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par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 14 novembre 2004

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Platon : Un étudiant grec en Afrique noire !

DÉCOUVRONS ENSEMBLE LES NOMBREUSES SOURCES AUTHENTIQUES, ATTESTANT DE L’INITIATION AFRICAINE DE PLATON. CETTE TRAME IMPORTANTE DE SA VIE EST GÉNÉRALEMENT FALSIFIÉE, ÉDULCORÉE OU CARRÉMENT PASSÉE SOUS SILENCE, PAR LES HISTORIENS ACTUELS.

Platon : Un étudiant grec en Afrique noire !

1- Platon et le romanisme historique universitaire :

Platon (428 - 348 avant J. C.) qui est un philosophe grec né à Athènes, reste célèbre pour avoir fondé dans sa ville de naissance, l’Académie, une école philosophique vers 387 avant J. C. Sa particularité tenait en une réflexion dialectique et mathématique. Il est l’auteur de 28 dialogues dont le Banquet, Phédon, la République, Phèdre, le Sophiste, le Timée, Les Lois, etc...

Il a plus particulièrement élaboré, nous dit-on, une philosophie idéaliste dans laquelle il distingue le savoir de l’opinion, le monde des idées et la vérité du monde sensible. Sa vision s’articule encore avec une théorie de l’être, de la nature, du langage et de la politique. Mais par-dessus tout, Platon est "taxé" par tous les historiens occidentaux, de père spirituel de la philosophie, à savoir la science qui se veut amoureuse de la sagesse. C’est le premier, nous dit-on encore, à avoir philosophé, c’est à dire, à s’être interrogé sur l’origine et le devenir des choses.

Mais voilà, pour glorifier le personnage, la plupart des biographies actuelles, passe généralement sous silence les sources de son savoir et son périple initiatique en Egypte, sur les voies de la sagesse auprès des prêtres, chose pourtant confirmée par ses biographes grecs.

La plupart de ses idées, telles l’Un et le Multiple, le Même et l’Autre, les quatre éléments : eau, terre, air, feu, le devenir, l’immortalité de l’âme, la vie dans l’au-delà, le dualisme matière-esprit, le corps comme tombeau de l’âme, la notion d’âme du monde, etc..., sont des notions qu’il a découvert pour la première fois en Afrique noire durant la période pharaonique. Ses contemporains, tels Strabon ou Hérodote (qui confirme d’ailleurs l’origine strictement égyptienne de l’idée de l’immortalité des âmes humaines), nous aident à en savoir plus sur les sources africaines de son savoir.

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PLATON

2- Platon rattrapé par la vérité historique :

Ceux qui aiment la sagesse, devraient par-dessus tout, aimer la source de la sagesse. L’un ne va pas sans l’autre, mais pourtant....

On cherche à masquer l’initiation aux savoirs égyptiens de Platon, à travers ses relations avec Socrate. En effet, Platon fut aussi à ses premières heures un élève de Socrate (470 - 399 avant J. C.). Mais l’initiation même de Socrate aux savoirs égyptiens semble être un fait réel. En effet, la maïeutique (c’est à dire, l’art d’amener son interlocuteur à découvrir lui-même les réponses à ses questions et les vérités qu’il porte en lui sans le savoir) n’est autre que la méthode pédagogique employée par les prêtres nègres de Kemet, des siècles avant Socrate, pour former les jeunes esprits égyptiens.

Ceux-ci pouvaient aller jusqu’à faire douter leurs disciples pour leur démonter que certaines de leurs certitudes pouvaient aussi masquer des incertitudes. Socrate croyait aussi en l’immortalité des âmes. Hors Hérodote nous affirme que ce sont les Egyptiens qui ont enseigné cela aux Grecs. Enfin le jour de sa mort, Socrate demanda à sacrifier un coq à Asclépios qui n’est autre que l’appellation grecque du savant nègre égyptien divinisé Imhotep.

A vrai dire, le testament des grecs anciens dévoile que Platon a véritablement découvert ces notions philosophiques avec les prêtres nègres Seknuphis du temple d’Héliopolis (Iounou) et Conuphis du temple de Memphis (Men Nefer) en Egypte. Il a étudié pendant plus de 13 ans en Egypte dans le secret des temples égyptiens.

Son propre disciple, Hermodore a d’ailleurs avoué que son maître avait reçu les enseignements des plus hauts prêtres d’Héliopolis, chose confirmée encore par Strabon.

En effet, de retour de son périple en Egypte, le géographe grec Strabon (contemporain de Jésus) confirme d’une part, les 13 années d’apprentissage philosophique de Platon et d’Eudoxe en Egypte dans la ville d’Héliopolis et d’autre part, l’exploitation en Grèce du savoir égyptien [1] :

« Nous y avons vu des édifices consacrés jadis au logement des prêtres, mais ce n’est pas tout, on nous montra aussi la demeure de Platon et d’Eudoxe : car Eudoxe avait accompagné Platon jusqu’ici. Arrivés à Héliopolis, ils se fixèrent et tous deux vécurent là treize ans dans la société des prêtres (...) Ces prêtres, si profondément versés dans la connaissance des phénomènes célestes, étaient en même temps des gens mystérieux, très peu communicatifs, et ce n’est qu’à force de temps et d’adroits ménagements, qu’Eudoxe et Platon purent obtenir d’être initiés par eux à quelques-unes de leurs spéculations théoriques. Mais ces barbares en retinrent par devers eux, cachée, la meilleure part. Et si le monde leur doit de savoir aujourd’hui combien de fractions de jours il faut ajouter aux 365 jours pleins pour avoir une année complète, les Grecs ont ignoré la durée vraie de l’année et bien d’autres faits de même nature, jusqu’à ce que des traductions en langue grecque des mémoires des prêtres égyptiens aient répandu ces notions parmi les astronomes modernes, qui ont continué jusqu’à présent à puiser largement dans cette même source comme dans les écrits et observations des Chaldéens ».

Si Eudoxe avait pu faire appel à ses amis pour financer son voyage en Egypte, Plutarque nous apprend que Platon avait dû se transformer en commerçant [2] :

"Platon couvrit ses frais de voyage en vendant de l’huile en Egypte".

En fait, comme l’indique le professeur Abel Jeannière (Cf. Platon, édition Seuil), il a du en fait négocier des cargaisons d’huile produite par ses oliveraies. A ce propos, le professeur Godel, qui connaît les sources relatant l’initiation de Platon en Egypte, avoue que (Cf. Platon à Héliopolis d’Egypte, Paris, Belle lettres, 1956) :

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TEMPLE EGYPTIEN

« Si les guides du temps de Strabon purent montrer près du temple, la chambre où il (Platon) résida durant plusieurs années, c’est que le séjour lui en fut profitable. Les sanctuaires égyptiens disposaient depuis un siècle, d’interprètes attitrés pour converser avec les Grecs. On avait reçu, instruit et parfois initié des voyageurs de marque : Solon, Pythagore, Hérodote, Démocrite (...) A propos de l’enseignement du prêtre égyptien (Sechnouphis) on peut lire : Platon entend comme il entendait Socrate, son compagnon africain exalter la vie juste devant les perspectives de la mort (...) Si Platon parvint à s’entretenir avec les plus hauts dignitaires d’Héliopolis, comme l’a déclaré par écrit son disciple Hermodore, les communications qu’il reçut durent appartenir à ce fond commun parfaitement unifié. Les foyers d’Héliopolis offrait à un savant d’immenses ressources. A condition d’être agrée et d’inspirer confiance, il pouvait consulter par personne interposée des bibliothèques d’une valeur inestimable, un recueil d’observations astronomiques poursuivies durant des millénaires ».


Dans son ouvrage, "Traité sur Isis et Osiris", l’écrivain grec Plutarque (50 - 125 après J. C.) s’est attaché à prouver que Platon et beaucoup d’autres savants grecs, on étudié en Egypte auprès des savants nègres. Il prend à témoin tous les "Sages" de la Grèce, ce qui est tout à fait explicite :

« C’est ce qu’attestent unanimement les plus sages d’entre les Grecs, Solon, Thalès, Platon, Eudoxe, Pythagore et suivant quelques-uns, Lycurgue lui-même, qui voyagèrent en Egypte et y conférèrent avec les prêtres du pays. On dit qu’Eudoxe fut instruit par Conuphis de Memphis, Solon par Sonchis de saïs, Pythagore par Enuphis l’Héliopolitain . Pythagore surtout, plein d’admiration pour ces prêtres, à qui il avait inspiré le même sentiment, imita leur langage énigmatique et mystérieux et enveloppa ses dogmes du voile de l’allégorie. La plupart de ces préceptes ne diffèrent point de ce qu’on appelle en Egypte des hiéroglyphes. Tels sont ceux-ci : Ne mangez pas dans un char. Ne vous asseyez pas sur le boisseau. Ne plantez point de palmier. Ne remuez pas le feu avec l’épée dans votre maison. Je crois aussi que les pythagoriciens, en assignant à quelques-uns de leurs Dieux des nombres particuliers, à Apollon la monade, à Diane la dyade, à Minerve le septénaire et à Neptune le premier cube, ont voulu imiter ce qui se pratique ou ce qui est représenté dans les temples d’Egypte ».

Faisant une démonstration sur les réflexions spirituelles de Platon, Plutarque prouve que ce dernier a effectivement suivi l’enseignement des prêtres Egyptiens (cf. idem) :

"Je vais montrer la conformité du système philosophique de Platon avec la théologie des Egyptiens (...) Platon dit qu’elle (Isis, une divinité égyptienne majeure) est le récipient universel, la nourrice de tous les êtres".

La même constatation peut être appliquée à Eudoxe, puisque Plutarque ajoute :

"Eudoxe dit qu’Isis présidait à la tendresse".

Diodore de Sicile d’ailleurs a lui aussi confirmé les faits [3] :

"Lycurgue aussi, Platon, Solon ont inclus beaucoup de règles empruntées à L’Egypte dans leurs législations".

Nous avons dit au début que ce fut l’Egypte et non pas Socrate qui a véritablement marqué le parcours intellectuel de Platon. Il le dit lui-même d’ailleurs.

A travers une discussion sur la nature de l’ignorance originelle des Grecs vis à vis des sciences du nombre (mathématique), de la mesure (géométrie) et de l’astronomie, entre un vieillard athénien répondant à deux autres vieillards, le Crétois Clinias et le Lacédémonien Mégilles, Platon se dévoile avec une grande sincérité [4] :

"O cher Clinias, c’est tardivement qu’on m’a révélé à moi-même notre habituelle déficience à cet égard (...) J’eus honte non seulement pour moi-même mais pour toute la race hellène".

Dans le Timée, Platon qui aborde encore le voyage du législateur athénien Solon (homme d’état athénien, 640-558 avant J. C., qui est devenu l’un des sept sages de la Grèce) en Egypte, nous avoue lui-même encore que les prêtres Nègres considéraient les Grecs comme des esprits relativement enfantins, sans tradition historique [5] :

"Comme il (Solon) interrogeait un jour sur les antiquités les prêtres les plus versées en ces matières, il avait découvert que ni lui, ni aucun autre Grec ne savait pour ainsi dire à peu près rien sur de tels sujets (...) Il supplia les prêtres de lui exposer pas à pas et en détail tout ce qu’ils savaient de ses concitoyens d’autrefois".

Mais le professeur Cheikh Anta Diop reproche néanmoins aux Grecs leur absence d’honnêteté et de sincérité vis à vis de leur sources [6] :

« Nous savons aujourd’hui de façon presque certaine que Thalès de Milet, Pythagore de Samos, Archimède de Sicile, Platon, Solon, etc... ont été les élèves des prêtres égyptiens qui à cette époque même d’après Platon, considéraient les Grecs comme des esprits relativement enfantins. Or, il est remarquable qu’aucun des savants grecs ainsi formés en Egypte, Pythagore le fondateur de l’école mathématique grecque en particulier, n’ait songé à faire la part des choses entre ses propres découvertes et celles reçues d’Egypte. C’est d’autant plus inexplicable que Plutarque dans « Isis et Osiris » insiste sur le fait que parmi tous les savants grecs qui se sont initiés en Egypte, Pythagore est le plus aimé des Egyptiens, à cause de son esprit mystique. (...) Toutes les inventions mécaniques attribuées à Archimède présentent un caractère douteux : elles existaient en Egypte des millénaires avant la naissance d’Archimède. Les constructeurs des pyramides de l’ancien empire connaissaient le principe du levier ; ils employaient ce dernier de façon varié pour hisser des tonnes de pierres au sommet des pyramides en construction. Or, il est impossible de se servir d’un tel instrument sans associer tout de suite le rapport des masses et des distances, sans théoriser (...) Archimède aurait découvert la vis sans fin qui est à l’origine d’un immense progrès mécanique. Mais Diodore de Sicile est formel, Archimède n’a pu faire cette invention qu’après son voyage en Egypte où la vis hydraulique était déjà en usage et servait à pomper l’eau ».

Conclusion :

Les faits sont là ! Les connaissances de Platon, comme le confirme ses compatriotes Grecs, sont le résultats de son parcours initiatique en Egypte qui dura 13 années. Si les historiens occidentaux restent encore incapables d’en parler dignement par orgueil mal placé et réflexe idéologique racial, il reste néanmoins anormal que les panafricains continuent à ignorer ces faits  !

La vérité historique reste là, implacable, immuable et reste valable pour tous.

Reste que les panafricains doivent aujourd’hui en tenir compte dans leur système éducatif et valoriser comme il se doit, le génie africain. Toute attitude contraire revient à désavouer le principe de l’égalité intellectuelle entre les hommes.

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Références bibliographiques:

[1] Cf. Strabon, Géographie, livre XVII

[2] Cf. Solon 2

[3] Cf. Livre I

[4] CF. Platon, les Lois

[5] Platon, Timée, 21e, 22a et 23d.

[6] Cf. Cheikh Anta Diop, l’Unité culturelle de l’Afrique Noire, éd. Présence Africaine, P. 198

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