cartouches de Merenptah.

Sur le mur de la cour, on voit des scènes du roi faisant des offrandes à Min reçues par Montou. Dans ces scènes, on voit surtout Ramsès II, mais on y aperçoit aussi Pinedjem et sa famille.

Les reliefs du côté sud-est du mur occidental de la cour représentent la façade du temple tel qu’il a été conçu à l’origine, avec son pylône et ses hampes, ses statues colossales et ses deux obélisques. Vers cette façade avancent 17 des 111 fils de Ramsès II, ses reines et ses autres enfants, suivis de nobles conduisant des bœufs décorés pour le sacrifice.

Du côté sud de la cour, on accède à la colonnade d’Aménophis III (son nom africain : Amenhotep III, c’est à dire « Amon est satisfait » ou « Amon est en paix ») qui est la section la plus impressionnante du Temple. De chaque côté de l’entrée de cette colonnade se dresse une gigantesque statue de Ramsès II. Sur le trône de la figure de droite se trouve une représentation des deux Nil liant le lotus et le papyrus pour symboliser l’unité des deux Égypte (Haute et Basse). Contre la jambe droite du même colosse se trouve une figure très fine de la reine Néfertari, épouse favorite de Ramsès II.

La colonnade d’Amenhotep III

Cette colonnade consiste en sept couples de colonnes campaniformes, de 16 m de haut, qui supportent encore leurs lourdes architraves. Plus petites que les douze grosses colonnes de l’allée centrale de la grande salle hypostyle de Karnak, leurs proportions sont toutefois plus belles. Les bas-reliefs sur les murs latéraux de la salle sont particulièrement bien faits et très intéressants, ils portent les Noms de Toutankhamon, , d’Horemheb, de Séthi, de Ramsès II et de Séthi II. Les deux murs qui limitent ce portique à l’est et à l’ouest ont été décorés sous Toutankhamon de scènes représentant les cérémonies de la célèbre fête d’Opet. Horemheb fit plus tard effacer le nom de Toutankhamon pour le remplacer par le sien.

La fête d’Opet

A l’occasion de la fête d’Opet, célébrée vers la moitié de la période de la crue du Nil, et qui durait vingt-quatre jours, les barques sacrées de la Triades thébaine suivaient le cours du Nil de Karnak à Louxor, pour être portées jusqu’au Temple de Louxor et enfin rapportées à Karnak dans la soirée. La procession est reproduite d’une manière très réaliste. Malheureusement , plusieurs scènes ont été endommagées. La procession est accompagnée de musiciens, de danseurs, de prêtres, de soldats et du char du roi.. Au Temple de Louxor, elles sont par des acrobates, des prêtresses, des danseurs, des bœufs destinés au sacrifice, des fleurs et des offrandes.

Cour d’Aménophis III

Cette cour qui mesure 48 m de long du nord au sud et 56 m de large, de l’est à l’ouest, est un des exemples les plus parfaits et les plus dignes d’intérêt de l’art de la XXVIIIe Dynastie. Elle est entourée sur trois côtés d’un portique à deux rangs de colonnes fasciculées papyriformes à chapiteaux fermés. L’élégance des proportions de cette colonnades est sans égal. A l’origine, selon la conception d’Aménophis et de ses architectes, l’extrémité nord de la cour servait d’entrée au Temple. C’est là que se dressait le portique donnant accès à l’allée des sphinx ou dromos qui reliait ce Temple au Temple de Karnak. Cette disposition fut ensuite modifiée par la construction de la grande colonnade inachevée au moment de la mort du roi.

La salle hypostyle

La cour d’Amenhotep III conduit à une salle hypostyle à 32 colonnes papyriformes à chapiteaux fermés réparties en quatre rangées de huit colonnes. Devant les colonnes centrales, il y a des fragments d’une architrave aux cartouches du roi Sobekhotep III de la XIIIe Dynastie, probablement venue d’un Temple plus récent. Ramsès IV et Ramsès VI usurpèrent ces colonnes en y faisant inscrire leurs cartouches. Les murs sont endommagés, mais des bas-reliefs représentent Amenhotep III devant les dieux thébains. Sur le mur est, on voit Amenhotep III apportant des offrandes à Amon et à Amunet et sacrifiant une gazelle devant un dieu. Des inscriptions de Séthi et de Ramsès II indiquent les travaux de restauration effectués sur leurs ordres dans cette salle. L’on voit aussi une série de cartouches de Ramsès III.

A la base du mur occidental sont représentées en couleur des personnifications de nomes égyptiens (divisions administratives) portant des offrandes. A gauche, près de l’extrémité sud se dresse un autel romain portant une dédicace à l’empereur Constantin (324-337 av. J.-C.)

JPEG - 33.7 ko
Colonnes papyriformes

Les chapelles et les antichambres

Au fond de la salle hypostyle se trouvent quatre petites chapelles. La porte centrale s’ouvre sur deux chapelles dédiées à Khonsou. Celle de gauche est dédiée à la déesse Mout ; dans celle de droite, il y a un escalier menant au toit. La porte au centre s’ouvre sur la Première antichambre aux huit colonnes.

Mais ces colonnes furent enlevées au quatrième siècle quand la chapelle fut convertie en église. Une niche y fut bâtie, bordée de chaque côté de colonnes corinthiennes de granite. On peut y voir d’anciens tableaux chrétiens en un lavis qui recouvrait les bas-reliefs plus anciens d’Amenhotep III. Le lavis disparaît peu à peu et laisse entrevoir de magnifiques bas-reliefs de la XVIIIe Dynastie.

Le mur sud représente Amenhotep III devant Amon-Râ.

La première antichambre mène à la seconde antichambre. Cette salle était une chapelle où l’on faisait des offrandes et se trouvait devant le sanctuaire de la barque sacrée. On y voit des scènes d’Amenhotep III, dont une où il fait l’objet d’un embrassement d’Amon-Râ en présence des déesses Amonet et Mout, et d’autres qui montrent des prêtres faisant des offrandes à Amon dans des vases à tête de bélier. Le bélier est l’animal sacré d’Amon qui est souvent représenté ayant la tête du bélier. Amenhotep apporte des vaches sacrées pour être sacrifiées et offre de l’encens, des coffres, des sistres et des sceptres à Amon-Râ.

Le mammisi (ou « lieu de la naissance »)

Le nom de cette chambre est dû au bas-reliefs de ses murs qui décrivent la théogamie ou naissance divine du roi Amenhotep III. Ce roi qui voulait prouver qu’il était le fils du dieu Amon-Râ et non de son père Thoutmosis IV (c’est à dire de son nom africain Djéhoutymès IV, « celui qui a été enfanté par le dieu Djéhouty » c’est à dire par le dieu Thot), essaya de légitimer son droit divin en illustrant l’origine de ce droit par des scènes représentant sa conception divine.

Les bas-reliefs du mur occidental de la chambre se présentent en quatre rangées verticales. La scène la plus au sud représente Khnoum, le dieu créateur, façonnant au tour le roi et son double (le Ka). En face, la sage déesse Isis donne naissance à l’enfant en élevant devant lui le signe « Ankh ».

Suivent des scènes de cette naissance divine, entretien des dieux, la mère du roi (Mouetmouia) et Amon-Râ déguisé en son mari. Djéhoutymès IV (c’es à dire Thoutmosis IV) ; Amon-Râ et la reine sont assis ensemble sur le symbole des cieux soutenu par les déesses Selket et Neith ; Amon-Râ est en train de révéler son identité et tenant le souffle de la vie aux narines de la reine et l’ordonnant de nommer le nouveau-né Amenhotep ; la future mère allant accoucher et Hathor et Khnoum lui montrant l’endroit ; la mère accouchant avec, au-dessous et à côté de sa couche, les divinités de la naissance, Bès et Touéris qui l’aident ; Isis présente le nouveau-né à Amon-Râ qui tient l’enfant dans ses bras. A ses côtés se tiennent les déesses Hathor et Mout.

La rangée du haut représente, à gauche, la reine et la déesse Serqet (sous forme de scorpion) derrière elle, à sa droite, deux déesses allaitent l’enfant et son double, au-dessous, le prince et son double (allaité par deux vaches) ; neufs Hathor (les « marraines » de Kémèt) allaitant la prince et son double assis devant Amon-Râ et, dans le coin, Amenhotep ayant pris possession de son trône. D’autres scènes représentent Amenhotep (Aménophis) ayant pris possession de son trône. D’autres scènes représentent Amenhotep béni par divers divinités.

La chapelle d’Alexandre le Grand

Les bas-reliefs de cette chapelle représentent Alexandre devant Amon, Mout et Khonsou auxquels le monument est dédié. Les scènes des murs de la chambre originale (au centre de laquelle a été construite la chapelle) représentent Amenhotep III adorant divers dieux. On le voit faisant l’offrande à la barque sacrée d’Amon, une structure en cèdre du Liban recouverte d’une couche d’or sur laquelle se trouve représenté Amon.

Le couloir transversale

Derrière le sanctuaire de la barque se trouvent deux chambres détruites qui donnent accès au couloir transversal, une salle à douze colonnes à chapiteaux fermés. A l’entrée, au sud, l’on voit une scène du roi devant un arbre sacré d’Amon-Râ. Le roi est suivi des déesses du sud et du nord, Nekhbet et Ouadjet. Derrière cette salle se trouve un sanctuaire, une petite chambre à quatre colonnes ornée de scènes représentant Amenhotep III dansant Amon-Râ.

Les murs extérieurs du temple sont recouverts de scène de la bataille de Qadesh.

En 1989, des ouvriers ont découvert en inspectant les fondations du temple en quête de traces de filtration des eaux du Nil et d’un système d’évacuation à proximité, 22 statues en pierre (une des plus grandes découvertes de la région depuis celle du tombeau de Toutankhamon en 1922.

NOTES :

Les dates données sont celles qui sont souvent citées. Mais en réalité, il faudrait les vieillir si l’on tient compte des dernières découvertes (Date plus ancienne pour l’invention de l’écriture hiéroglyphique ; émergence plus ancienne des premiers pharaons, les Shemsou-Hor, c’est à dire les Suivants d’Horus ; tendance abusive de rehausser les dates de Sumer ; etc.)

SOMMAIRE

« Joindre l’utile à l’agréable »

L’UTILE

- Le Temple de Karnak (acte 1)
- Le Temple de Louxor (acte 2)
- Le Temple d’Edfou (acte 3)
- Le Temple de Philae (acte 4)
- Le Temple de Kôm Ombo (acte 5)
- Assouan (acte 6)
- Abou Simbel (acte 7)
- Le Caire : Musée du Caire (acte 8)
- Pyramides de Guizèh (acte 9)

L’AGREABLE

- La joie de découvrir la terre des Pharaons et la grandeur des Kamits de l’Antiquité
- Croisière sur le Nil
- Hôtels 5 étoiles
- Avion pour Abou Simbel

Remarque : Le sommaire ne suit pas l’ordre chronologique de la visite à Kémèt.

Commentez cet article

Lire les commentaires (1)

Références bibliographiques:

Aucune.

Rechercher


Apprendre et découvrir