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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com
Son dernier article: Création de l’Institut Per (...)
Afrocentricité vs Eurocentricité !
Combat pour le triomphe de la vérité scientifique contre le romantisme historique et l’idéologie coloniale !
1- L’Eurocentrisme :
L’Eurocentrisme dont la démarche historique repose sur les principes du "Modèle Aryen", inonde 99 % des ouvrages scientifiques traitant de l’histoire de l’humanité en Occident. On ne peut pas y échapper.
Quelles sont les particularités de ce "Modèle" historique ?
Né surtout à l’époque des "Lumières", il fait dogmatiquement de la Grèce antique, le berceau des disciplines scientifiques et philosophiques de l’humanité (mathématique, philosophie, architecture, démocratie, etc...). Ainsi, les Thalès, Platon, Euclide et autre Pythagore seraient non seulement les premiers penseurs de l’histoire mais aussi les premiers théoriciens dans le domaine de l’investigation scientifique. Tout ce qui a été fait par les autres peuples, dans l’histoire de l’humanité, ne compte pas !
Ce "Modèle" a toujours fait la fierté des historiens occidentaux qui y ont trouvé une justification historique de leur pseudo-supériorité et de leur main mise sur la planète que résume pour nous parfaitement l’économiste anglais David Hume :
"Je suspecte les Nègres et en général les autres espèces humaines d’être naturellement inférieurs à la race blanche. Il n’y a jamais eu de nation civilisée d’une autre couleur que la couleur blanche, ni d’individu illustre par ses actions ou par sa capacité de réflexion... Il n’y a chez eux ni engins manufacturés, ni art, ni science. Sans faire mention de nos colonies, il y a des Nègres esclaves dispersés à travers l’Europe, on n’a jamais découvert chez eux le moindre signe d’intelligence".
Tant que les historiens se bornent à étudier l’histoire de l’Europe, le mal est moindre. Mais les choses se dégradent sérieusement lorsque le "Modèle Aryen", s’ingénie à nier systématiquement la valeur du génie africain !
2- L’Afrocentricité :
L’absurdité du "Modèle Aryen" est de vouloir nous faire croire (mettons de côté la couleur noire), qu’un homme moderne née il y a 160 000 ans en Afrique, aurait attendu environ 159 600 ans pour faire germer, eu Europe (comme par magie), la première réflexion philosophique ou mathématique ? Soyons clair, c’est un mensonge grotesque !
En s’appuyant sur J. P. Sartre, voilà ce que nous en dit le professeur Obenga (Cf. JP Sarte à propos de la mauvaise foi) :
"L’être humain de "mauvaise foi" est celui qui prend une attitude négative vis à vis de lui-même. C’est à dire qu’il fait semblant d’ignorer la vérité qu’il n’ignore pourtant pas. En cachant la vérité qu’il n’ignore pas, l’être humain de "mauvaise foi" ment. C’est à dire qu’il se constitue comme un NON dans le monde. Il ment perpétuellement. Dans son mensonge, il donne à croire qu’il dit vrai tout en sachant qu’il n’est qu’un gros menteur. L’être humain de "mauvaise foi" est un Crétois, c’est à dire un menteur conscient de mentir et d’en tirer un certain sérieux".
Il est même intéressant de constater que dans les dictionnaires médicaux, le "Mégalomane" se définit comme quelqu’un :
"Ayant la folie des grandeurs qui va de la surestimation orgueilleuse de sa propre valeur jusqu’au délire de grandeur vrai (...) Il surestime ses capacités et ses moyens ; il se croit riche et puissant (...) Il est persuadé d’être doué d’une vaste intelligence (...) Dans son délire de grandeur, il s’identifie aux plus grands personnages (Ramsès II, Thoutmosis II, Imhotep...) Son crédo : je suis le prince des anges, le justicier du monde, je commande à des millions d’hommes, je suis la conscience du monde, la lumière des hommes, le seul vrai prophète et le suprême élu (...) L’intuition, l’imagination, les fausses interprétations suffisent à alimenter son délire"...
Pour le "Mythomane", nous avons :
"Tous les moyens sont bons pour déguiser ou tromper, les mensonges, les fables, affabulations, simulations (...) Parfois le mythomane d’insincère qu’il est habituellement peut devenir sincère vis à vis de lui même et se prendre à son propre jeu (...) Le but recherché l’est toujours de manière utilitaire : appât du gain, de la renommée, désir de s’imposer, de dominer (...) Certains psychiatres voient dans la fabulation une tendance constitutionnelle ou inné qui pousse invariablement l’individu à travestir la vérité de manière permanente ou incoercible".
Ainsi en ayant recours au mensonge, le "Modèle Aryen" décrète que seules les expériences faites par les Européens satisfont aux critères jugés valables par eux seuls, pour les inclure dans l’histoire universelle de l’humanité. Ainsi, les expériences "africaines" sont donc arbitrairement jugées indignes d’en faire partie et demeurent dépréciées, dévalorisées et étudiées en marge de l’histoire universelle (Cf. définition de l’ethnologie).
Passons aux faits concrêts !
Prenons un témoignage antique pour vérifier que le "Modèle Aryen" mène dans une impasse.
Dans son traité sur Isis et Osiris, les deux principales divinités égyptiennes, l’écrivain grec Plutarque (50 - 125 après J. C.) s’est attaché à prouver que les savants grecs ont bien été formés par les prêtres nègres égyptiens et que ceux-ci de retour dans leur pays ont cherché à imiter l’attitude de leurs professeurs africains. Il prend à témoin tous les sages de la Grèce, ce qui est tout à fait explicite :
« C’est ce qu’attestent unanimement les plus sages d’entre les Grecs, Solon, Thalès, Platon, Eudoxe, Pythagore et suivant quelques-uns, Lycurgue lui-même, qui voyagèrent en Egypte et y conférèrent avec les prêtres du pays. On dit qu’Eudoxe fut instruit par Conuphis de Memphis, Solon par Sonchis de saïs, Pythagore par Enuphis l’Héliopolitain. Pythagore surtout, plein d’admiration pour ces prêtres, à qui il avait inspiré le même sentiment, imita leur langage énigmatique et mystérieux et enveloppa ses dogmes du voile de l’allégorie. La plupart de ces préceptes ne diffèrent point de ce qu’on appelle en Egypte des hiéroglyphes. Tels sont ceux-ci : Ne mangez pas dans un char. Ne vous asseyez pas sur le boisseau. Ne plantez point de palmier. Ne remuez pas le feu avec l’épée dans votre maison. Je crois aussi que les pythagoriciens, en assignant à quelques-uns de leurs Dieux des nombres particuliers, à Apollon la monade, à Diane la dyade, à Minerve le septénaire et à Neptune le premier cube, ont voulu imiter ce qui se pratique ou ce qui est représenté dans les temples d’Egypte ».
Voyons rapidement maintenant, le blanchiment de l’Egypte nègre dans les ouvrages actuels :
Dans "ça m’intéresse" d’octobre 2003, Christian Jacques décrète que les Egyptiens étaient des "Africain blanc",
Dans "Eurêka" d’Avril 1997, Bruno Maureille, chercheur au CNRS décrête : "les populations du sud (Noirs) et celles du Nord (Blancs)",
Dans le "Nouvel Obs" de janvier 2003, Jean Paul Mari, voit en Egypte une "déesse au sein ferme et à la chevelure bouclée". Dans son élan, il ajoute : "La légende dit que le jeune Alexandre a rencontré l’amour près d’une fontaine d’eau de jasmin "Ne me méprisez pas pour la couleur de ma peau, lui dit la belle, car l’intérieur est plus brillant que votre peau blanche",
Dans le supplément à l’exposition "Soudan" de Paris, on peut lire : "Les esclave d’autrefois, les porteurs de tresses, les cheveux crépus (...) les Néhésyou au visage brûlé".
Dans "Géo" de janvier 1997, on peut lire : "Le peuple égyptien est en fait un compendium de populations d’origine bèbère, dites "chamitiques", de populations sémitiques, voire indo-européennes (naturellement) venues d’Asie Mineur et d’une constants en effet "négroïde" qui va en augmentant à mesure que l’on descend dans le sud",
Et on n’oubliera pas les historiens nombreux qui se transforment en véritables escrocs, coupables de "faux et usage de faux" pour falsification de document historique, tel le coptologue Maurice Martin qui dans son article publié dans le Nouvel Obs HS de 1997, a repris l’intégralité d’une citation de l’académicien Volney, en supprimant non-innocemment le passage où il dit : "cette race d’hommes noirs" à propos des Egyptiens.
Ou encore, Philippe E. Legrand, professeur à l’université de Lyon qui falsifie la phrase du Grec Hérodote (Livre II) lorsque celui déclare que "les Egyptiens ont la peau noire et les cheveux crépus" comme les Colchidiens. P. E. Legradn traduit le terme "Mélankroès" d’Hérodote qui veut dire "noir" par "brun" alors que ce même terme est traduit partout ailleurs par "noir" (il ne devient "brun" que lorsqu’il s’agit des Egyptiens, comme par enchantement, pour les Ethiopiens il ne bouge pas) !
(Pour en savoir plus : Cf. Les racines de l’Egypte ancienne, la supercherie médiatique et Cheikh Anta Diop)
D’autre part, la revue "Sciences et Vie" a consacré en 2002 une série sur le génie scientifique des peuples de l’humanité. Le génie Asiatique, le Génie Arabe, le Génie Grec..... Mais le seul génie que vous ne verrez jamais est le Génie Africain (sauf sur notre site). Ce n’est pas un hasard !
Dans "Sciences et Avenir" de novembre 2003, Bernadette Arnaud consacre un dossier aux têtes colossales sculptées au Mexique, à l’époque des Olmèques, vers 1 200 av. J. C. (date à revérifier). Si dans le "Quid", les Noirs sont présentés comme les seuls individus aux lèvres épaisses et au nez large (ce qui est très loin de représenter une généralité) et que les sculptures Olmèques ont toutes les lèvres archi-épaisses et le nez archi-large, voilà que lorsqu’il s’agit de fait civilisationnel important, les nègres sont arbitrairement exclus ! "Ni Africains, ni Atlantes (...) avec leur nez épaté".
Que dit le professeur Jean Mazel (Cf. Présence du monde noir) pour ces mêmes têtes ?
"Ces sculptures monumentales représentent des visages dont les trais sont manifestement négro-africains (...) On peut donc affirmer que des Noirs jouissaient (...) sur les rives du golfe du Mexique, de positions aussi éminentes de celles de rois ou de personnages divinisés". Dans l’ancien code des Mayas qui raconte l’origine du monde, le Popol Vuh, il est d’ailleurs précisé : "Ils étaient là, en grand nombre, les hommes noirs". Comme le souligne encore le professeur Joel A. Rogers, certaines éminentes personnalités même du Mexique attestent de cette présence. Le professeur mexicain Marquez dit textuellement à ce sujet : "Le type nègre existait dans les plus anciennes sculptures du Mexique. Des nègres sont mentionnés ou sont présents dans les plus anciennes traditions de notre pays".
De son côté, un autre historien mexicain, Riva Palacio déclare :"Il est indiscutable que dans des temps très anciens, la race noire a occupé notre territoire, le Mexique. Les Mexicains se souviennent d’un Dieu noir, Ixtilton, ce qui veut dire "figure noire".
Conclusion :
Loin de se perdre en suppositions hasardeuses et en falsification, l’Afrocentricité pointe du doigt les dérives idéologiques des historiens occidentaux, lorsqu’il s’agit de l’histoire africaine.
Le mensonge peut courir une année, mais la vérité le rattrape en un seul jour !
Aucune.
Commentaires
- 7/02/2010 23:10 par
- 9/12/2009 10:34 par kandaka
- 9/12/2009 06:54 par bakary
- 8/12/2009 22:45 par bakary
- 8/12/2009 22:12 par bakary
- 8/12/2009 18:57 par sech-hetep-nete
- 4/09/2009 16:27 par Karukéra
- 18/07/2009 23:42 par AB
- 18/07/2009 20:58 par Sethy-mery-Amon
- 18/07/2009 08:41 par Fils de JAH
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