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par Doumbi-Fakoly © www.africamaat.com
Son dernier article: L’Islam est-il une religion (...)
Construire une conscience kamite
Elle consiste en la pratique d’une solidarité agissante entre tous les membres du groupe, en tout lieu et en tout temps...
En tout lieu et en tout temps, depuis qu’ils n’ont plus leur destinée en leurs propres mains, la femme kamite et son compagnon des millions d’années, sont devenus l’essuie-pieds de toutes les races issues d’une certaine humanité ; l’humanité adamique.
La couleur de peau de leur peuple est la première source où s’abreuve abondamment cette extraordinaire unanimité négrophobe d’inspiration biblique.
Et les divisions de ce peuple, écartelé entre divers univers culturels et religieux étrangers qui tuent pour survivre, sont le second foyer d’énergie qui vivifie le complot à son endroit.
A l’évidence, il n’est pas nécessaire de fréquenter une école de la raison raisonnante ni un centre de la raison intuitive, pour comprendre qu’en face de la conscience de race blanche, qui détermine l’attitude unanimiste de tous les enfants de l’humanité adamique vis-à-vis du peuple kamite, il est impératif pour ce dernier de construire, ici et maintenant, une conscience de race réelle et immédiatement opérationnelle.
Quand un peuple veut bâtir son unité, il recense tous les éléments qui justifient cette unité.
Notre origine commune et notre communauté de souffrances suffisent à elles seules pour nous imposer de passer à l’acte honorable et salutaire.
La détermination et la vigilance viendront alors à bout de toutes les manœuvres dilatoires mises en chantier par nos ennemis.
1- Notre origine commune.
Notre origine commune est clairement établie par la provenance de nos Ancêtres du même espace géographique et par les caractéristiques culturelles qu’ils nous ont léguées, même si une partie plus ou moins importante de ces particularités a été phagocitée, ici et là, par d’autres civilisations cannibales.
1-1-Une même Matrie.
Sous quelque latitude qu’ils puissent vivre aujourd’hui, la femme kamite et son compagnon des millions d’années, ne doivent jamais perdre de vue que leur Matrie première est l’Afrique ; c’est-à-dire Kamita.
C’est là qu’ont vu le jour celles et ceux dont ils descendent et qu’une partie de ces derniers à dû quitter, contraints et forcés.
La nature humaine a ceci de particulier qu’elle pousse toujours à opérer un retour aux sources, mentalement, culturellement, spirituellement ou physiquement lorsque les conditions du séjour à l’étranger deviennent invivables du fait du rejet de l’autre.
Voilà pourquoi, pour tous les Kamite, ce retour aux sources sécurisant et vivifiant doit avoir pour destination Kamita.
Car, Kamita est la seule source susceptible de calmer porter toutes les pulsions des cœurs kamite en détresse à travers le monde.
1-2- Un même Tronc Commun Humain et Culturel.
Qu’elles soient motivées par la recherche d’espace vital, par les catastrophes naturelles, par les conflits de générations, par les guerres, les migrations, à l’intérieur des frontières de Kamita, n’ont jamais eu raison des fondements culturels du Tronc Commun des sous-groupes concernés.
Car, tout au long de la vie du sous-groupe, une attention particulière a été observée pour répondre correctement à ces quelques questions que la Sagesse kamite conseille de se poser régulièrement lorsque l’on est loin des siens :
D’où venons-nous ? Pourquoi sommes-nous partis ? Pourquoi avons-nous choisi ce lieu d’installation ? Qui sommes-nous maintenant ?
L’objectif est de se rassurer, qu’à part quelques aménagements (comme l’abandon de la circoncision ou de l’excision, de la consommation rituelle de tel aliment introuvable au profit d’un autre, etc.) la fidélité à l’enseignement des Ancêtres est totale.
Voilà pourquoi, malgré, par exemple, le changement de nom [1] et/ou l’évolution de la langue [2] vers une autre langue , le Totem [3] , autour duquel s’organise une partie de la vie du Tronc Commun Culturel, est toujours présent.
Pour cette même raison, chez certains sous-groupes du peuple Kamite, au Sénégal (à l’ouest) et au Congo (au centre), il n’est pas rare de trouver les mêmes noms de famille [4].
Par ailleurs, la Tradition d’accueil à Kamita reposant, pour l’essentiel, sur la nécessité de maintenir l’harmonie de la création, dans la Paix, le bon voisinage, il est rare de trouver une famille qui ne compte en son sein plusieurs sous-groupes accueillis dans le cadre du mariage.
1-3- Quelques survivances du Tronc Commun Humain et Culturel chez les Kamito-descendants.
Ce qu’on ne répète pas assez c’est qu’il y a peu de familles qui sont restées à l’abri des razzias esclavagistes.
Cela signifie que chaque fois qu’ils sont en face les uns des autres, les Kamite et les Kamito-descendants ou ces derniers entre eux, tous doivent savoir qu’il y a de fortes chances pour que le même sang coule dans leurs veines.
L’exemple des arrière-grands-mères de l’actuelle Première Ministre de la Jamaïque, Portia Simpson-Miller, est assez instructif à ce sujet.
Elles étaient trois sœurs dont l’une a été déportée à la Jamaïque, la seconde à Cuba et la troisième au Brésil.
Malgré plus d’un siècle de métissage éventuel, le sang kamite qui irrigue les veines des descendants des trois Aïeules est le même que celui qui insuffle la vie aux descendants du reste de fratrie qui n’a pas quitté la terre natale.
Il est particulièrement instructif d’avoir toujours présent à l’esprit qu’au Brésil, comme à Haïti, le Vaudou, une autre branche de la spiritualité kamite, prouve, par sa présence incontournable, que les kamito-descendants sont bien restés fidèles à la Tradition ancestrale ; d’autant plus que, dans ces pays d’exil forcés, tous les esclaves n’étaient pas vaudouisants.
Seulement, les pratiquants des autres branches de la spiritualité kamite avaient vite compris que derrière des noms d’entités différents, ils rendaient tous hommage aux mêmes habitants de l’Invisible en tête desquels les Ancêtres bâtisseurs de la Tradition.
Si dans d’autres pays de déportation, les Kamito-descendants ne pensent plus comme plusieurs de leurs Ancêtres au suicide pour résussiter à Kamita, ils ont gardé de leur lointaine origine plusieurs souvenirs la musique (le Blues et le Gwa Ka, notamment), les spécialités culinaires (la soupe à Congo), les légendes, comme celle d’un équidé ou d’un bovidé dont les bruits de sabots nocturnes dans certaines rues de la Guadeloupe des anciennes générations rappellent étrangement ceux d’un cheval mythique qui résonnaient dans les quartiers de Dakar (Sénégal) et peut-être d’autres villes de Kamita d’avant le triomphe de l’urbanisme à l’occidentale.

2- Une Communauté de souffrances.
S’il y a une douloureuse réalité qui n’épargne aucun(e) Kamite au monde et que toutes les autres composantes de l’humanité se font un devoir sacré de lui rappeler, c’est bien sa mise à l’écart de la gestion des Affaires de l’humanité.
Les Kamite ne sont pas des acteurs, mais des sujets aussi bien chez eux à Kamita qu’en dehors de Kamita.
En tant que sujets, ils sont le marche-pieds de n’importe quel individu pourvu seulement que celui-ci ait la peau claire comme la neige ou le blanc cassé.
Les Kamite doivent cette situation misérable au mensonge du dieu de la Bible, l’Eternel, premier dieu négrophobe de l’histoire des hommes.
Depuis que ce Dieu, dans Genèse, Chapitre 9, Versets 25-27, a autorisé l’ivrogne Noé à maudire la descendance de son fils Cham, toute l’humanité adamique, qu’il a artificiellement créée, continue de prendre ce délire pour vérité absolue.
Voilà donc près de 3.000 ans que ce Dieu, à travers tous ses adeptes qui se diversifieront en Juifs, Chrétiens et Musulmans, insulte quotidiennement les Kamite.
S’ils n’ont pas retenu son enseignement dans leurs pratiques religieuses, les autres peuples à peau plus ou moins blanche (comme les Asiatiques, par exemple) se sont néanmoins laissé convaincre par sa négrophobie.
Aussi, après avoir justifié le double esclavage transsaharien et transatlantique, ainsi que la colonisation, le mensonge du Dieu de la Bible continue de nourrir la déraison de l’humanité adamique qui déverse sur le peuple kamite son mépris trois fois millénaire.
3- Les manœuvres dilatoires.
Les ennemis du peuple kamite de même que leurs relais kamite et kamito-descendants savent la puissance salvatrice d’une conscience de race dans le combat pour la réinstallation de notre peuple dans sa dignité.
Aussi, ont-ils conçu un argumentaire spécieux, multidirectionnel pour faire diversion.
3-1- Le monogénisme contre le polygénisme.
Pour les besoins de la cause, ils n’hésitent pas à reconnaître que Kamita est bien le berceau de la vraie humanité, que, par conséquent la Kamite et son compagnon des millions d’années sont bien les géniteurs de toutes les composantes de cette vraie et unique humanité.
Ils soutiennent, par opportunisme, qu’il n’y a qu’une seule race dont le gêne, le même, a été hérité par tous les peuples qui partagent la planète terre.
Pourtant, à longueur de journées, de semaines, de mois et d’années, leurs attitudes et comportements quotidiens sont dictés par leur foi aveugle en la thèse polygénique.
En effet, le gène ne pouvant se voir à l’œil nu, seul le phénotype, c’est-à-dire l’apparence physique et, donc, la couleur de peau s’impose à tous les sens des humains.
Voilà pourquoi, le peuple kamite est toujours méprisé sur toute la surface de la terre, même s’il est admis, ici et là, qu’il a transmis ses gènes à toutes les créatures pensantes et parlantes.
3-2- Les religions étrangères.
Imposées par la violence, la torture et le mensonge aux Kamite, les religions étrangères qui se partagent leur espace mental profitent, aujourd’hui, de leur ignorance et de leur peur des remises en question essentielles, pour perpétuer leur travail d’aliénation et de dépersonnalisation.
En effet, le Christianisme et l’Islam ont changé de stratégie.
L’incroyable démission des Etats africains, incapables d’assurer les besoins fondamentaux de leurs populations (éducation, santé, nourriture, logement), leur permet la mise en place d’une politique d’endormissement par le biais d’actions humanitaires hypocrites.
Tous les pays kamite du continent sont aujourd’hui envahis par des légions de prêcheurs kamite, chrétiens et musulmans, en mission commandée, les poches remplies d’argent corrompu et corrupteur.
Dans le même temps, d’autres légions kamite, également en « paix sainte », racolent d’autres kamite vivant dans les pays occidentaux.
Ces mêmes légions sont, à leur tour, grossies d’année en année par de nouveaux prêcheurs kamite, retournés par l’appât du gain et formés pour égarer leurs frères et sœurs.
3-3- Les nationalités préfabriquées.
Commencée dans la dernière décennie du 19ème siècle, la colonisation a pris fin au début de la seconde moitié du 20ème ; soit moins de soixante dix ans auxquels s’ajoute la durée de la néo-colonisation, toujours actuelle.
Voilà donc un peu plus d’un siècle que les Kamite du continent ont été répertoriés et emprisonnés, par les puissances coloniales et néo-coloniales, dans des nationalités humiliantes et aussi fictives que les frontières artificielles de leurs Etats, qui séparent des villages, voire des familles en deux ou trois.
L’objectif avoué des ennemis du peuple kamite est de lui faire croire que cette parenthèse de l’histoire, pourtant semblable à l’espace d’un instant sur l’échelle du temps, est plus significative que les millénaires de vie commune qui ont construit sa véritable identité.
Sur cet autre volet du vaste programme de division du peuple kamite, ses ennemis savent qu’ils peuvent compter sur ses fils allergiques à tout effort de prise de conscience historique.
La fierté et l’acharnement de ces derniers à vouloir conjuguer la vie du peuple kamite aux modes et aux temps des poussières d’Etats kamite insignifiantes sur la scène internationale, sont aussi une garantie du succès de la politique d’égarement concoctée par nos ennemis.
3-4- La zizanie entre les kamito-descendants et les Kamite.
Le douloureux thème de l’esclavage est l’instrument de division favori pour semer la zizanie entre les kamito-descendants et leurs frères et sœurs du continent-mère.
Avec la mauvaise foi manifeste qui les caractérise, les ennemis du peuple kamite soutiennent mordicus que les Ancêtres des derniers ont vendu les Ancêtres des premiers.
Ils savent pertinemment que les uns et les autres ont les mêmes Ancêtres ; mais qu’importe !
Néanmoins pareille affirmation si légère est facilement mise en pièces par la pratique de la Vision kamite du Monde.
En effet, il n’existe dans une aucune langue kamite originelle un seul mot qui signifie esclavage ; or le propre d’une langue est de toujours nommer une réalité qu’elle vit.
C’est aussi grâce à la pratique de cette Vision du Monde que nulle part sur son sol et en aucun moment de son parcours historique, le peuple kamite n’a construit la moindre prison, n’a pratiqué la moindre dictature, la moindre torture, la moindre discrimination envers l’une quelconque de ses composantes.
Par ailleurs, aucun peuple, à commencer par le peuple kamite, géniteur de l’humanité dans son entier, n’a perdu la tête au point de se débarrasser de sa jeunesse qui garantit sa vitalité et son existence en tant que peuple.
La farouche résistance opposée à la conquête coloniale par le peuple kamite prouve, s’il en était encore besoin, que malgré la grande saignée que lui a infligée l’esclavage transsaharien et transatlantique, il a su et il a pu, sauver, protéger et conserver une partie importante de sa jeunesse.
C’est malheureusement faute d’avoir cherché les véritables raisons de leur départ forcé de la terre-mère que beaucoup de kamito-descendants sont encore sensibles aux manœuvres dilatoires qui s’érigent en obstacles devant nos retrouvailles réconciliées.
4- Il faut construire une conscience kamite.
La conscience de race est la conviction d’appartenir à un groupe humain précis caractérisé par ses particularités physiques d’abord, culturelles, spirituelles ensuite.
Elle consiste en la pratique d’une solidarité agissante entre tous les membres du groupe, en tout lieu et en tout temps ; particulièrement au moment d’événements dramatiques comme ceux subis par le peuple kamite depuis une éternité déjà.
Sa manifestation déterminée n’est pas le racisme ni le rejet d’une composante quelconque de l’humanité.
Mais là ou elle fait défaut, elle laisse libre cours au développement de la déraison humaine qui discrimine et humilie le groupe racial le moins organisé ; comme c’est le cas du peuple kamite depuis une éternité déjà.
Force est de reconnaître que toute la race blanche a facilement oublié ses nuances de couleur, ses différences culturelles et spirituelles pour se liguer contre la race noire aux seules fins de valider le délire négrophobe du Dieu de la Bible.
Notre peuple n’a donc pas le choix.
C’est autour de la couleur de notre peau que nous devons nous retrouver.
Elle est la cause première de la place de parias que l’humanité adamique envisage de nous réserver pour l’éternité.
Elle est aussi l’élément le plus visible et le plus incontestable de notre identité commune.
Elle symbolise notre communauté de destin.
Le Grand Rassemblement Unitaire auquel elle nous invite mérite que nous taisions nos divergences, si fondées soient-elles, et nos divisions suggérées et entretenues par nos ennemis.
L’heure est grave !
Plus que jamais la Solidarité Agissante, dans le cadre d’une Union Sacrée de notre peuple, est impérative pour le sortir de la situation misérable et méprisable dans laquelle il est maintenu.
[1] Sangaré = Sankara = Shagari ; N’Diaye = Diatta = Diarra, etc.
[2] Le Bamana, le Socé, le Walaf, etc.
[3] Le Totem est un animal avec lequel une alliance mystique est conclue, dans des circonstances particulières, généralement par les Ancêtres Primordiaux.
[4] Ngoma, Ngom, Mbo, Dia, Mbengue, etc.
Commentaires
- 7/01/2010 23:28 par Berry
- 20/03/2008 21:25 par motobinam
- 5/10/2007 11:17 par Alex
- 16/08/2007 18:52 par Oniocha
- 12/08/2007 06:43 par Renoidu971
- 12/08/2007 02:38 par Eyesesso
- 3/08/2007 18:12 par Oniocha
- 2/08/2007 04:31 par eyesesso
- 1er/08/2007 22:44 par Oniocha
- 1er/08/2007 22:14 par Oniocha











