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Colloque International Kamit Menaibuc 2010

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 13 septembre 2005

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Paris a-t-elle un lien historique avec la déesse Isis ?

L’HISTORIOGRAPHIE DÉVOILE QU’IL EXISTE UN LIEN TRÈS ANCIEN ENTRE L’AFRIQUE NOIRE ET LA VILLE DE PARIS..

Paris a-t-elle un lien historique avec la déesse Isis ?

Que nous apprennent l’archéologie et les écrits anciens à propos de la diffusion de la culture africaine de la période pharaonique à travers le monde ?

En fait, ces données révèlent que durant l’antiquité avec le développement de la navigation et les échanges commerciaux autour de la Méditerranée, les populations méditerranéennes ont d’une part, favorisé l’installation de populations africaines (Egypte, Ethiopie, Phénicie/Canaan) sur leur sol, puis celles-ci ont progressivement adopté les croyances africaines et acquis des savoirs inconnus dans leur contrée (ex. constructions architecturales, fresques murales, cultes religieux, etc...).

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ISIS AFRICAINE ET SON FILS HORUS

Comme nous le confirme le professeur J. Vendyes [1] :

« Suivant Tacite (Germ. 9), une partie des Suèves, peuple germanique, sacrifiaient à Isis (déesse égyptienne) ; en fait, on a trouvé des inscriptions où Isis est associée à la ville de Noreia divinisée ; Noreia est aujourd’hui Neumarket en Styrie. Isis, Osiris, Sérapis, Anubis ont eu des autels à Fréjus, à Nîmes, à Arles, à Riez (Basses Alpes), à Parizet (Isère), à Manduel (Gard), à Boulogne (Haute Garonne), à Lyon, à Besançon, à Langres, à Soissons. Isis était honoré à Melun, à Sérapis, à York et à Brougham Castle, mais aussi en Pannonie et aussi dans le Norique ».

Ainsi, comme en témoigne J. Vendyes, les divinités nègro-africaines de l’Egypte anciennes (Osiris, Isis, Horus, Anubis, etc...) vont faire l’objet de cultes dans de nombreux lieux autour de la Méditerranée et des prêtres Africains vont même initier ces populations à leurs cultes.

Il est facile de le vérifier car une peinture exposée au musée de Naples (Cf. dessous) témoigne de ce fait. D’autre part, il ne faut pas oublier qu’Hérodote, le père de l’histoire, a confirmé que les prêtres africains anciens veillaient particulièrement au bon respect de ces cérémonies religieuses.

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CULTE D’ISIS ENSEIGNE AUX EUROPENS PAR DES PRETRES AFRICAINS
MUSEE DE NAPLES

L’origine de la tradition des Vierges noires, en mémoire à Isis la femme d’Osiris, doit donc remonter à cette même époque et ces cultes existent encore aujourd’hui en Europe où ils se poursuivent en hommage à la vierge Marie (France, Espagne...ex. La vierge de Guadalupe en Espagne).

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ISIS AFRICAINE PORTANT SON FILS

Ainsi, le nom même de la ville de Paris semble provenir de ce lien avec Isis. Le professeur Pierre Hubac qui reprend une certitude napoléonienne, ajoute d’ailleurs à ce propos [2] :

"Le nom même de Parisii pourrait bien signifier " Temple d’Isis", car il existait au bord du Nil une citée de ce nom et l’hiéroglyphe per figure sur l’enceinte d’un Temple de l’Oise".

En fait, comme le souligne le professeur Cheikh Anta Diop [3], les premiers habitants du lieu actuel où se trouvent Paris, la capitale de la France, portaient le nom de Parisii, sans raisons apparentes. Ces derniers avaient même tenté de résister aux troupes de César. Et il poursuit :

"Le culte d’Isis, comme on le voit, était très répandu en France, en particulier dans le Bassin Parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire « Maison d’Isis », car des dits temples étaient appelé en égyptien Per, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, comme en valaf actuel, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per-Isis, mot qui désigne effectivement des villes d’Egypte, comme le remarque Hubac" (d’après l’historien G. Maspéro).

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Références bibliographiques:

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