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Colloque International Kamit Menaibuc 2010

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 5 octobre 2006

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L’Affaire des momies royales : La vérité sur la reine AHMES- NEFERTARI

L’ouvrage qui dévoile la fourberie de l’égyptologue français, Gaston Maspero

L’Affaire des momies royales : La vérité sur la reine AHMES- NEFERTARI

Cet ouvrage écrit par le professeur Aboubacry Moussa Lam [1] est devenu un classique qui doit absolument figurer dans la bibliothèque de tout passionné d’histoire africaine qui se respecte.

Un peu comme une minutieuse enquête de police, il dévoile les manipulations et autres falsifications destinées à masquer l’origine africaine des Egyptiens anciens lors de l’exhumation des momies faites par les égyptologues occidentaux.

En effet, c’est Gaston Maspero [2] qui a identifié une grande partie des momies royales égyptiennes trouvées dans la cachette de Deir el-Bahari, située dans la Vallée des Rois, en Haute-Égypte.

Voici l’important passage qu’il consacra à la momie de la reine Ahmès - Nefertari [3] dans son fameux livre, Les momies royales de Deir el-Bahari :

"...On reconnut qu’elle était emmaillotée avec soin, mais le cadavre fut à peine exposé à l’air qu’il tomba littéralement en putréfaction et se mit à suinter un pus noirâtre d’une puanteur insupportable.

On constata que c’était une femme d’âge mûr et de taille moyenne appartenant à la race blanche. Les bandelettes ne portaient aucune trace d’écriture. C’était probablement la momie de Nofritari."

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GASTON MASPERO

Ce texte qui date de 1889 n’aurait peut-être pas attiré notre attention si, en 1904, c’est-à-dire quinze ans après Maspero, l’anthropologiste Ernest Chantre n’avait consacré à la momie de la même reine cet autre passage dans un livre portant sur les populations égyptiennes :

" La momie de cette reine qui fut la femme d’Ahmosis, le libérateur, et la mère d’Aménôthès Ier, était admirablement conservée ; la tête seule avait été dégagée de ses bandelettes.

Nofertari a été embaumée avec le plus grand soin, et il ne semble pas que l’on ait employé le bitume pour cette opération. Les traits de la physionomie sont peu altérés et montrent encore de la jeunesse.

Elle paraît avoir environ trente-cinq ans. La peau de son visage noircie par le temps, ne peut donner aucune indication sur son teint primitif qui - au dire des égyptologues - devait être brun, puisqu’on lui attribue une origine éthiopienne ... "

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AHMES NEFERTARI

Ces deux passages qui s’opposent comme le jour et la nuit présentent, dans toute sa nudité, "l’affaire" Ahmès - Nefertari et soulèvent nombre de questions : Ahmès - Nefertari était-elle noire ou blanche ?

Qui de Maspero ou de Chantre a examiné la vraie momie de la reine ? À la suite de quelles tribulations une momie presque détruite en 1885 a-t-elle pu être examinée de nouveau quinze ans plus tard ? A-t-on tenté de falsifier les faits et pour quelles raisons ?

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LA NEGRESSE AHMES NEFERTARI

Le livre écrit comme une enquête par la force des choses, tente d’apporter des réponses à ces interrogations qui, d’une manière générale, concernent l’ensemble des momies royales de l’Égypte pharaonique.

La reine Ahmès-Nefertari, fille de Seqenenrê et Ahotep, était aussi l’épouse du pharaon Ahmosis, le vainqueur des envahisseurs Hyksos. Ce couple royal inaugure la XVIIIème dynastie (vers 1550 av. J.C.).

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ABOUBACRY MOUSSA LAM

Le nom de la reine Ahmès-Nefertari et ses différentes graphies sont le reflet du rôle capital qu’elle a joué dans le redressement de l’Egypte. Le livre du professeur Lam fait une revue critique des interprétations proposées jusqu’ici par les égyptologues des variantes graphiques du nom Ahmès-Nefertari.

Il restitue, en ayant recours à la langue peule (le pulaar), à la culture négro-africaine en général ainsi qu’au contexte historique, le sens symbolique profond du nom de la reine Ahmès-Nefertari intimement associé à la notion de bienfaisance.

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LE CARTOUCHE DE LA REINE

- Ouvrage disponible sur menaibuc.com

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Références bibliographiques:

[1] Aboubacry Moussa Lam, égyptologue et professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Dakar

[2] Maspero Gaston, égyptologue français 1846-1916. Né d’un père italien réfugié en France, il fut naturalisé français très jeune. Il fut chargé d’un enseignement à l’École des hautes études dès 1869 et devient professeur au collège de France dès 1874. Appelé en Égypte en 1880, pour diriger la mission archéologique française, il succède presque immédiatement à Mariette à la direction du musée de Boulaq et dirige le service des antiquités de l’Égypte 1881 à 1886 puis de nouveau de 1899 à 1914. Ses découvertes, réalisations et publications sont innombrables : copiant les célèbres « textes des pyramides », il en donne aussitôt une traduction. Il participe à la fameuse découverte des momies royales de Deir el-Bahari, trace le plan de l’immense catalogue du musée du Caire, organise la première prospection archéologique de la Nubie, et organise, entre autre, les fouilles des pyramides de Gizeh et du temple de Louqsor. Membre de l’académie des Inscriptions, il en devient secrétaire perpétuel en 1914.

[3] Epouse du roi Ahmôsis (ou Ahmose), fondateur de la 18ème dynastie, Ahmès-Nefertari exerça une corégence auprès de son mari puis pendant la minorité de son fils Aménophis 1er. Première reine à assumer le rôle d’"épouse du dieu Amon", elle devint avec son fils la patronne de la nécropole thébaine et fut particulièrement vénérée à Deir el-Médineh. Ahmès-Néfertari, dont la momie porte de magnifiques tresses africaines, était vraissemblablement une ravissante kamite.

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